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Voici la liste des matériels que nous testons actuellement et qui fera l'objet d'un article dans les mois qui viennent.

Veste Warmit II (CimAlp)

CimAlp réactualise sa veste Warmit en 3D-Flex, un tissu très extensible "en trois dimensions". La nouveauté est l'adjonction de fibres de polyamides 6.6 plus résistantes aux frottements.

J'utilise la Warmit de façon assidue depuis 4 ans, en été comme vêtement de sécurité, en hiver comme couche thermique. En escalade, je la trouve particulièrement agréable et protectrice.
Le 3D-Flex est assez dense et confortable, thermique, polyvalent et très résistant. Comme on peut le voir dans nombre de mes vidéos, je l'ai utilisé dans mes tests de duvets, en deuxième peau. Pour moi, l'utilisation de cette veste a sonné la fin de "l'ère polaire". Je l'ai souvent portée dans mes parcours urbains et même sur certains chantiers de bricolage, à cause de son confort assez douillet.
Voilà un vêtement dont je peux parler de la longévité; après mains lavages à 40° la veste est restée de très bonne tenue. Au niveau des épaules, le tissu n'a pas du tout souffert des nombreuses journées passées sous les bretelles des sacs à dos. Après 4 années d'utilisation intensive, le tissu s'est à peine distendu aux poignets mais les coutures ont remarquablement bien tenues. Les poches intérieures ne se sont pas évasées, les zips ont toujours bien fonctionné, sans accrocher.
Seul défaut que je lui ai trouvé: la relative dureté des zips des poches latérales qui oblige à une manipulation à deux mains pour maintenir le tissu pendant l'ouverture ou la fermeture. Le Zip central lui est impeccable.

Elle est proposée à 60€, un prix que je trouve intéressant pour un vêtement qui s'avère vraiment durable en utilisation correcte. Ok cela reste un tissu monocouche, moins élaboré que les dernières vestes multicouches testées qui sont plus techniques, mais ce 3D-Flex me semble être une réussite et mérite que l'on s'y intéresse. En utilisation prolongée il ne m'a pas vraiment gêné au niveau des odeurs, et il passe très facilement , sans prise de tête à la machine. Son temps de séchage est très intéressant, surtout au vue de sa densité.

Données fabricant:
- Poids: 348g en M. Sur ma balance 456g en L
- 2 poches cotées zippées
- Extensibilité maximale pour accompagner le mouvement dans toutes vos activités
- Effet isolant pour protéger encore plus et garder la chaleur du corps.
- Respirabilité maximum: transfert l'humidité de la transpiration vers l'extérieur pour rester au sec pendant et après l'effort et maintenir une isolation parfaite



Trek 700 (Forclaz)

Voila une chaussure de rando/trek qui a l'air bien dimensionnée. Une grosse semelle Vibram, un parre-pierre intégral, et une membrane (noname) pour 130€, c'est motivant à tester.

Je cherche en effet les meilleurs matériels, cela veut dire aussi, et surtout, les meilleurs rapports qualité/prix. C'est pourquoi il faut parfois s'éloigner des marques pour voir ce que produit Décathlon, que l'on associera, sans que cela soit péjoratif, à de la grande distribution. Un produit qui sur le papier rassemble assez de promesses, pour un prix nettement inférieur au standard proposé par les marques, il faut voir ce que cela donne sur le terrain!.

Le chaussant est plutôt étroit, et j'aurais tendance à dire que ce n'est pas malheureux car les tenants historiques des chaussures à pieds fins (La Sportiva, Asolo & co) font maintenant dans le pied moyen voir étonnamment large...
La semelle intérieur est plutôt "cheap", un peu feutrée sur le dessous, certainement pour gagner en résistance thermique.
Une sangle vient parfaire le serrage des lacets sur le coup de pied.

Test raquettes - 2 jours en rando hivernale d'altitude, sur le versant italien des Alpes du Sud. Des conditions déjà sévères avec des alternances d'accumulations de neiges diverses et de zones soufflées en altitude. Des températures négatives avec du vent le premier jour, pour du -5° ressenties. Pas de vent le deuxième jour mais un parcours à l'ombre le matin et plus technique avec des traversées délicates et des pentes soutenues à remonter en neige profonde.

Confort: Sur les premières longueurs, je sens un frottement au talon, mais cela ne dure pas. La chaussure s'assouplit et se fait très vite à mon pied. Après les 20 premières minutes de marche, tout rentre dans l'ordre et le confort est au rendez vous. C'est particulièrement important en raquettes où les positions de pied sont soumises à quelques exigences. Dans cette configuration, je n'ai pas pu tester l'amorti, mais je vois dès la fin de la première journée que la semelle intérieure est déjà bien marquée. Elle est nettement insuffisante pour des randos soutenues. C'est habituel chez la plupart des fabricants. On trouvera facilement dans le commerce des semelles amortissantes. Pour le moment je n'ai pas trouvé un grand intérêt à la sangle de cou de pied. A suivre...

Thermicité: c'est plutôt correct sans être génial. J'ai eu à peine froid le premier jour avec les semelles intérieur d'origine et des chaussettes moyennement chaudes. Enfilées froides au petit matin du deuxième jour (de -5° à 0°C au bivouac), mais avec des chaussettes nettement plus dimensionnées, j'ai été à l'aise et en bénéficiant d'un large confort supplémentaire grâce aux bouclettes. La Trek 700 peut à mon avis tout à fait convenir pour des randonnées hivernales sérieuses avec de bonnes chaussettes et de bonnes semelles intérieures. J'aurais tendance à dire que sa thermicité est comparables à celle des standards de sa catégorie: à l'aise de 0 à -5°C selon la frilosité du randonneur, et possible jusqu'à -10° mini EN MOUVEMENT avec une grosse semelle et de bonnes chaussettes. Pour un randonneur plutôt frileux (comme moi) je vois les -5°C comme une limite confort.

Rigidité/technicité: Bien que la Trek 700 n'ait pas la vocation d'une grimpeuse, je l'ai rapidement testée sur du rocher. La semelle tient bien mais la chaussure se plie au centre, c'est la souplesse d'une chaussure de rando/trek... Par contre le l'ai trouvée très bien en descente d'un petit couloir de neige. Assez rigide pour frapper en pointe et tenir dans la pente. A suivre...

Bâtons T3 alu (Guidetti)

Après le test de l'Autolight 140 que j'avais trouvé intéressant, voici un autre bâton de la marque Guidetti en aluminium 3 brins, équipé du système Easy Lock.

Il a l'air facile à régler et à verrouiller grâce à une molette de serrage. Avec sa composition en aluminium "ultra tech", je l'espère technique et résistant. Pourquoi l'avoir choisi pour une série de tests?: une dragonne que je trouve simple et confortable, et surtout, une poignée molletonnée qui descend sur le manche, ce qui est appréciable en traversée de pente raide l'hiver.
Poids sur ma balance: 252 grammes le bâton sans rondelle. Vendu par paire 70€. Conçu et fabriqué en France à Grenoble. Garantie à vie Guidetti.

Test en rando raquettes: J'ai trouvé le T3 alu léger et agréable d'utilisation. Le dessous de poignée molletonnée est évidemment un plus pour les pentes de neige en traversée. Si cette zone descendait encore de 10 centimètres, ce serait encore mieux. Le système Easy Lock est plus recommandé que le vissage car le risque de blocage par températures négatives est minime. Par contre il faut régler les serrages assez fort pour éviter qu'ils se relâchent dans l'action. Durant cette virée de deux jours, je les ai finalement serrés au max.
Le réglage des dragonnes est simple, c'est un point que j'apprécie particulièrement pour l'hiver où je passe facilement des sous-gants aux moufles, ce qui demande deux fois plus d'ouverture pour la dragonne. La manipulation se faisant en conditions froides, un réglage facile est très appréciable.

Le T3 Alu est livré avec un embout bitume, une petite rondelle et une "grande" rondelle plastique de 9 cm de diamètre. Je trouve cela trop juste pour les neiges profondes. Je demande à la marque si il y a possibilité d'en adjoindre une plus grosse. Comme souvent, ces rondelles sont plus faciles à enfiler qu'à retirer.


Chaussettes anti-tiques (Labonal)

Cette année pour la première fois depuis plus de 40 ans , je me suis coltiné une de ces horribles bestioles suceuses de sang et transmetteuses de vilaines maladies. Je n'ai pourtant pas une peau qui les attire, à contrario de ma femme pour qui elles ont une addiction au moins aussi forte que la mienne;-). La multiplication des cas de maladie de Lyme est une dure réalité. J'ai appris et découvert que certains fabricants se lançaient dans la recherche de textiles à traitement répulsif contre les insectes et particulièrement les tiques qui sont particulièrement dangereuses.

Voici donc les chaussettes LABONAL anti-tiques que je testerai particulièrement au printemps au moment ou les acariens sortent de leur tanière et attendent leurs proies (vous et moi). j'enverrai ma "crapule" en première ligne, c'est mon meilleur appât...

Données fabricant: LABONAL conçoit et fabrique ses chaussettes en France depuis 1924. Ce produit est particulièrement adapté à la lutte contre les piqûres de tiques. D’abord, ces chaussettes assurent une protection du bas des jambes. Cette partie du corps constitue la principale source d’accès à la peau des hommes. Ensuite, un principe actif contenu dans les chaussettes même repousse les tiques et agit sur leur odorat et leur système nerveux. Les tiques sont alors déboussolées, elles ne s’accrochent plus et ne sont plus en mesure de se fixer à la peau.
La chaussettes Anti-Tiques s’appuie sur un principe actif chimique qui garantit des effets durables. La résistance aux lavages est ainsi assurée au-delà même de la durée de vie de la chaussette. Ses composants ont été testés par un Laboratoire indépendant agrée par le Ministère de la Recherche qui n’a mis en évidence aucun effet secondaire irritant ou sensibilisant (traité avec de la perméthrine, peut provoquer une allergie cutanée). Quant au principe actif lui-même, il est certifié Œko-Tex® et recommandé par l’O.M.S. dans le cadre de la lutte contre les maladies vectorielles.
Semelle bouclette. Sans couture. 57% POLYESTER COOLMAX® - 17% COTON - 17% POLYAMIDE - 8% POLYPROPYLÈNE VIAFIL® - 1% ELASTHANNE.
Prix: 28.60€

Stimium récupération MC3

Avec la cinquantaine passée, les activités en montagne ne se font plus sur le même tempo. Ce n'est pas que l'on a plus la pêche mais la vitalité est différente. Pas mal de petits ennuis ou de vrais bobos viennent contrarier les performances, c'est vrai. Mais en général on y peut pas grand chose il faut faire avec. Concernant la vitalité, plus longue au démarrage, le principal effet de la "vieillure" se vérifie pour moi sur le temps de récupération. L'élimination des toxines et la récupération sont nettement plus longues et plus compliquées. C'est pourquoi il m'a semblé intéressant de tester les compléments alimentaires susceptibles de donner un bon coup de pouce à l'organisme, avec un espoir non dissimulé d'une nette amélioration pour "recoller" à des niveaux de performances qui permettent encore d'envisager des courses de bon niveau. Les tests auront lieux sur des sorties un peu engagées de plusieurs jours. A suivre...
Données fabricants: Stimium® Récupération MC3 est le gel oral indispensable pour améliorer ses performances en gérant au mieux sa fatigue et en favorisant ainsi sa récupération.
Cette nouvelle version, composée de malate de citrulline et de magnésium, permet aux sportifs de gérer encore plus efficacement leur état de fatigue.
Réduit la fatigue
Épure les déchets toxiques
Accélère la production d’énergie

Préconisations: prendre 4 sitcks (sachets) par jours. Se prend directement avec ou sans dilution, c'est une gelée au goût acidulé agréable (arôme cranberry).
Apport pour 4 sticks par jour: 250mg de Magnésium et 3.6 g de Malate de Citruline

Premier test sur une sortie hivernale de deux jours en altitude, de 6 à 7 heures par jour d'efforts variés avec quelques montées cardio dans la profonde, avec un sac de bivouac et les raquettes. Les dénivelés n'étaient pas énormes, mais l'itinéraire sauvage a du être entièrement tracé dans de la neige de début d'hiver, sans sous-couche.  J'ai commencé à prendre mes sticks 3 jours avant, puis 4 par jours pendant la sortie.
Résultat très positif: j'ai bien carburé dès le premier jour et malgré une belle caillante au bivouac, j'étais encore plus en forme le deuxième jour. Evidemment lorsque je suis en forme, je considère cela comme "normal", j'enchaine sans me poser de question. C'est lorsque je patine et que la carburation s'essouffle dès les 2400m d'altitude que je considère que je ne suis pas en forme. Pour ce test, je n'ai pas eu de baisse de régime durant les deux jours avec un passage à 2700m et des conditions parfois froides. C'est vraiment mieux que ce que j'ai pu observer durant mes dernières sorties. J'ai trouvé une meilleure énergie en altitude et une ventilation plus efficace. J'attendais les effets du traitement le surlendemain de la sortie, en général le moment où le général accuse le coup et qu'il faut reprendre les activités. C'est aujourd'hui, le jour où j'écris ces lignes. Et bien je ressens une légère fatigue générale mais le mental est prêt à repartir dès que possible. Dans l'ensemble j'ai perdu 10 ans... ;-)

Talus II (Sea to Summit)

Les tests de duvets 3/4 saisons continuent. De vrais tests en situation, c'est à dire là où l'on va pousser le matériel (et parfois aussi le bonhomme qui est dedans) dans ses limites. Pour multiplier les expériences en conditions variées avec le produit, je ne teste qu'un sac de couchage par saison, et souvent par an.
Cette année, je reviens sur la marque australienne Sea to Summit avec un sac de couchage en duvet de canard traité dry et au gonflant mesuré à 750+. Il a l'air solide et va partir pour les bivouacs sauvages de cette fin de saison et de cet hiver dans les Alpes du sud.

Voici les données fabricant: Sac de couchage 3 saisons
Garnissage duvet de canard Cuin ULTRA-DRY Down 750+ cuin
S : 520g - M : 550g - L : 600g
Poids total S : 995g - M : 1045g - L : 1135g
Température confort -3°C - Temp confort limite -10°C - Temp extrême -28°C
Taille S: personne mesurant jusqu'à 170 cm - M: de 170 à 183 cm - L: 183 à 195 cm
Dimension compressée: 8,9 litres
Tissu extérieur: 2D NanoShell imperméabilité 1000 mm et respirabilité 7500g/m2/24h
Tissu intérieur: Polyester 20D ultra doux
Livré avec une housse de rangement et une housse de compression.
Prix: 359€
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Tout de suite au déballage, j'apprécie les "accessoires" de la marque: un sac de compression de bonne facture (j'y reviendrai plus tard) et un sac de rangement avec deux dimensions possibles, pratique selon la place dont on dispose pour entreposer le duvet.
Sur ma balance, l'ensemble sac de couchage + sac de compression affiche davantage que les données fabricant: en grande taille (L), je vois 1330 g sur ma balance, soit 1252g pour le sac de couchage (600 g de garnissage) et 78 g pour le sac de compression.

Doudoune Stretchdown DS (Mountain Hardwear)



La doudoune StretchDown DS Hooded Jacket de Mountain Hardwear est une doudoune à capuche de dernière génération utilisant des bandes thermocollées afin d'éviter toutes coutures traversantes générant des ponts thermiques.
Tissu intérieur et extérieur 100% stretch pour donner plus de liberté de mouvement de de confort
Plumes et duvet d'oie certifiées R.D.S. (800 Fill Power US = 700 Cuin Europe) de type 90/10 ayant subit un traitement d'imperméabilisation NIKWAX, sans fluorine.
Tissu : 30 Deniers 100% Nylon
Poches : 2 poches chauffe-mains + 1 poche poitrine zippée + 2 poches intérieures (gants, masque de ski).
Longueur du dos : 70cm
Coupe : Active Fit (près du corps)
Poids : 547g - 578 grammes vérifiés en taille L sur ma balance. Existe avec ou sans capuche.
Prix de 300 à 330€



Voici une doudoune en duvet de Mountain Hardwear qui a l'air intéressante avec un garnissage conséquent, et un tissu strech et qui a l'air costaud. Les cloisonnements sont nombreux et sans coutures. Une veste qui semble donc à la fois chaude et capable d'évoluer sans protection dans des ambiances hivernales. A tester cet automne/ hiver en altitude...
Difficile de trouver en ligne le poids du garnissage, et pourtant c'est une donnée importante qui donne une idée de la thermicité du vêtement. J'ai finalement contacté le SAV de Mountain Hardwear qui m'a répondu avec célérité.
Le poids de duvet 750+ dans la taille S est de 135,4 grammes, c'est précis!. En taille M, c'est 150 grammes de duvet, et en L , 156,6 grammes. A titre de comparaison, les grosses doudounes de Valandré, comme la Bifrost contiennent 252g (M) de duvet 800+ et la Immelman 354 g (M).

Début Octobre 2017:
Test en alpinisme d'automne. Dès le premier soir, je teste la Stretchdown sur une petite aiguille de granite à proximité du refuge. La densité thermique, assez discrète au repos, se révèle rapidement et j'explose de chaleur sous le vêtement après une quinzaine de mouvements. Il fait encore trop chaud pour tester une doudoune... Le deuxième jour sera différent, sur des arêtes à plus de 3000m, avec un vent du nord soutenu et chargé de cristaux, je ressentirais mieux l'impact thermique et le winstop du vêtement. L'étirabilité est bien présente, tout en restant discrète. C'est à mon avis ce qu'il faut pour un vêtement en duvet qui se porte en dernière couche.
C'est une veste avec pas mal de densité, mais confortable, et permettant des mouvements de grimpe fluides.
Si on porte la Stretchdown en dernière couche, sans hardshell, en conditions sévères, une cagoule sera nécessaire contrer les entrées d'air froid dans la capuche; ou si les conditions sont acceptables, un seul tour de cou pour protéger le bas du visage.
La capuche est en effet non réglable et de dimension compatible avec le port d'un casque (plutôt petit). J'y trouve une logique: on sera à l'aise dans la doudoune en conditions froides avec un vent modéré. En conditions vraiment difficiles, une hardshell sera nécessaire et viendra protéger le visage et renforcera le windstop.
L'équipement de la veste me séduit: d'abord les deux poches "réchauffe mains", faciles à utiliser et efficaces avec ou sans gants. Une poche de poitrine et deux poches internes sans fermetures en complément.
En bref, un vêtement motivant. L'hiver approche, je sens que la Stretchdown va être de sortie!
Fin octobre: rando d'exploration sur une face nord avec une nuit en refuge à 2200m. Début de nuit avec la doudoune qui apporte un effet "bibendum" intéressant. Dans les creux de vallée le matin, je monte avec la Stretchdown sous le sac à dos, sans problème. Avec des températures autour de 0°, voir un peu moins, la veste en duvet se supporte et permet un bon confort thermique. Visiblement elle n'a pas l'air de trop craindre les bretelles du sac à dos.
Fin novembre: première hivernale de la saison avec une virée sur deux jour au bivouac Bonelli et sur la tête de l'Alp. Températures négatives avec du vent le premier jour, je n'ai pas quitté la Stretchdown, même si je l'ai ouverte dans certaines montées. Une longue journée intéressante pour juger de la thermicité mais surtout de la respirabilité dela veste Stretchdown. La veste est dense mais respire bien, la première couche n'est pas trempée dans l'effort. Notre bivouac, le refuge Bonelli (2330m) est une glacière dans un fond de cirque vite à l'ombre; -5°c pour nous accueillir. J'avais fait le pari de dormir sans sac de couchage, juste avec la Stretchdown et des couvertures sur les jambes. C'est ce qui a pu être réalisé, au final assez bien, mais je n'ai pu me réchauffer les pieds durant des heures. La veste fait sont boulot thermique, avec un bonnet sous la capuche et un tour de cou, mais ne génère pas assez de chaleur pour réchauffer les extrémités. Il faut dire que nous n'avons pas pu ouvrir les bouteilles de gaz du refuge (manettes gelées). De ce fait je n'ai pu boire une grande boisson chaude en arrivant, ce qui contrecarre toujours assez bien l'inévitable refroidissement après l'effort. Bref, même avec un milieu et une fin de nuit confortable, si c'était à refaire, je prendrai un petit sac de couchage.
 

TRex lacets (Boldrini)

Avec mes pieds qui souffrent après 35 ans de pratique, je ne cherche plus uniquement la performance mais un compromis confort-technicité qui ne sollicite pas trop l'articulation du gros orteil. Je teste un tas de chaussons au Vieux Campeur en espérant un chausson assez rigide pour soutenir mes articulations sur des appuis en pointe, et assez confortable pour les grandes voies qui sont désormais mes lieux de prédilections. Après moult essais, j'enfile une paire de TRex et sens que la tige colle bien à mon pied fin. Sur le mini-mur, en pointe, je vois que la voute plantaire participe à l'effort et que celui-ci est assez réparti sur l'ensemble du pied. Le chausson n'est pas trop cher (78€) et je l'embarque pour un essai. Sur les indications d'une grimpeuse essayeuse à côté de moi je prends ma pointure car le chausson est réputé pour ne pas bouger. Je dois dire qu'une simple demi-pointure de moins devient difficile à gérer.

Et bien en fait ça commence en salle, vu la météo... Deux heures et demi de tests en ambiance très verticale sur les prises artificielles. Le TRex lacets s'enfile facilement et le serrage des lacets est présent en pointe, plus espacé sur le coup de pied qui se règle rapidement. Le chausson est confortable. J'ai pour ce premier test juste un peu mal à mon pied le plus fort, que je dois enlever entre deux voies. Dans l'ensemble il enserre bien mon pied sans le blesser. C'est plutôt souple mais l'ensemble du pied travaille sur un appui frontal et je n'ai pas eu trop mal aux arpions le lendemain, contrairement à ce qui se passe avec des chaussons souples lorsque je dois forcer. La précision me semble bonne. Le chaussant semble convenir aux pieds médium et fin.

Test en grande voie, type "montagne": Le TRex n'est pas une pantoufle et je termine les trois heures de grimpe avec un mal aux pieds certain. Mais je ne perd pas de vue que le chausson est encore neuf.
Question technicité, rien à dire. Les positions frontales pour rechercher l'adhérence sont faciles. C'est assez souple pour bien adhérer.
Les prises de carre m'ont semblé bonnes sans être extraordinaires, mais je vérifierai ça dans des passages plus techniques.

Freney GTX (Asolo)

En 2015, Asolo a sorti la Freney GTX, une semi-auto pour l'alpinisme estivale. Très légère, elle représente une alternative à la Trango S EVO. Sera-telle aussi confortable? aussi précise en rocher, mais plus thermique et plus résistante? Ce serait alors le must de sa catégorie, même si le prix affiché (330€) en fait un modèle haut de gamme envers lequel bien des exigences seraient justifiées.

Données fabricant: Nouveau chaussant spécifique aux chaussures semi-automatiques; de la forme de pied jusqu'au bloc semelle, en passant par la coupe et le flex de la tige, tout est pensé pour que la chaussure soit parfaitement ajustée, et adaptée à la pratique. Un rapport poids/robustesse inégalé dans sa catégorie grâce aux matériaux (carbone) et au renfort latéral intérieur.
Résultat: confort extrême, longévité, protection du pied.

. Tige: microfibre et nylon haute ténacité, Schoeller, intérieur mousse moulée ergonomiquement
. Doublure: Gore Tex insulated comfort
. Bloc semelle: fait de 4 densités - PU, TPU, couche microporeuse et caoutchouc moulés -, d'une intercalaire en EVA et fibre de carbone et d'un élément supplémentaire autour du talon en TPU => protection, maintien anti-torsions et isolation thermique
Semelle Vibram Mulaz avec plots de relances, climbing zone, plots de freinage et canaux d'évacuation des débris et agglomérats.

Poids : 1,28kg
Prix public : 330€

Les tests:

Au premier abord, c'est une chaussure assez rigide, avec un pare-pierre complet. Un haut de tige assez protecteur pour la cheville mais avec beaucoup de souplesse et de flexibilité.
Taille et chaussant: La Freney affiche un chaussant médium, qui convient pour des pieds standards. Question taille, prendre sa pointure normale en chaussure de ville (indication qui ne dispense pas d'un essai).

Test en alpinisme de printemps sur des terrains variés: montée en refuge avec plusieurs traversées de torrents, alpages, pentes de neige, couloir de neige, escalade mixte en face nord, descente en neige chaude et long retour dans la vallée. Au total, 3800m de D+ et - avec un sac de14kg pour ce premier banc d'essai très complet.

Je n'ai pas éprouvé de point douloureux ni d'ampoule. Dans la partie alpinisme, la Freney s'est révélée très confortable. Je les ai resserrées et trouvé de très bonnes sensations tout en douceur et en fermeté.

Au niveau thermicité, juste une sensation de fraîcheur, mais pas de défaillance. Ce point sera approfondi par des tests en plus haute altitude.

Aucune défaillance non plus en matière d'imperméabilité, avec une descente de 2 heures dans de la neige très mole, et une remontée à un col où j'enfonçais au genou.

Arrivé au parking, je scrute la semelle qui n'affiche aucune trace prématurée d'usure.

Autre test en alpinisme: Une course de neige en mauvaises conditions durant laquelle la chaussure a été mise à contribution. Comme les autres modèles dans cette épreuve, elle n'a pas résisté à un brassage en règle (jusqu'à l'aine à la descente dans des pentes de 35°). Nous avions tous les pieds trempés quelque soient les modèles de chaussure utilisé. Ce qui est intéressant c'est que la fin de la descente, après le refuge, a été confortable, même avec les chaussettes mouillées.

Au niveau thermicité, avec des chaussettes moyennes, j'ai eu une petite sensation de froid dans un couloir entre 2800 et 3200m. Quelques mouvements d'orteils ont suffi pour rétablir le confort, mais ce point sera à surveiller par conditions plus sévères.
Les débuts des premières traces d'usure du bout de la semelle apparaissent après ces 8000m de dénivelés cumulés.

On enchaine avec une classique des Écrins, une course mixte neige et rocher. La Freney se comporte bien dans ces deux registres. Bien sur le caillou grâce à sa légèreté, sa précision sur les petites prises et son accroche satisfaisante en général. Rien à lui reprocher non plus dans la neige. Sa thermicité me semble très convenable pour une chaussure légère. Avec des chaussettes délibérément sous-dimensionnées pour une course d'altitude, j'ai eu juste une sensation de frais au levé du jour. Brasser dans la neige chaude n'a pas eu de mauvaises conséquences, je suis rentré les pieds secs. Par contre l'usure du bout de la semelle semble s'accélérer.

On continue avec une course rocheuse déjà d'envergure et 2200m de D+et D- supplémentaires. La chaussure va bien par sa légèreté. Mieux pour moi en neige raide qu'en rocher car le chaussant est un peu large devant pour mes pieds. Du coup ça bouge un peu sur les appuis finaux et ça me fait gamberger. Le confort lors de l'approche est toujours au RV. Je n'ai pas échappé cette fois à une ampoule au talon après 2200m de descente avec un gros sac mais sans douleur particulière.

Le seul vrai souci est l'usure de la semelle sur le devant (climbing zone), d'une façon générale et en particulier dès que l'on fait une course rocheuse. Je vois que c'est la même (Vibram Mulaz 1229) que sur les Trango S Evo, le souci de cette dernière étant justement l'usure rapide des semelles ce sera ici la même équation... La Freney étant au moins aussi rigide, la semelle partira aussi vite. J'ai fait 4 grandes courses avec, dont 3 avec de l'escalade rocheuse et la moitié de la semelle est partie en pointe

L'imperméabilité est toujours mise à pleine contribution dans la neige lourde et fondante. La Freney s'en est très bien sortie sur des virées de deux jours par toutes neiges. Des traversées de torrents un peu osées ont été une bonne surprise. Pas d'infiltration.

Test en hivernale sur deux jours en mars. Deux sommets à 3300 et 3200m. Dans le domaine de la thermicité, si la météo était au grand beau avec un soleil généreux le premier jour, de longs passages matinaux en neige froide et à une altitude de plus de 3200m m'ont permis de bien jauger les Freney. Avec des chaussettes moyennes et des semelles intérieures standards, j'ai très bien supporté ces conditions somme toutes assez clémentes mais franchement négatives le matin du deuxième jour. Tout juste une sensation de fraîcheur aux arpions, sinon les Freney ont très bien supporté ces conditions hivernales d'altitude.

Test en alpinisme de printemps en conditions clémentes question températures, mais avec une neige profonde et chaude. La Freney reste bien imperméable et confortable. Légèreté appréciée.

Kit de sécurité (PIEPS)

- DVA DSP Pro et DVA DSP Sport

Détecteurs de Victimes d'Avalanche numériques à 3 antennes et dotés d'un processeur digital qui offre un champ de recherche circulaire optimum et une simplification de la recherche, même en cas de plusieurs victimes. Poids 320 et 330g sur ma balance avec piles et harnais. Les écrans sont en verre trempé. L'autonomie est de 200 heures pour le sport et donnée jusqu'à 400 heures pour le Pro.

Première sortie en ski dans des conditions pas faciles. Pas de test à proprement parler encore. Je l'ai juste porté autour du torse. Un curseur permet de passer de "off" à "send" et "search". Le boitier est préformé et haut de gamme.

Le curseur est assez dur, quasiment impossible à manipuler d'une seule main. L'intérêt est de l'empêcher de basculer d'un mode à l'autre. Mais par temps froid cela peut devenir difficile, surtout en cas de stress.

Test de portée. Les DSP pro et DSP Sport commencent à capter un signal à environ 50m. Cela fait tout de même 10 mètres de portée gagnée comparé à mon ancien Mammut Barryvox, acheté il y a environ 10 ans, et dont les données fabricant faisaient état de 60m. Les flèches directionnelles ne sont pas forcément à suivre au début. il vaut mieux, selon mon expérience, se fier au raccourcissement de la distance. Ensuite les flèches sont plus fiables.
Mode de recherche. Une victime: flèche indiquant la direction du signal de la victime avec affichage de la distance et signal sonore régulier qui change à 15, 4, et 2m. A deux mètres environ les flèches disparaissent indiquant le début de la recherche en croix.

Recherche multivictime: La numérisation du signal par trois antennes permet maintenant d'être plus efficace en cas de plusieurs skieurs ensevelis. On peut "marquer" la première victime trouvée et continuer la recherche des suivantes.  Il est supposé que d'autres sauveteurs dégagent alors la première victime localisée. Avec la sonde électronique Iprobe 220 (voir vidéo ci-dessous), on peut terminer le travail de recherche à la sonde, ou le donner à faire à quelqu'un pour aller vers la victime suivante.

Cette possibilité contribue à réduire significativement la durée des recherches et favorise les chances de survie. Cela permet en pratique de gagner beaucoup de temps en restant concentré sur la recherche pendant que d'autres s'activent au dégagement. Les avalanches à multi-victimes se révélant particulièrement mortelles.

DSP Pro / DSP Sport

Le DSP Pro est le plus abouti de chez Pieps. Il a une portée 10m supérieure à celle de la version Sport. Une chose que j'aime assez c'est la possibilité de mesure de la pente, ce qui donne une indication de première importance sur le risque d'avalanche. Pour ce faire, en mode émission, on appuie sur une touche quelques secondes, on vise l'angle à mesurer qui s'affiche en degrés. Le retour en émission de signal se fait automatiquement.

 

- Pelle Tour T

Une pelle alu, au manche ergonomique. Rallonge; Grip, et poignée. Pesée 648g sur ma balance. Bonne prise en main. Rallonge facile. Efficace en recherche de victime (testée en exercice). Passer du plastique à l'aluminium est assez parlant, en neige dure j'entends. J'aurais tendance à dire que la pelle en plastique n'est pas une vraie pelle, ou est à considérer comme une sous-pelle. L'efficacité d'une pelle alu comme la Tour T pour tailler un abri, et bien évidemment pour sortir une victime ensevelie sous de la neige tassée sera nettement supérieure et confortera le sauveteur dans son effort.

 - Sonde iProbe 220

Une sonde électronique numérique dotée d'un indicateur optique et sonore pouvant  détecter n'importe quel DVA répondant à la norme EN 300718 et désactiver un DVA PIEPS à la demande. Poids: 370g sur ma balance. Sonde en 5 brins pour 220 cm, elle se rigidifie très rapidement et se vérouille automatiquement. Mise en fonction du système de recherche optique en appuyant 3 fois sur le gros bouton jaune de la poignée (signal biiip de mise en route, puis signal de recherche. Une seule pile dans la poignée.

 

 

Cette sonde électronique permet de localiser le DVA d'une victime d'avalanche en 3 phases:

A1- pas d'émetteur à proximité: signal sonore permanent (tschip...tschip...tschip)

A2- émetteur actif à proximité; environ de 0.5 à 2m (données fabricants vérifiées en indoor) : les signaux sonores et lumineux augmentent pour préciser la proximité de la cible.

A3- émetteur actif à proximité immédiate (vers 50 cm) : émission d'un signal sonore et d'un signal optique continu (piiiiiiiiiep!)

 

 

Bionnassay 700

Changer de génération de matériel de ski de rando pour 1000€, est-ce un objectif atteignable? Sur le neuf, non! croisade impossible... Cependant je vais me livrer à cet exercice en essayant de coller au maximum à la barre des mille euros avec du matériel de qualité, neuf, et que l'on testera sur toute la saison. En 2015 j'ai franchi la première étape de ce processus en changeant de chaussures pour les Scarpa Maestrales. Cela représente déjà 450€ ou un peu moins si on a profité de quelques soldes.

J'enchaîne cette année avec le reste. Et tout d'abord les planches!. Pour coller au plus près de mon objectif initial, je suis parti vers les planches de la marque Bionnassay. Environ 350€ c'est le meilleur tarif pour du neuf. Les skis ne sont pas fabriqués en Chine, mais en Autriche.
Largeur patin : 85 mm (en 177 cm)
Rayon de courbure : 19 m (en 177 cm)
Poids (la paire) : 3000 grammes (en 177 cm) HMMM..., en fait c'est 3.190kg sur ma balance.

Çà swingue pas mal quand on veut s'intéresser à ces skis!: si on habite pas les zones de montagne (95% de la population quand même), personne ne les connait chez Décathlon. A bouc Bel Air, peut être le plus grand magasin de France, le responsable du rayon ski ne sait même pas qu'ils existent :lol:. Je me dis que je suis mal tombé, mais un autre coup de fil le lendemain, avec un autre "responsable", me replonge dans le même dialogue de sourd que la veille... Pour la pose des fixations, l'atelier me fait les gros yeux. Ils avaient un gabarit un jour mais va savoir où il est...Bon...ça commence bien cette affaire ;). Je vais aller à la Montagne /Alpina chez Jeff.

Au total ces skis montés avec des Speed Turn me font gagner 600g. Mais la différence provient des fixations :D. Et oui, mes anciens Dynafit FR6.0 en 180 cm font 3140g la paire, et les Bionnassay700 donnés à 3000 pèsent finalement 50 g de plus pour 3 cm de moins. Il est vrai qu'il y a beaucoup plus de planche sur les Bionnassay (85 au patin contre 71).

Premier test en ski alpin, pour bien sentir ces planches et les fix avant de me mettre dans des espaces sauvages, je vais les essayer une après midi dans une petite station. Il en ressort que le ski est plus facile à skier comparé à mes anciennes planches (Dynafit FR 6.0). Un peu plus nerveux et il reste stable en vitesse tout droit.

Pas de miracle en poudreuse lourde et souvent cartonnée, les Bionnassay 700 ne me propulsent pas à un meilleur niveau de descente comparé aux Dynafit FR6.0, par contre je note beaucoup plus de facilités à la montée. Le ski est plus large, l'ensemble moins lourd (grâce aux fix) et cela se sent. Je suis plus à l'aise dans les conversions, les 3 centimètres de moins font peut être la différence. J'en dirais plus prochainement...

 

Fix TLT speed turn 2.0

Les fixations représentent un gros morceaux dans le budget et la stratégie générale. Le choix de la Dynafit TLT Speed Turn 2.0. s’impose tout de suite. ce sont les moins chères et elles sont de la dernière génération. Données pour 690g je les pèse à 790 sur ma balance avec les attaches et les vis de fixation.

Elles ont la réputation d’un bon rapport qualité/prix, même si elles n’ont pas les butées avant des "radical". Je verrais à l’utilisation si c’était une erreur de ne pas les prendre pour 50€ de plus environ. Prix du matos : 220/250€ mais on arrive à les trouver à moins de 200€ + port, c’est moins chère que les Diamir qui sont deux fois plus lourdes, mais bon , c’est différent.
Je n'oublie pas les couteaux Dynafit dont je parlerai également; ces petites bêtes en alu reviennent tout de même à plus de 50€

Pour optimiser le réglage de déclenchement, inutile de regarder la doc fournie avec le produit où l'on trouvera l'excellent "s'adresser à votre revendeur spécialisé". On peut régler selon son niveau de ski, l'âge de ses articulations et la taille de sa chaussure, voir tableau page 47 de la doc TLT. Je choisis 5,5 pour ne pas dire 6...
Le déclenchement de l'avant se fait bien à ce réglage, sur une chute latérale en pente, ça déchausse correctement.

Pour rechausser, ce n'est vraiment pas évident dès lors que l'on est pas à plat. Je fait un essai dans une pente très modérée et en neige tassée, et il me faut 5 essais et me tordre la cheville pour enfin y arriver. En conditions sauvages, dans la poudre, j'imagine la difficulté avec un peu d'effroi. Voici donc que se manifeste le manque de "butées" de ce modèle dont on m'avait parlé.

Autre point: le câble d'attache pour ne pas perdre le ski en cas de déchaussage n'est pas évident à fixer sur la chaussure. Si l'on pense tout de suite à le mettre sur un crochet (et il y va bien), je pense qu'il y a un risque d'arrachement du crochet en cas de chute prononcée. On se retrouverait alors sans ski et avec une chaussure HS. Je pensais utiliser les sangles de cheville de mon ancien modèle, mais il a fallut que je bricole.