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Voici la liste des matériels actuellement en tests et qui feront l'objet d'un article dans les mois qui viennent.

 

Geko Ice (Camp)

Données fabricant: Le Geko Ice, conçu pour l’alpinisme et l’escalade en glace, établit de nouvelles normes en matière de sensibilité et de précision dans le domaine des gants pour les activités techniques. Grâce à la technologie, “No slip” appliquée sur la paume, toutes les couches sont couplées entre elles pour éviter le glissement et assurer une excellente prise en main du matériel. Les performances sont améliorées par l’enveloppe en tissu extensible et par la construction des doigts préformés pour d’avantage de sensibilité.

• Technologie “No slip” (antiglissement) à la paume pour garantir une meilleure prise du matériel
• Membrane DRYZONE® imperméable et respirante
• Rembourrage en PrimaLoft® One 100 g/m²
• Paume en cuir de chèvre souple et durable (sans chrome), déperlant et respirant
• Tissu extérieur stretch pour une bonne souplesse.
• Fourrure synthétique interne pour une bonne protection thermique.
• Doigts très préformés pour une bonne préhension des piolets et bâtons.
• Renfort en cuir sur la paume entière avec retour sur le dessus de la main pour une excellente résistance à l’abrasion
• Petite sangle de poignet



Down Jacket Evo (Vertical)

Je reviens aux bons souvenirs de la marque Vertical qui propose en nouveauté 2018 une veste en duvet avec capuche à moins de 100€.
Voici donc en tests la Down Jacket Evo. Avec capuche, 2 poches latérales zippées, 2 tankas en bas de vestes pour le serrage, elle pèse 336 grammes en taille L sur ma balance. Le fabricant annonce un tissu extérieur déperlant, et je constate qu'elle se range facilement dans une de ses 2 poches.

Composition: 100% Polyamide. Garnissage duvet canard 600 cuin 90/10. Il faut que je contacte le fabricant pour savoir quelle qualité/poids de duvet il y a à l'intérieur de la veste.
Après ça je crois que j'aurais fait le tour descriptif de ce nouveau modèle.

Prix constaté en décembre 2017: 99,95€ (quand je dis que c'est moins de 100€ ...)

Tests en ski de rando et ski de piste. J'ai gardé la down Jacket Evo deux jours non stop et cela a été très confortable. J'ai même dormi avec la première nuit, puis gardé toute la journée suivante, un vêtement qu'on ne lâche plus... Au niveau des accessoires, j'ai bien aimé les poches intérieures, sans zip mais assez sûres pour ne pas perdre son portefeuille par exemple. Les deux poches extérieures sont bien dimensionnées mais les fermetures éclair ne sont pas pourvues d'un petit cordon, ce qui manque en utilisation avec des gants.
Aucun zip n'est équipé de cordon sur cette veste. C'est une lacune à la quelle on peut répondre facilement en confectionnant les cordons soi-même avec de la fine cordelette. On passe la cordelette dans l'anneau du zip et on fait un nœud. C'est vraiment utile par temps froid, pour manipuler les zip avec des gants. Le serrage du bas de la veste se fait bien par deux tankas. Je note l'absence de rabat anti froid pour le zip central, sauf les 15 cm du haut. C'est une dimension en moins pour la thermicité du produit.

Comme vêtement thermique au pied des voies un dimanche de février. La down Jacket s'enfile bien pour assurer et la cpuche peut passer facilement sur la casque, ou dessous, selon son style. Un bon vêtement thermique quand il n'y a pas trop de vent non plus. Par contre attention, fragile!

Garnissage: Duvet (90/10) de canard blanc de Chine. Cuin 650
Si l'on fait une évaluation comparative de ces données, un garnissage haut de gamme serait en duvet d'oie européenne 800+. Nous en sommes assez loin avec ce canard de Chine. La Chine produit beaucoup de duvet de canard "bon marché", prélevé sur des animaux de boucherie, donc immatures au niveau des plumes. C'est donc un duvet de petite qualité, plus facile à récolter et qui a néanmoins le mérite de diminuer le coût global des vêtements qu'il remplit.

Poids du Garnissage: difficile de trouver sur le net la quantité de duvet inséré dans le vêtement. Ce sont pourtant des infos fondamentales pour une doudoune. Après quelques demandes, j'obtiens finalement le renseignement suivant: 80 grammes de garnissage quelle que soient les tailles des vêtements. C'est peu, surtout avec une capuche. Mais ce sera suffisant pour ceux qui ne cherchent pas un vêtement spécialement chaud. Notons qu'avec un remplissage identique, les petites tailles seront mieux équipées face au froid.
- Pour comparaisons, la Doondoon de Wedze, testée en 2013 avait 96 grammes de duvet identique (60€)
La Kaplan de Ternua,testée en 2015 avait 100 grammes de duvet d'oie recyclé 800 cuin (190€)
La Ghost Whisperer de Mountain Hardwear avait 80 grammes de duvet d'oie 850, sans capuche (230€)..
Donc en résumé la Down Jacket Evo a peu de duvet de petite qualité. Cela n'en fait pas pour autant une veste à négliger dans sa thermicité et son confort, mais nous commençons à comprendre comment Vertical arrive à proposer une mini-doudoune, bien équipée, à ce prix.

Technicité: la Down Jacket Evo bénéficie du savoir faire de la marque et comporte de bons points: rangement facile dans une poche pour le transport, une capuche correcte, comparable aux standards des mini-doudounes, un bon serrage de taille, 2 poches extérieures agréables, et deux poches intérieures simples et bien conçues. On pourra néanmoins noter que le Zip central n'est pas équipé d'un rabat anti froid, sauf sur les 15 cm du haut; encore un élément de moins pour assurer une haute thermicité.
L'isothermie a été adaptée aux conditions rencontrées lors de ce premier test: pas trop chaud avec zip ouvert lors de la montée. Bien en descente également, avec la capuche sur le casque et un tour de cou en protection du bas du visage.

La dimension thermique de la down jacket evo est dans le bas de la fourchette des mini doudounes. Avec peu de garnissage, et un duvet de petite qualité (ce qui est moins important pour une doudoune que pour un sac de couchage), elle est à considérer comme une bonne couche thermique, un vêtement de sécurité limitée à des sorties pas trop engagées. Si je la compare, dans ce registre, à une mini-doudoune comprenant 100 grammes de duvet d'oie 800 Cuin, je ressens peu à peu (ça ne vient pas tout de suite) l'impact du garnissage du duvet d'oie par rapport à celui du canard de la Vertical Down. L' effet plus gonflant du garnissage au cuin 800, joue sur la thermicité et le confort. Mais la Down a une qualité qui rétablit l'équilibre thermique: elle est dotée d'une capuche, ce qui est remarquable pour son prix.
Donc, comparée aux autres mini doudounes, son rapport thermicité/prix est intéressant, grâce à la capuche, et malgré un garnissage de petite qualité.

Confort d'utilisation: Elle est pratique d'utilisation, confortable, et jolie. C'est un bon standard pour une mini doudoune, sans défaut, et qui conviendra à 80% des utilisateurs en montagne.  Avec un garnissage limité en quantité et qualité, elle sera un peu légère pour les bivouacs engagés ou "à la dure". Sa compressibilité est satisfaisante, elle tient dans une poche, mais là aussi on trouvera des vêtements plus affutés, au garnissage plus compressible.

Sac de couchage Makalu 1 (Simond)

Il y a maintenant 10 ans, j'effectuais mon premier test de sac de couchage en hiver avec un Quechua (test publié sur ce site). En dix ans, le groupe Décathlon a multiplié et diversifié ses matériels en duvet. La filière de canards chinois permet de proposer des vestes, ou des sacs de couchage en plume à des prix inédits sur le marché. Mais un sac de couchage n'est pas qu'une enveloppe remplie de duvet. L'architecture, les cloisonnements, sont autant de réponses aux agressions du froid que l'est le garnissage. Simond, qui a repris le flambeau pour le matériel d'alpinisme, mets aujourd'hui sa griffe sur des sacs de couchage destinés aux 4 saisons. Au nom prestigieux de "Makalu", la montagne de l'Himalaya préférée des français, ils doivent répondre aux exigences de nuits par températures négatives. Nous avons testé le Makalu1, le plus petit de la gamme, utilise 660 grammes de duvet de canard de Chine, mesuré à 660 Cuin (données fabricant), et affiche une ambition déjà certaine: un confort entre -4° et -11°C.

Pour 150€, un niveau de prix vraiment en dessous de ce que fait la concurrence pour ce genre de performances, ce serait une belle réussite, voir un exploit. Nous verrons ce que ça donne après une série de tests, en été mais en altitude, et en hiver à 2000m.

Nous testons le Makalu1 en taille L
Poids: le fabricant annonce 1280 grammes pour 660 grammes de garnissage.
Sur notre balance, le poids total avec le sac de compression est de 1360 grammes. Ce qui représente plus du double du garnissage.
 
Le Makalu1 se positionne donc dans la catégorie des sacs de couchage "Moyens/Lourds" avec un poids de garnissage de plus de 600 grammes, et un volume également moyen, qui bénéficie d'un sac de compression efficace.
Sur l'ensemble de mes tests de duvets, l'objectif d'un confort de -4 à -11°C, se situe effectivement sur des sacs de cette dimension.

Un mot sur le duvet utilisé par Simond: Comme celui utilisé dans l'ensemble des produits Décathlon, il s'agit de duvet de canard. A priori prélevé sur des animaux de boucherie, ce qui permet, et c'est une bonne chose, au fabricant de dire que le duvet est prélevé uniquement sur des animaux morts. Le coût du duvet rentre pour beaucoup dans le prix global, plus le duvet est gonflant, purifié, plus c'est cher. Ici nous pouvons nous attendre à du duvet de canards immatures pour le gonflant, ce qui donne un Cuin de 660 (norme CE). Si le duvet de canard est moins qualitatif que le duvet d'oie, certaines marques comme Pyrenex arrive à le purifier et à le trier au point d'arriver à un Cuin supérieur à 850!.
En résumé, le garnissage du Makalu a un gonflant très moyen pour un sac de couchage. Selon mon ressenti, la différence de gonflant du garnissage sera moins flagrante sur un vêtement que dans un sac de couchage. Cela tient à différents facteurs, notamment le fait que la quantité de duvet pour une doudoune, même grosse, est  trois fois moins importante que dans un sac de couchage.

Test initié par Jean. A suivre...



Casque P8000 Tour (Uvex)

Le P.8000 tour est probablement le casque le plus polyvalent qui soit, puisqu'il est à la fois certifié pour le ski, le vélo, et l'alpinisme!
Certifié pour le ski et le snowboard (conformément à la norme DIN EN 1077), pour l'escalade (conformément à la norme DIN EN 12492), et pour le cyclisme (conformément à la norme DIN EN 1078).

Données fabricants: Appartenant à la gamme « Ski Mountaineering », le P 8000 TOUR est un modèle homme taillé pour la haute montagne. Particulièrement léger et protecteur, ce casque bénéficie également d'une belle fonctionnalité. Sa construction double In Mold rend ce casque très résistant, tout en bénéficiant d'un poids plume incroyable. Très confortable à porter, il s'ajuste parfaitement à toutes les morphologies de tête grâce à son système de réglage avec molette Boa®. Doté, de plus, d'une doublure anti-allergénique amovible et de coussinets amovibles, il intègre un rembourrage ultra léger. Son système de ventilation permet de garder la tête à température idéale, tandis qu'il ajoute d'autres détails amplifiant sa performance : un porte strap pour le masque, une sangle et même un réflecteur RECCO®. Avec ce casque, vous maximiser votre sécurité en terrains accidentés. INFOS TECHNIQUES : - Construction : double inmould technology - Normes : EN 1077 B / EN 1078 / EN 12492 / TÜV GS / UIAA 106 - Reflecteur RECCO® - Système d'ajustement de la taille : Boa® fit system - Sangle FAS - Système de ventilation - Porte strap du masque - Coussinets amovibles - Doublure amovible et anti-allergénique - Compatible avec lampe frontale - Rembourrage ultralight.

Le casque UVEX P.8000 est livré avec un magnifique sac de rangement, qui protège et allongera la durée de vie du casque. On trouvera également une couche intérieure amovible et à scratcher pour l'été. Plus légère et ajourée que celle d'hiver. A mon avis bien pour le ski de printemps, quand le soleil commence à chauffer en fin de matinée. Elle est relativement facile à poser. La couche bleue pour l'hiver est elle très facile à poser au fond du casque.

Taille 55/59cm 
Poids (vérifié sur ma balance): 450 grammes. La petite taille pèse 360g (données fabricant)
Prix constaté en janvier 2018: 100 à 135€ selon les offres.
Attention ! ce n'est pas parce que ce casque est polyvalent est homologué pour plusieurs sports outdoor, qu'il l'est pour tout. Pour répondre à certaines questions: NON, on ne peut utiliser le UVEX P.8000 en cyclo et moto!

Tests en ski (ski de rando et ski de piste):
Confort et légèreté appréciés pour les premiers tests. Un casque qui ne gène pas du tout la visibilité à la montée et à la descente, une mentonnière qui se fait oublier, une bonne protection thermique en altitude, surtout au niveau des oreilles, un ensemble très satisfaisant. En plus de son rôle premier de protecteur de la boite crânienne (et partiellement du visage), le P.8000 tour est muni d'un réflecteur RECCO (donne un signal aux sauveteurs en cas de recherche).

Les caches oreille sont amovibles.
Je conseille néanmoins de les garder pour toutes les parties de ski, montées y compris, car si il est très facile de les enlever, les positionner demande une bonne vision et des conditions de confort. C'est réalisable pas beau temps calme sur un sommet, mais il faudra enlever les lunettes de soleil ou mettre des lunettes de vue.
De même la doublure intérieure du casque s'enlève très facilement (et se remet aussi très facilement) pour un nettoyage ou une lessive.

Tests en escalade: Par temps frisquet en février, je passe quand même en mode "été": j'enlève les oreilles et je change la doublure du casque. Pas de changement flagrant pour les réglages, je serre juste un peu le mode "boa". Bonnes sensations relevées pour ce test en paroi verticale (dalles et dièdres). Pas de problème de visibilité, et légèreté au rendez-vous.



Hydraulics reservoir 2 litres (Osprey)

Les réservoirs souples ou les poches à eau sont des matériels intéressants. Depuis leur apparition, j'ai complètement délaissé la gourde rigide qui est plus difficilement utilisable dans l'effort, et qui demande souvent de poser le sac à dos pour s'hydrater. Evidemment ils sont délicats à utiliser en hiver, mais pas impossibles. On peut garder le tuyau à l'intérieur du sac où il ne gèlera que par des températures approchant les -10°C et au delà. Dès que le soleil arrive , et si l'on est sur le bon versant, on peut user de la pipette sans trop de problème.
Pour mes activités, j'ai besoin de deux litres, quitte à faire des remplissages partiels. Le modèle existe en 1l, 1.5l, 2l et 3 litres.

Poids: 0.210 kg- Sur ma balance: 0.220 kg soit 220g
Dimensions maximum (cm): 35 (l) x 15 (w) x 6 (d)
Prix constaté en janvier 2018: 35/40€

Une poche à eau de deux litres, semblable aux autres poches de deux litres? Ben non car il y a ici un verso en plastique rigidifiant, un raccord de tuyau qui permet par un clip de débrancher la poche du tuyau pour aller la remplir sans avoir à démonter tout le tuyau et les attaches qui le tiennent au sac. Un système de fixation amovible, à positionner à son grès plus ou moins près de l'embout. Système qui se pose sur une sangle et qui "clippe" le tuyau par un aimant. Tout cela semble très bien, même si je dois vérifier en usage prolongé.
Par contre, l'embout n'a pas de protection. Il est donc d'autant plus important de bien le positionner sur le sac. Enfin, vu l'omniprésence des moutons sur les différents parcours de montagne, je regrette tout de même l'absence de protection de l'embout où l'on colle ses lèvres.

Talon 44 (Osprey)

Je continue ma recherche des meilleurs sac à dos pour les activités de montagne, dont on peut trouver un dossier comparatif sur Altituderando. Parmi les sacs références, figure le Talon de la marque Osprey. Dans le litrage polyvalent qui m'intéresse particulièrement, j'ai le choix entre le 33 et le 44 litres. D'après mes infos, le 33 litres est plutôt petit et sera difficile à utiliser pour des virées de plusieurs jours. Je choisis donc le 44, en rouge. D'après ce que je vois à prime abord, ce sac arrive à être très léger (1.1 kg pour plus de 40 litres), tout en étant plein d'accessoires. C'est assez remarquable.

Données fabricant: Poids: 1.1 kg (M/L). Sur ma balance c'est encore moins: 1080g
Dimensions maximum (cm): 67 (l) x 30 (w) x 33 (d)
Prix constaté en janvier 2018: de 130 à 150€
Basée sur 10 ans de travail de design, la nouvelle génération de produits emblématiques Talon est prête. Le modèle Talon 44 est doté d’un design sobre et moderne et répond à toutes vos attentes, quelle que soit la nature de vos aventures. Il s’agit d’un sac polyvalent, véritable professionnel de la montagne équipé de tous les détails pratiques nécessaires aux sorties hivernales d’un ou plusieurs jours.

Premiers tests et premières impressions. Primo, la légèreté. C'est vrai que pour 44 litres, c'est vraiment léger. Je verrai à l'usage si le portage n'en souffre pas. Je remarque avec étonnement quelques points innovants: la poche à eau ne se positionne plus à l'intérieur du sac mais dans une poche entre le sac et son armature dorsale. C'est à mon avis aussi protecteur, tout en étant bien plus simple en manipulations, puisque la poche peut être sortie sans ouvrir le sac à dos.
Autre point bluffant: les petites poches en mesh extensible bénéficient d'une ouverture sur le dessus, mais aussi latérale! Surprenant au début, avec la crainte de voir s'échapper des objets. Mais le gros avantage est de pouvoir farfouiner dans ces poches tout en marchant.

Spark III (Sea to Summit)

Attention! voici un duvet super léger qui vient marcher sur les plates bandes des célèbres Mirage (Valandré) et Phantom 32 (Mountain Hardwear). Ces sacs de couchage sont intéressants car ils permettent une véritable utilisation 4 saisons, si on sait les utiliser. Avec 400g de garnissage super gonflant, voir moins, ils sont sans collerette, et s'utilisent à la belle saisons par températures positives mais également en hiver avec une doudoune à l'intérieur et une gestion des jambes et des pieds à étudier, nous en reparlerons.

Données fabricant: Le Spark III est le plus chaud de la gamme Spark de SEA TO SUMMIT. Garnissage: duvet d’oie européen 850 cuin, répartition 90/10 . En taille M 400g et 435 g en L
Duvet d’oie traité Ultra Dry Down contre l’humidité (permet de conserver le gonflant). Construction en caisson. Boudin isolant au niveau du zip. Ouverture du Zip YKK sur 1/3 de la longueur du sac de couchage. Rapport isolation thermique/poids/volume très performant. Ne dispose pas de collerette anti-froid.
- Taille M: pour personne mesurant entre 170 et 185 cm
- Taille L: pour personne mesurant entre 185 et 205 cm
Poids M : 625 g - L 690 g (776g en L sur ma balance avec sac de compression pour 435g de garnissage).
Prix constaté en novembre 2017: 419€  
Température de confort 2°C ; limite de confort -4°C

Le Spark est livré avec un sac de compression léger et performant. 4 sangles de compression doivent amener le sac de couchage à des proportions hors du commun. Je n'ai pas réussi à atteindre le niveau décrit sur la photo ci-dessus, mais je m'en approche. Je ne veux pas trop forcer sur les sangles, cela reste du matos light, et je sais qu'à la longue, l'ensemble se comprime davantage.
Un mot également sur le sac de transport qui peut en un rien de temps quadrupler de volume pour devenir un sac de stockage. Superbe!
Test refuge de Boules (04)
Après 5 heures de crapahute en terrain sauvage et gelé, je pousse la porte du refuge de Boules (1700m) alors que la nuit tombe. Surprise! la température intérieure n'est pas en rapport avec la vague de froid polaire qui envahit les Alpes du sud depuis deux jours. On dirait presque que quelqu'un vient de partir après avoir fait fonctionner le poêle. Mais il est froid et personne n'est venu ici depuis plusieurs jours, si j'en juge par l'aspect du sentier. L'explication semble être la cavité que constitue le refuge, une grotte fermée par une cloison de bois, et donc des températures positives pour ce premier test ; 5° en début de nuit.
Après une bonne soupe chaude, je déplie le sac de couchage et j'y rentre accompagné de mon téléphone et de ma caméra dont les batteries se sont enrhumées durant la journée. J'avais prévu trois couches pour les jambes et une doudoune pour le haut, mais par +5°C, je n'utilise qu'un petit collant vraiment léger, et la veste Warmit de Cimalp que je teste actuellement. J'ai tout de suite une belle sensation de chaleur, dont je profite pour me relaxer et récupérer de la journée. Je sombre pour me réveiller car j'ai trop chaud. Les 435 grammes de duvet d'oie top qualité se révèlent bien présents. J'enlève les chaussettes et j'ouvre la capuche et le haut du zip. Je finirais la nuit comme cela. Un test qui donne à penser que le Spark III va avoir son mot à dire par températures négatives.

Test en limite thermique: -5°C à la cabane du Jas -2000m - janvier 2018
Après une montée de 5 heures en raquettes, nous nous activons pour dégager la porte ensevelie sous 2 mètres de neige. Rentrés juste avant la nuit, nous devons gérer une température intérieure de -5°C, évoluant vers les -10°C extérieurs le lendemain matin. Un bon matelas nous attend au 1er étage, froid mais bon. Pour utiliser le Spark III et ses 435 g de garnissage, je dors avec une première couche assez thermique en synthétique, et une mini doudoune en duvet recyclé Neokdun. Pour le bas, qui est le plus dur à gérer dans ces conditions, j'avais prévu un collant confortable en Polartec, sous le pantalon RockfitIII, costaud mais assez extensible. Un bonnet et des sous gants pour le début de la nuit ont constitué la conclusion d'un ensemble satisfaisant pour un frileux comme moi. La caméra et la frontale dans le duvet, j'ai eu assez chaud pour une nuit confortable par ces températures négatives. La chaleur arrivant, j'ai enlevé les gants et le bonnet.

Note: la couleur du Spark III est parfois surprenante et peut prêter à confusion; l'intérieur est bien le jaune (se fier au réglage et au rabat anti-froid), et l'extérieur est le gris clair.

Garnissage: En taille L, le SparkIII embarque 435 gramme de duvet d'oie 850 Cuin; Pour 776 grammes avec le sac de compression, c'est une belle performance si on le compare à ses concurrents. Quand on sait ce que représentent 435 grammes de duvet de ce gonflant, on prend la mesure de ce duvet, qui est le plus dimensionné de la gamme Spark de Sea to Summit. Très léger et sans collerette, c'est la quantité et la qualité de son garnissage qui permettront une utilisation 4 saisons, si on sait s'habiller en conséquence et avec un matelas bien isolant.

Performances thermiques: Malgré ses 776 grammes tout compris en grande taille, c'est un sac de couchage qui permet du 4 saisons si on sait l'utiliser. On peut très raisonnablement utiliser le Spark III par températures négatives. Le fabricant annonce une limite confort de -4°C. J'ai testé ce sac de couchage par des températures plus froides: -5/-6°C. Pour cela, il faut savoir gérer le manque de collerette et le bas du corps. Pour le haut, il faut entrer dans le SparkIII avec une mini doudoune au col montant, pour que l'épaisseur du vêtement vienne en contact avec la capuche du sac de couchage, bien fermée sur le visage. Les échanges d'air avec l'extérieur se limitent ainsi au nez ou au nez et à la bouche. Une collerette serait évidemment plus facile à gérer, notamment pour ceux qui bougent beaucoup au cours de la nuit, mais de cette façon on peut mettre une barrière entre l'extérieur et l'intérieur du duvet. Pour le bas, il faut au moins deux couches: collant + pantalon par exemple, et des chaussettes chaudes. Il faut veiller à avoir assez d'espace en bas pour que les pieds ne touchent pas le tissu du sac de couchage mais "flottent" à l'intérieur de celui-ci.

Confort d'utilisation: Je l'ai trouvé très bon. L'unique réglage de fermeture de la capuche est très technique. Il se verrouille facilement pour une ouverture minimum, ne bouge pas, sauf si l'on tire dessus, où il joue par élasticité. Le gonflant est superbe et donne un confort thermique très agréable. Comme c'est le cas sur les duvets de cette catégorie, le zip est assez court, moins de la moitié du sac. Son fonctionnement est fluide, avec un rabat anti-froid minimaliste mais qui joue correctement son rôle. L'espace pour les pieds pourrait être plus dimensionné, en chaussettes, ça va, mais ce sera plus difficile avec des chaussons de ski de rando; pour moi c'est un petit point négatif.



Pantalon Rockfit III (CimAlp)

Cimalp c'est fort en pantalons. J'ai eu le plaisir et l'avantage d'en tester pas moins de 5 modèles différents et je pense que c'est particulièrement dans le pantalon que CimAlp excelle. Lorsqu'ils m'ont parlé d'un nouveau Rockfit, j'ai pensé à une réactualisation du premier modèle que j'avais testé en 2013/2014 et que je porte toujours depuis, car sa "taille Fit" correspond mieux que le modèle Explore dont il est une version. Sur moi, je le trouve plus seyant, plus esthétique que ce dernier, même si la petite poche de cuisse, bien utile pour le topo disparait.
Mais le nouveau Rockfit III est différent de mes premières amours. C'est un pantalon en tissu Softshell Dryskin 2 couches beaucoup plus dense, ce qui lui donne une dimension plus sérieuse et indiquée pour l'hiver et l'altitude.

Données fabricant: Ce pantalon bénéficie de la technologie 3D-Flex brevetée par CIMALP®, qui libère les mouvements. Tissu principal Softshell Dryskin 2 couches : stretch et solide en toutes saisons.
Renforts Kevlar® stretch : fessier, genoux et bas de jambes. Sa structure double face permet une évacuation rapide de l'humidité depuis l'intérieur. Le tissage génère un effet coupe vent haute performance , ainsi qu'un revêtement déperlant hydrofuge.
Sa coupe ergonomique est légèrement plus ajustée que la coupe CIMALP® classique, et vous aurez largement la place de porter un caleçon thermique dessous en hiver.
Ceinture intégrée.
Garanti à vie CIMALP®.Ce produit PREMIUM bénéficie d'une garantie à vie contre les défauts de fabrication. Notre garantie est soutenue par plus de 40 années d'expérience.
Prix constaté en novembre 2017: 130€

Sur ce pantalon, assez nettement typé alpinisme, je vois avec intérêt quelques points techniques: le bas du pantalon se ferme en tirant sur un cordon élastique muni d'un crochet pour se tenir aux lacets d'une chaussure, comme une guêtre. A voir en test. Sur la cuisse gauche, un zip pour une petite poche. J'y vois un bon emplacement pour disposer le topo de la course, car cet endroit sera accessible avec le port d'un baudrier. On avait sensiblement la même poche sur le pantalon explore. Je préfère retirer tout de suite le cordon facilitant l'usage de la fermeture éclair, car je crains les risques d'accroche sur le devant en escalade. Sur la cuisse droite, une poche plus large maintenue par un bouton-pression et qui comprend un petit compartiment intérieur en filet.

Deux jours de test en parcours hivernal; 4 cols à passer et 2000m de dénivelés en ambiance froide.
Le pantalon neuf gratte un peu la première heure, puis tous les fils prennent le bon pli. Je sens que le pantalon, au taillant assez juste, va "donner" petit à petit. Le tissu étirable donne tout de suite un sentiment de confort, même si l'on sent qu'il va également "se roder".
C'est un pantalon qui donne envie d'aller de l'avant. Avec ses tissus confortables et résistants, je me suis senti en confiance dans ce parcours sauvage. Ses larges renforts en kevlar aux genoux et aux fessiers n'y sont pas pour rien. Je n'ai pas souffert du froid par températures négatives, de l'ordre de -5°C. Il y avait peu de vent, même sur les crêtes, mais celui-ci était glacé. Pas de problème de transpiration dans l'effort, les tissus respirent bien.
La ceinture, livrée avec le pantalon est la bienvenue. La sangle dépassante vient se loger dans un fourreau ce qui l'empêche de se mêler à celle d'un baudrier par exemple. En ce qui concerne les crochets d'attache des lacets de chaussures, il sont durs à positionner. J'avais peur que cela soit encore plus pénible à l'enlèvement, avec la fatigue de la journée en prime, mais non; ils sont plus faciles à enlever qu'à poser. Leur rôle est de tirer sur le cordon de serrage du bas du pantalon, ce qui protège l'ouverture des chaussures des entrées de neige ou de poussière. Une fois les grosses enlevées, en crocs, les crochets se font désagréablement sentir sur le coup de pied.
Détail sur les poches de cuisse: la poche de cuisse gauche est verrouillée par un zip de couleur rouge. On y rentre à peine la main, c'est à dire qu'un smartphone de 5 pouces y trouve refuge, protégé par le zip. La poche de droite est de dimension identique mais ouverte par un rabat, donc bien plus large d'entrée. Le rabat est verrouillé par un unique bouton pression à gauche, ce qui permet à la fois de sécuriser le contenu tout en utilisant la poche, facilement sans avoir à déverrouiller. A l'intérieur de cette poche se trouve un compartiment en filet. Si je pense que cela peut être utile pour certains matériels, ce compartiment contrarie un peu l'accès au contenant. Je ne sais pas si au final c'est un bon ou un mauvais point.

Test en moyenne montagne par temps froid et humide: le pantalon commence à s'assouplir et son confort d'utilisation également. Plus dense que le Laos 4 (la référence CimAlp), il est bien pour l'hiver, tout en étant sans membrane.

Ski de rando: Comme pantalon de montagne, plutôt typé "hiver", le Rockfit III ferait un beau pantalon de ski de rando; surtout pour le creux de l'hiver, car pour le soleil de printemps, rien ne vaut un pantalon avec ouvertures latérales d'aération. Sur le Rockfit III, le bas de jambe n'est pas assez large pour envelopper une chaussure de ski. On ne peut donc l'utiliser pour cette activité, sauf à mettre des guêtres. C'est vraiment dommage, car ça le prive d'une corde à son arc. C'est aussi le retour d'une coupe étroite. On pourrait penser chez CimAlp à un petit zip pour ouvrir le bas de pantalon, ou à un fuseau très étirable qui serait peut être aussi une solution...

Raid raquette sur une montagne très enneigée: sur deux jours, le Rockfit confirme le bien que je pensais de lui. Confortable, dimensionné pour l'altitude, costaud pour les glissades en sous bois. Plutôt bon windstop (80km/h au sommet); résistant contre le froid (-9°C au départ de le deuxième journée, et -5°C au bivouac en cabane). Un bon pantalon pour les rando en raquettes. Et assez confortable pour dormir avec dans un petit sac de couchage (testé en deuxième couche sur un collant).

Chaussettes anti-tiques (Labonal)

Cette année pour la première fois depuis plus de 40 ans , je me suis coltiné une de ces horribles bestioles suceuses de sang et transmetteuses de vilaines maladies. Je n'ai pourtant pas une peau qui les attire, à contrario de ma femme pour qui elles ont une addiction au moins aussi forte que la mienne;-). La multiplication des cas de maladie de Lyme est une dure réalité. J'ai appris et découvert que certains fabricants se lançaient dans la recherche de textiles à traitement répulsif contre les insectes et particulièrement les tiques qui sont particulièrement dangereuses.

Voici donc les chaussettes LABONAL anti-tiques que je testerai particulièrement au printemps au moment ou les acariens sortent de leur tanière et attendent leurs proies (vous et moi). j'enverrai ma "crapule" en première ligne, c'est mon meilleur appât...

Données fabricant: LABONAL conçoit et fabrique ses chaussettes en France depuis 1924. Ce produit est particulièrement adapté à la lutte contre les piqûres de tiques. D’abord, ces chaussettes assurent une protection du bas des jambes. Cette partie du corps constitue la principale source d’accès à la peau des hommes. Ensuite, un principe actif contenu dans les chaussettes même repousse les tiques et agit sur leur odorat et leur système nerveux. Les tiques sont alors déboussolées, elles ne s’accrochent plus et ne sont plus en mesure de se fixer à la peau.
La chaussettes Anti-Tiques s’appuie sur un principe actif chimique qui garantit des effets durables. La résistance aux lavages est ainsi assurée au-delà même de la durée de vie de la chaussette. Ses composants ont été testés par un Laboratoire indépendant agrée par le Ministère de la Recherche qui n’a mis en évidence aucun effet secondaire irritant ou sensibilisant (traité avec de la perméthrine, peut provoquer une allergie cutanée). Quant au principe actif lui-même, il est certifié Œko-Tex® et recommandé par l’O.M.S. dans le cadre de la lutte contre les maladies vectorielles.
Semelle bouclette. Sans couture. 57% POLYESTER COOLMAX® - 17% COTON - 17% POLYAMIDE - 8% POLYPROPYLÈNE VIAFIL® - 1% ELASTHANNE. Prix: 28.60€

Talus II Women (Sea to Summit)

Les tests de duvets 3/4 saisons continuent. Cette fois avec un modèle "femme" de la marque australienne Sea to Summit. Va t-on réussir à effectuer d'authentiques tests en situation?, c'est à dire là où l'on va pousser le matériel (et parfois aussi l'humain qui est dedans) dans ses limites... C'est en effet à la gente féminine de tester ce sac de couchage qui a été étudié et conçu pour elle. La taille L se limite à 1.83m et le garnissage en duvet de canard traité dry et au gonflant mesuré à 750+ est censé répondre à la sensibilité féminine en matière de bivouac hivernal. Gros chalenge... Son aspect solide, pratique, tout en étant confortable, devrait être une motivation pour les dames ou demoiselles. Testeuses à vos marques ...

Données fabricant: Sac de couchage 3 saisons Talus Women TSII
Garnissage duvet de canard Cuin ULTRA-DRY Down 750+ cuin
Régular: 650g de garnissage pour 1170g au total
Large: 700g de garnissage pour 1245g au total
Température confort -3°C - Temp confort limite -10°C - Temp extrême -28°C
Taille S: personne mesurant jusqu'à 170 cm - M: de 170 à 183 cm - L: 183 à 195 cm
Dimension compressée: 8,9 litres
Tissu extérieur: 2D NanoShell imperméabilité 1000 mm et respirabilité 7500g/m2/24h
Tissu intérieur: Polyester 20D ultra doux
Livré avec une housse de rangement et une housse de compression.
Prix: 359€
Tout de suite au déballage, j'apprécie les "accessoires" de la marque: un sac de compression de bonne facture (j'y reviendrai plus tard) et un sac de rangement avec deux dimensions possibles, pratique selon la place dont on dispose pour entreposer le duvet.
Sur ma balance, l'ensemble sac de couchage + sac de compression affiche sur ma balance, en grande taille (L) 1330 g , soit 1252g pour le sac de couchage (700 g de garnissage) et 78 g pour le sac de compression. C'est très proche des données fabricant.
Je fais un rapide test pour ressentir le sac, par températures légèrement positives, mais c'est un sac conçu pour les femmes et le test doit donc être effectué par des femmes.

On commence avec Célia qui part en janvier pour un stage de danse dans les dunes de Merzouga au Maroc. Le campement se fera sous tente berbère, avec des matelas, mais on lui annonce des nuits à -5°C et elle est frileuse, alors le Talus II ne sera pas de trop. D'autant que les activités physiques seront soutenues, danser 3 heures durant dans le sable froid, ça vaut bien 1100m de D+ en neige lourde. Voici son retour: Ce fut un réel confort de dormir dans le Talus II: une sensation de légèreté et de protection, avec la collerette qui enveloppe bien le cou, de manière indépendante de la capuche. Au niveau thermicité, c'était excellent! Je déteste dormir engoncée avec plusieurs couches et pouvoir dormir en simple t-shirt et caleçon long fut un luxe apprécié. Mes voisins de tente qui n’avaient pas le même équipement ont parfois souffert du froid. C'est là que l'on voit que l'on a du bon matos. J’ai pu bien récupérer chaque nuit de nos longues journées qui débutaient au lever du soleil: ateliers de danse quotidiens dans le sable, auxquels s’ajoutaient des marches méditatives d’environ 2h un jour sur deux, sachant que le corps est soumis à des différentiels de température importants: au soleil on est vite autour des 30°C, mais ça plonge rapidement entre 0 et 5°C lorsque la nuit tombe en janvier.
Ce que j’ai également apprécié, c’est la poche intérieure, très pratique pour ranger les appareils électroniques type portable et caméra.

TRex lacets (Boldrini)

Avec mes pieds qui souffrent après 35 ans de pratique, je ne cherche plus uniquement la performance mais un compromis confort-technicité qui ne sollicite pas trop l'articulation du gros orteil. Je teste un tas de chaussons au Vieux Campeur en espérant un chausson assez rigide pour soutenir mes articulations sur des appuis en pointe, et assez confortable pour les grandes voies qui sont désormais mes lieux de prédilections. Après moult essais, j'enfile une paire de TRex et sens que la tige colle bien à mon pied fin. Sur le mini-mur, en pointe, je vois que la voute plantaire participe à l'effort et que celui-ci est assez réparti sur l'ensemble du pied. Le chausson n'est pas trop cher (78€) et je l'embarque pour un essai. Sur les indications d'une grimpeuse essayeuse à côté de moi je prends ma pointure car le chausson est réputé pour ne pas bouger. Je dois dire qu'une simple demi-pointure de moins devient difficile à gérer.

Et bien en fait ça commence en salle, vu la météo... Deux heures et demi de tests en ambiance très verticale sur les prises artificielles. Le TRex lacets s'enfile facilement et le serrage des lacets est présent en pointe, plus espacé sur le coup de pied qui se règle rapidement. Le chausson est confortable. J'ai pour ce premier test juste un peu mal à mon pied le plus fort, que je dois enlever entre deux voies. Dans l'ensemble il enserre bien mon pied sans le blesser. C'est plutôt souple mais l'ensemble du pied travaille sur un appui frontal et je n'ai pas eu trop mal aux arpions le lendemain, contrairement à ce qui se passe avec des chaussons souples lorsque je dois forcer. La précision me semble bonne. Le chaussant semble convenir aux pieds médium et fin.

Test en grande voie, type "montagne": Le TRex n'est pas une pantoufle et je termine les trois heures de grimpe avec un mal aux pieds certain. Mais je ne perd pas de vue que le chausson est encore neuf.
Question technicité, rien à dire. Les positions frontales pour rechercher l'adhérence sont faciles. C'est assez souple pour bien adhérer.
Les prises de carre m'ont semblé bonnes sans être extraordinaires, mais je vérifierai ça dans des passages plus techniques.

En couenne sur une après midi d'hiver. Je suis plutôt satisfait du compromis confort/technicité. Le chausson est assez souple, précis, et il ne me détruit pas les pieds, notamment mes articulations fragiles du gros orteil.


Freney GTX (Asolo)

En 2015, Asolo a sorti la Freney GTX, une semi-auto pour l'alpinisme estivale. Très légère, elle représente une alternative à la Trango S EVO. Sera-telle aussi confortable? aussi précise en rocher, mais plus thermique et plus résistante? Ce serait alors le must de sa catégorie, même si le prix affiché (330€) en fait un modèle haut de gamme envers lequel bien des exigences seraient justifiées.

Données fabricant: Nouveau chaussant spécifique aux chaussures semi-automatiques; de la forme de pied jusqu'au bloc semelle, en passant par la coupe et le flex de la tige, tout est pensé pour que la chaussure soit parfaitement ajustée, et adaptée à la pratique. Un rapport poids/robustesse inégalé dans sa catégorie grâce aux matériaux (carbone) et au renfort latéral intérieur.
Résultat: confort extrême, longévité, protection du pied.

. Tige: microfibre et nylon haute ténacité, Schoeller, intérieur mousse moulée ergonomiquement
. Doublure: Gore Tex insulated comfort
. Bloc semelle: fait de 4 densités - PU, TPU, couche microporeuse et caoutchouc moulés -, d'une intercalaire en EVA et fibre de carbone et d'un élément supplémentaire autour du talon en TPU => protection, maintien anti-torsions et isolation thermique
Semelle Vibram Mulaz avec plots de relances, climbing zone, plots de freinage et canaux d'évacuation des débris et agglomérats.

Poids : 1,28kg
Prix public : 330€

Les tests:

Au premier abord, c'est une chaussure assez rigide, avec un pare-pierre complet. Un haut de tige assez protecteur pour la cheville mais avec beaucoup de souplesse et de flexibilité.
Taille et chaussant: La Freney affiche un chaussant médium, qui convient pour des pieds standards. Question taille, prendre sa pointure normale en chaussure de ville (indication qui ne dispense pas d'un essai).

Test en alpinisme de printemps sur des terrains variés: montée en refuge avec plusieurs traversées de torrents, alpages, pentes de neige, couloir de neige, escalade mixte en face nord, descente en neige chaude et long retour dans la vallée. Au total, 3800m de D+ et - avec un sac de14kg pour ce premier banc d'essai très complet.

Je n'ai pas éprouvé de point douloureux ni d'ampoule. Dans la partie alpinisme, la Freney s'est révélée très confortable. Je les ai resserrées et trouvé de très bonnes sensations tout en douceur et en fermeté.

Au niveau thermicité, juste une sensation de fraîcheur, mais pas de défaillance. Ce point sera approfondi par des tests en plus haute altitude.

Aucune défaillance non plus en matière d'imperméabilité, avec une descente de 2 heures dans de la neige très mole, et une remontée à un col où j'enfonçais au genou.

Arrivé au parking, je scrute la semelle qui n'affiche aucune trace prématurée d'usure.

Autre test en alpinisme: Une course de neige en mauvaises conditions durant laquelle la chaussure a été mise à contribution. Comme les autres modèles dans cette épreuve, elle n'a pas résisté à un brassage en règle (jusqu'à l'aine à la descente dans des pentes de 35°). Nous avions tous les pieds trempés quelque soient les modèles de chaussure utilisé. Ce qui est intéressant c'est que la fin de la descente, après le refuge, a été confortable, même avec les chaussettes mouillées.

Au niveau thermicité, avec des chaussettes moyennes, j'ai eu une petite sensation de froid dans un couloir entre 2800 et 3200m. Quelques mouvements d'orteils ont suffi pour rétablir le confort, mais ce point sera à surveiller par conditions plus sévères.
Les débuts des premières traces d'usure du bout de la semelle apparaissent après ces 8000m de dénivelés cumulés.

On enchaine avec une classique des Écrins, une course mixte neige et rocher. La Freney se comporte bien dans ces deux registres. Bien sur le caillou grâce à sa légèreté, sa précision sur les petites prises et son accroche satisfaisante en général. Rien à lui reprocher non plus dans la neige. Sa thermicité me semble très convenable pour une chaussure légère. Avec des chaussettes délibérément sous-dimensionnées pour une course d'altitude, j'ai eu juste une sensation de frais au levé du jour. Brasser dans la neige chaude n'a pas eu de mauvaises conséquences, je suis rentré les pieds secs. Par contre l'usure du bout de la semelle semble s'accélérer.

On continue avec une course rocheuse déjà d'envergure et 2200m de D+et D- supplémentaires. La chaussure va bien par sa légèreté. Mieux pour moi en neige raide qu'en rocher car le chaussant est un peu large devant pour mes pieds. Du coup ça bouge un peu sur les appuis finaux et ça me fait gamberger. Le confort lors de l'approche est toujours au RV. Je n'ai pas échappé cette fois à une ampoule au talon après 2200m de descente avec un gros sac mais sans douleur particulière.

Le seul vrai souci est l'usure de la semelle sur le devant (climbing zone), d'une façon générale et en particulier dès que l'on fait une course rocheuse. Je vois que c'est la même (Vibram Mulaz 1229) que sur les Trango S Evo, le souci de cette dernière étant justement l'usure rapide des semelles ce sera ici la même équation... La Freney étant au moins aussi rigide, la semelle partira aussi vite. J'ai fait 4 grandes courses avec, dont 3 avec de l'escalade rocheuse et la moitié de la semelle est partie en pointe

L'imperméabilité est toujours mise à pleine contribution dans la neige lourde et fondante. La Freney s'en est très bien sortie sur des virées de deux jours par toutes neiges. Des traversées de torrents un peu osées ont été une bonne surprise. Pas d'infiltration.

Test en hivernale sur deux jours en mars. Deux sommets à 3300 et 3200m. Dans le domaine de la thermicité, si la météo était au grand beau avec un soleil généreux le premier jour, de longs passages matinaux en neige froide et à une altitude de plus de 3200m m'ont permis de bien jauger les Freney. Avec des chaussettes moyennes et des semelles intérieures standards, j'ai très bien supporté ces conditions somme toutes assez clémentes mais franchement négatives le matin du deuxième jour. Tout juste une sensation de fraîcheur aux arpions, sinon les Freney ont très bien supporté ces conditions hivernales d'altitude.

Test en alpinisme de printemps en conditions clémentes question températures, mais avec une neige profonde et chaude. La Freney reste bien imperméable et confortable. Légèreté appréciée.

Kit de sécurité (PIEPS)

- DVA DSP Pro et DVA DSP Sport

Détecteurs de Victimes d'Avalanche numériques à 3 antennes et dotés d'un processeur digital qui offre un champ de recherche circulaire optimum et une simplification de la recherche, même en cas de plusieurs victimes. Poids 320 et 330g sur ma balance avec piles et harnais. Les écrans sont en verre trempé. L'autonomie est de 200 heures pour le sport et donnée jusqu'à 400 heures pour le Pro.

Première sortie en ski dans des conditions pas faciles. Pas de test à proprement parler encore. Je l'ai juste porté autour du torse. Un curseur permet de passer de "off" à "send" et "search". Le boitier est préformé et haut de gamme.

Le curseur est assez dur, quasiment impossible à manipuler d'une seule main. L'intérêt est de l'empêcher de basculer d'un mode à l'autre. Mais par temps froid cela peut devenir difficile, surtout en cas de stress.

Test de portée. Les DSP pro et DSP Sport commencent à capter un signal à environ 50m. Cela fait tout de même 10 mètres de portée gagnée comparé à mon ancien Mammut Barryvox, acheté il y a environ 10 ans, et dont les données fabricant faisaient état de 60m. Les flèches directionnelles ne sont pas forcément à suivre au début. il vaut mieux, selon mon expérience, se fier au raccourcissement de la distance. Ensuite les flèches sont plus fiables.
Mode de recherche. Une victime: flèche indiquant la direction du signal de la victime avec affichage de la distance et signal sonore régulier qui change à 15, 4, et 2m. A deux mètres environ les flèches disparaissent indiquant le début de la recherche en croix.

Recherche multivictime: La numérisation du signal par trois antennes permet maintenant d'être plus efficace en cas de plusieurs skieurs ensevelis. On peut "marquer" la première victime trouvée et continuer la recherche des suivantes.  Il est supposé que d'autres sauveteurs dégagent alors la première victime localisée. Avec la sonde électronique Iprobe 220 (voir vidéo ci-dessous), on peut terminer le travail de recherche à la sonde, ou le donner à faire à quelqu'un pour aller vers la victime suivante.

Cette possibilité contribue à réduire significativement la durée des recherches et favorise les chances de survie. Cela permet en pratique de gagner beaucoup de temps en restant concentré sur la recherche pendant que d'autres s'activent au dégagement. Les avalanches à multi-victimes se révélant particulièrement mortelles.

DSP Pro / DSP Sport

Le DSP Pro est le plus abouti de chez Pieps. Il a une portée 10m supérieure à celle de la version Sport. Une chose que j'aime assez c'est la possibilité de mesure de la pente, ce qui donne une indication de première importance sur le risque d'avalanche. Pour ce faire, en mode émission, on appuie sur une touche quelques secondes, on vise l'angle à mesurer qui s'affiche en degrés. Le retour en émission de signal se fait automatiquement.

 

- Pelle Tour T

Une pelle alu, au manche ergonomique. Rallonge; Grip, et poignée. Pesée 648g sur ma balance. Bonne prise en main. Rallonge facile. Efficace en recherche de victime (testée en exercice). Passer du plastique à l'aluminium est assez parlant, en neige dure j'entends. J'aurais tendance à dire que la pelle en plastique n'est pas une vraie pelle, ou est à considérer comme une sous-pelle. L'efficacité d'une pelle alu comme la Tour T pour tailler un abri, et bien évidemment pour sortir une victime ensevelie sous de la neige tassée sera nettement supérieure et confortera le sauveteur dans son effort.

 - Sonde iProbe 220

Une sonde électronique numérique dotée d'un indicateur optique et sonore pouvant  détecter n'importe quel DVA répondant à la norme EN 300718 et désactiver un DVA PIEPS à la demande. Poids: 370g sur ma balance. Sonde en 5 brins pour 220 cm, elle se rigidifie très rapidement et se vérouille automatiquement. Mise en fonction du système de recherche optique en appuyant 3 fois sur le gros bouton jaune de la poignée (signal biiip de mise en route, puis signal de recherche. Une seule pile dans la poignée.

 

 

Cette sonde électronique permet de localiser le DVA d'une victime d'avalanche en 3 phases:

A1- pas d'émetteur à proximité: signal sonore permanent (tschip...tschip...tschip)

A2- émetteur actif à proximité; environ de 0.5 à 2m (données fabricants vérifiées en indoor) : les signaux sonores et lumineux augmentent pour préciser la proximité de la cible.

A3- émetteur actif à proximité immédiate (vers 50 cm) : émission d'un signal sonore et d'un signal optique continu (piiiiiiiiiep!)