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Voici la liste des matériels actuellement en tests et qui feront l'objet d'un article dans les mois qui viennent.

 

Chemises anti-moutiques(CimAlp)

Nous testons une chemise étudiée pour les périodes chaudes, les voyages sous les tropiques, qui protège du soleil et des moustiques. Cette chemise fait partie de la ligne «Travel Series» de CimAP, une ligne finitions soignées. Tissu léger à porter et qui sèche rapidement sans odeurs, même après plusieurs utilisations sans lavage. Nous testons le modèle homme "Acapulco 2" et le modèle femme "Alicante 2" toutes deux au prix de 70€.

Données fabricant: Coupe masculine avec deux poches à rabat sur la poitrine.
Aération dos pour une circulation efficace de l'air.
Fluidité et légèreté du tissu pour une sensation de fraîcheur.
Manches retroussables et réglables grâce à une patte à bouton.
Nuque protégée efficacement contre les ardeurs du soleil grâce au col à double rabat.
Petite peau de chamois sur l'intérieur du pan droit pour nettoyer les lunettes.
Anneaux de séchage pour suspendre le vêtement n'importe où sans pince à linge.
Ce vêtement bénéficie d'un traitement anti-moustiques testé par des professionnels aux quatre coins du monde. Ce traitement est un répulsif puissant, testé sur les tiques ixodes ricinus et les moustiques de la fièvre jaune. 
Il est également utilisé par les forces de l'OTAN. Il est certifié OEKO-TEX 100: testé dermathologiquement, sans odeurs et inoffensif pour l'homme. Le traitement EULAN® conserve encore plus de 80 % de son efficacité après 30 lavages à 30 °C. Molécule active Permethrine. 
Test en Provence: J'ai porté la chemise Acapulco2 au pied de la Sainte Victoire. La chemise est ultra légère et vraiment agréable lorsqu'il fait chaud. On peut relever et accrocher les manches en haut des bras. J'ai été surpris et amusé par un petit additif en micro fibres pour nettoyer ses lunettes. Cousu sur le bas de la chemise, il peut en effet se révéler très utile en ambiance humide, ou généralement lorsqu'il fait chaud et que la transpiration est assez présente pour polluer notre espace visuel. Un accessoire très intéressant! Concernant les moustiques, ils étaient là car j'ai été piqué aux chevilles, mais pas d'attaques sur le haut du corps...
Test en randonnée par temps chaud: 4 heures de marche en juillet, avec une descente en versant sud dans le milieu de l'après midi. La chemise est très légère et agréable. le l'ai ressentie assez solide pour ne pas trop souffrir des frottements du sac à dos. Le fabricant indique que le tissu sèche rapidement sans odeurs; c'est vrai qu'après cette randonnée estivale, la chemise sentait un peu, mais au séchage l'odeur a disparue. Etonnant et à suivre...
Test en moyenne montagne par températures élevées (30°) en sous bois et dans des zones peuplées de fougères aigle. La chemise est agréable et semble efficace contre les insectes. Les zones parcourues étant réputées pour la présence de tiques et de moustiques. On remonte facilement les manches quand la chaleur est trop lourde, mais si les moustiques sont virulents, on les abaissera aussi très facilement.

Tente Hogan UL 2p (Vaude)

Tente dôme 3 saisons, 2 personnes, Superficie 2.6m²
Longueur intérieure 220 cm x largeur max/min: 130/105 cm
Hauteur de la tente intérieure: 95 cm
Poids total: 1860 g
Taille pliée: 56 x 15 cm
Double-toit: Polyamide 40D ripstop ; colonne d’eau 3000 mm.
Tente intérieure: Polyester 30D ripstop
Tapis de sol: Polyamide 40D, colonne d’eau 10.000 mm.
Arceaux aluminium NSL 9.6mm / section de 44.5 cm
15 piquets
6 cordelettes/ Haubans

Et voilà en test une tente 2 places taillée pour l'aventure et qui pèse moins de 2kg, autoportante, pour ne pas trop dépendre des possibilités d'attaches du terrain, et pas trop fragile. Sur ma balance c'est 1910 grammes tout compris. Je verrais à l'usage si l'on peut alléger l'ensemble en limitant le nombre de piquets.
En attendant des conditions envisageables pour aller en altitude avec la Hogan, je réalise quelques tests en moyenne altitude, comme ici sur le sommet du Cousson, un petit sommet au dessus de Digne.

Bilan de ces premiers tests en conditions estivales: Pour le premier montage, j'y suis allé à l'instinct sans me référer à la notice de montage présente sur la housse (au demeurant fort succinte). Lors du premier montage, et malgré un petit vent, la tente s'est facilement montée et fut opérationnelle en 10 minutes. C'est Le gros point positif pour une tente d'altitude, pouvoir la monter rapidement et instinctivement la rend envisageable lorsque les conditions rendront le montage compliqué.

Le montage de la Hogan UL est instinctif et rapide
: 1°) monter les arceaux et les clipper à la cloison ; 2°) fixer la tente au sol à l'aide des sardines en titane; 3°) installer le double toit en utilisant les sardines en place plus quelques rajouts.
Les tissus, notamment le double toit, me font penser à des toiles de voile -genre parapente-. Attention par vent fort, ils pourraient facilement glisser entre les doigts si on ne les maintient fermement.


En attendant de produire mes propres images de tests, voici le montage décrit en vidéo

Habitabilité: La Hogan UL 2P propose un habitacle rectangulaire. Assez étroit en largeur, mais suffisant pour deux personnes, et donnant beaucoup de champ dans la longueur. Un homme de grande taille peut facilement s'y tenir assis.

Confort: J'ai bien aimé l'aération de la porte, un pan de tissu qui laisse la plce à une moustiquaire. C'est plutôt grand comme ouverture, et je l'ai apprécié en été en altitude moyenne. A mon avis, ce sera à restreindre ou éviter en conditions froides. 
J'aime beaucoup le "fil d'étendage au plafond pour les chaussettes mouillées", les deux poches latérales près de l'entrée, et les cloisons "verticales" qui rendent l'habitacle confortable.
L'abside est suffisante pour y mettre deux sacs de 40 litres et des chaussures dessus.
La tente (première cloison) est en tissu plein (non ajouré) ce qui présage une résistance thermique intéressante pour les futurs tests en altitude ou en hiver.
La tente a été testée avec des matelas prolite plus. C'était très confortable, mais le mérite en revient au matela car la Hogan est une tente Ultra light, dotée, on s'en doute d'un tapis de sol fin.

Tests en altitude en août. La Hogan UL tient sur des vires herbeuses parfois improbables, grâce à la structure autoportante. Plusieurs tests ont eu lieux à 2600m dans les coins les plus reculés du Valgaudemar où nous avons pu expérimenter l'habitabilité de la tente lorsqu'il pleut et que tout le matériel doit être à l'abri. A deux personnes avec un peu de matos, la Hogan UL offre une habitabilité très confortable, la dimension de la chambre permet de stocker beaucoup de matériel, dont les sacs derrière sa tête.

Test d'imperméabilité: 5 heures de pluie continue et allant crescendo, avec quelques activités orageuses n'ont pas altéré notre moral, ni la protection du double toit qui a sagement encaissé les ondées sans perméabilité. Nous avons juste constaté une petite condensation malgré l'ouverture en grand de l'aération. Mais rien de pénalisant si l'on prend en compte l'écart de température entre l'extérieur et l'intérieur de la tente. Au matin, pour le rangement de la tente, le double toit se secoue bien et évacue plus de la moitié des restes de pluie avant son rangement dans la housse. En cours de journée, au bord d'un lac, 10 minutes suffisent pour tout sécher.

 

Geko Ice(Camp)

Données fabricant: Le Geko Ice, conçu pour l’alpinisme et l’escalade en glace, établit de nouvelles normes en matière de sensibilité et de précision dans le domaine des gants pour les activités techniques. Grâce à la technologie, “No slip” appliquée sur la paume, toutes les couches sont couplées entre elles pour éviter le glissement et assurer une excellente prise en main du matériel. Les performances sont améliorées par l’enveloppe en tissu extensible et par la construction des doigts préformés pour d’avantage de sensibilité.

• Technologie “No slip” (antiglissement) à la paume pour garantir une meilleure prise du matériel
• Membrane DRYZONE® imperméable et respirante
• Rembourrage en PrimaLoft® One 100 g/m²
• Paume en cuir de chèvre souple et durable (sans chrome), déperlant et respirant
• Tissu extérieur stretch pour une bonne souplesse.
• Fourrure synthétique interne pour une bonne protection thermique.
• Doigts très préformés pour une bonne préhension des piolets et bâtons.
• Renfort en cuir sur la paume entière avec retour sur le dessus de la main pour une excellente résistance à l’abrasion
• Petite sangle de poignet

tests en hivernale
(préalpes de Digne, sommet 2500m). J'ai apprécié le faible encombrement des Geko Ice pour leur thermicité. Ce ne sont pas des moufles mais pour des gants relativement minces, je les ai trouvé opérationnels pour gérer des températures déjà bien engagées dans le négatif. Ils sont équipés d'une attache poignet, ainsi que d'un verrouillage par velcros que l'on doit ouvrir et fermer à chaque entre/sortie des mains dans les gants. Leur précision de préhension est très bonne pour la paume (tenue d'un piolet, d'une pelle), le cuir est beaucoup plus technique que les nylons pour ces actions. Je pense qu'il y aura une nette différence pour la préhension des piolets en pente raide. Leur précision est moins fine pour les doigts mais on arrive encore à bricoler la cuisine au bivouac avec si l'on est patient.

Avec un bon windstop, et une membrane, c'est un gant qui est taillé pour les hivernales en bonnes conditions. Avec un sous gant fin, il gagnera en thermicité. Pour les températures vraiment froides et durables, il faut passer à l'échelon au dessus, ce qui veut dire des moufles.

Sur un bivouac où il a fallu construire un igloo en urgence, les Geko Ice ont été très utiles par leur protection contre le froid de la fin de journée, contre l'humidité de la neige et leur précision. Je n'aurai pas pu m'en sortir avec des moufles, ou pas aussi bien. Laissés en dehors du duvet dans l'igloo, le lendemain, l'intérieur des gants était humide (condensation?). Le lendemain a donc été difficile avec ces gants humides, mais ils ont finalement séchés assez vite à la faveur d'une journée sèche.



Talus II Women (Sea to Summit)

Les tests de duvets 3/4 saisons continuent. Cette fois avec un modèle "femme" de la marque australienne Sea to Summit. Va t-on réussir à effectuer d'authentiques tests en situation?, c'est à dire là où l'on va pousser le matériel (et parfois aussi l'humain qui est dedans) dans ses limites... C'est en effet à la gente féminine de tester ce sac de couchage qui a été étudié et conçu pour elle. La taille L se limite à 1.83m et le garnissage en duvet de canard traité dry et au gonflant mesuré à 750+ est censé répondre à la sensibilité féminine en matière de bivouac hivernal. Gros chalenge... Son aspect solide, pratique, tout en étant confortable, devrait être une motivation pour les dames ou demoiselles. Testeuses à vos marques ...

Données fabricant: Sac de couchage 3 saisons Talus Women TSII
Garnissage duvet de canard Cuin ULTRA-DRY Down 750+ cuin
Régular: 650g de garnissage pour 1170g au total
Large: 700g de garnissage pour 1245g au total
Température confort -3°C - Temp confort limite -10°C - Temp extrême -28°C
Taille S: personne mesurant jusqu'à 170 cm - M: de 170 à 183 cm - L: 183 à 195 cm
Dimension compressée: 8,9 litres
Tissu extérieur: 2D NanoShell imperméabilité 1000 mm et respirabilité 7500g/m2/24h
Tissu intérieur: Polyester 20D ultra doux
Livré avec une housse de rangement et une housse de compression.
Prix: 359€
J'apprécie les "accessoires" de la marque: un sac de compression de bonne facture (j'y reviendrai plus tard) et un sac de rangement avec deux dimensions possibles, pratique selon la place dont on dispose pour entreposer le duvet.
Sur ma balance, l'ensemble sac de couchage + sac de compression affiche sur ma balance, en grande taille (L) 1330 g , soit 1252g pour le sac de couchage (700 g de garnissage) et 78 g pour le sac de compression. C'est très proche des données fabricant. Je fais un rapide test pour ressentir le sac, par températures légèrement positives, mais c'est un sac conçu pour les femmes et le test doit donc être effectué par des femmes.

On commence avec Célia qui part en janvier pour un stage de danse dans les dunes de Merzouga au Maroc. Le campement se fera sous tente berbère, avec des matelas, mais on lui annonce des nuits à -5°C et elle est frileuse, alors le Talus II ne sera pas de trop. D'autant que les activités physiques seront soutenues, danser 3 heures durant dans le sable froid, ça vaut bien 1100m de D+ en neige lourde. Voici son retour: Ce fut un réel confort de dormir dans le Talus II: une sensation de légèreté et de protection, avec la collerette qui enveloppe bien le cou, de manière indépendante de la capuche. Au niveau thermicité, c'était excellent! Je déteste dormir engoncée avec plusieurs couches et pouvoir dormir en simple t-shirt et caleçon long fut un luxe apprécié. Mes voisins de tente qui n’avaient pas le même équipement ont parfois souffert du froid. C'est là que l'on voit que l'on a du bon matos. J’ai pu bien récupérer chaque nuit de nos longues journées qui débutaient au lever du soleil: ateliers de danse quotidiens dans le sable, auxquels s’ajoutaient des marches méditatives d’environ 2h un jour sur deux, sachant que le corps est soumis à des différentiels de température importants: au soleil on est vite autour des 30°C, mais ça plonge rapidement entre 0 et 5°C lorsque la nuit tombe en janvier.
Ce que j’ai également apprécié, c’est la poche intérieure, très pratique pour ranger les appareils électroniques type portable et caméra.
On continue avec Marie qui part tester le Talus II au sommet du Luberon la nuit du 1 au 2 avril, à 1100 mètres, sous tente, avec matelas 3,5cm. Il y avait 40/45 km/h de vent, et la température est descendue à 0°.
Après une heure et demi de montée pour 600 mètres de dénivelé, nous prenons un temps pour récupérer avant d’explorer les alentours, de manger, et de se glisser sous la tente.
C’est un sac de couchage L, pour moi qui fais 1m60 c'était donc très confortable, mais il fallait chauffer tout ça!. Une fois déplié, le sac de couchage donne immédiatement un gonflant exquis.
J’ai dormi habillée, avec chaussettes de laine, collant en coton, pantalon et petite polaire en haut, mais pas une seconde je n’ai eu peur d’avoir froid (avec le recul, j’aurais largement pu faire sans le pantalon). Dès l’entrée dans le sac de couchage, est arrivée une sensation de chaleur et de confort qui a duré toute la nuit. Pas de chaleur excessive ni de transpiration non plus, la ventilation se fait très bien. Je peux être frileuse la nuit, surtout des pieds, mais là aucun problème. La capuche tient parfaitement en place, sans qu’on se sente engoncée. Le maniement de la collerette et de la capuche est très simple ; les fermetures éclair coulissent facilement, aucun risque qu’elles se prennent dans le revers puisqu’il a été remplacé par une sorte de bordure thermocollée.
J’aurais volontiers prolongé le test sur une deuxième nuit !

L'avis de Roland: bon sac de compression, volume final comprimé 30% plus gros que le Panyam 450; soit le cumulus comprimé est vraiment petit (ce que je pense) soit je n’ai pas osé le comprimer tout à fait au bout (mais j’ai quand même insisté)
La qualité des finitions est vraiment bluffante en particulier cette fermeture éclair, le contraste est assez surprenant entre le tissu extérieur un peu « raide » et « épais » et le soyeux tissu intérieur. Je note le soin particulier, concernant le garnissage, apporté au compartiment pour les pieds, ainsi qu'une très agréable sensation de solidité générale.

TRex lacets (Boldrini)

Avec mes pieds qui souffrent après 35 ans de pratique, je ne cherche plus uniquement la performance mais un compromis confort-technicité qui ne sollicite pas trop l'articulation du gros orteil. Je teste un tas de chaussons au Vieux Campeur en espérant un chausson assez rigide pour soutenir mes articulations sur des appuis en pointe, et assez confortable pour les grandes voies qui sont désormais mes lieux de prédilections. Après moult essais, j'enfile une paire de TRex et sens que la tige colle bien à mon pied fin. Sur le mini-mur, en pointe, je vois que la voute plantaire participe à l'effort et que celui-ci est assez réparti sur l'ensemble du pied. Le chausson n'est pas trop cher (78€) et je l'embarque pour un essai. Sur les indications d'une grimpeuse essayeuse à côté de moi je prends ma pointure car le chausson est réputé pour ne pas bouger. Je dois dire qu'une simple demi-pointure de moins devient difficile à gérer.

Et bien en fait ça commence en salle, vu la météo... Deux heures et demi de tests en ambiance très verticale sur les prises artificielles. Le TRex lacets s'enfile facilement et le serrage des lacets est présent en pointe, plus espacé sur le coup de pied qui se règle rapidement. Le chausson est confortable. J'ai pour ce premier test juste un peu mal à mon pied le plus fort, que je dois enlever entre deux voies. Dans l'ensemble il enserre bien mon pied sans le blesser. C'est plutôt souple mais l'ensemble du pied travaille sur un appui frontal et je n'ai pas eu trop mal aux arpions le lendemain, contrairement à ce qui se passe avec des chaussons souples lorsque je dois forcer. La précision me semble bonne. Le chaussant semble convenir aux pieds médium et fin.

Test en grande voie, type "montagne": Le TRex n'est pas une pantoufle et je termine les trois heures de grimpe avec un mal aux pieds certain. Mais je ne perd pas de vue que le chausson est encore neuf.
Question technicité, rien à dire. Les positions frontales pour rechercher l'adhérence sont faciles. C'est assez souple pour bien adhérer.
Les prises de carre m'ont semblé bonnes sans être extraordinaires, mais je vérifierai ça dans des passages plus techniques.

Quelques semaines plus tard, le chausson s'est assoupli et fait à mes pieds. Une voie similaire ne me donne plus mal aux pieds? Je crois que j'ai trouvé le chausson qu'il me faut pour grimper des heures durant en itinéraire engagé, sans penser à ses pieds. AU niveau technicité, c'est souple, bien pour les pas d'adhérence, c'est précis. Assez technique pour moi.

En couenne sur une après midi d'hiver. Je suis plutôt satisfait du compromis confort/technicité. Le chausson est assez souple, précis, et il ne me détruit pas les pieds, notamment mes articulations fragiles du gros orteil.

Kit de sécurité (PIEPS)

- DVA DSP Pro et DVA DSP Sport

Détecteurs de Victimes d'Avalanche numériques à 3 antennes et dotés d'un processeur digital qui offre un champ de recherche circulaire optimum et une simplification de la recherche, même en cas de plusieurs victimes. Poids 320 et 330g sur ma balance avec piles et harnais. Les écrans sont en verre trempé. L'autonomie est de 200 heures pour le sport et donnée jusqu'à 400 heures pour le Pro.

Première sortie en ski dans des conditions pas faciles. Pas de test à proprement parler encore. Je l'ai juste porté autour du torse. Un curseur permet de passer de "off" à "send" et "search". Le boitier est préformé et haut de gamme.

Le curseur est assez dur, quasiment impossible à manipuler d'une seule main. L'intérêt est de l'empêcher de basculer d'un mode à l'autre. Mais par temps froid cela peut devenir difficile, surtout en cas de stress.

Test de portée. Les DSP pro et DSP Sport commencent à capter un signal à environ 50m. Cela fait tout de même 10 mètres de portée gagnée comparé à mon ancien Mammut Barryvox, acheté il y a environ 10 ans, et dont les données fabricant faisaient état de 60m. Les flèches directionnelles ne sont pas forcément à suivre au début. il vaut mieux, selon mon expérience, se fier au raccourcissement de la distance. Ensuite les flèches sont plus fiables.
Mode de recherche. Une victime:flèche indiquant la direction du signal de la victime avec affichage de la distance et signal sonore régulier qui change à 15, 4, et 2m. A deux mètres environ les flèches disparaissent indiquant le début de la recherche en croix.

Recherche multivictime: La numérisation du signal par trois antennes permet maintenant d'être plus efficace en cas de plusieurs skieurs ensevelis. On peut "marquer" la première victime trouvée et continuer la recherche des suivantes.  Il est supposé que d'autres sauveteurs dégagent alors la première victime localisée. Avec la sonde électronique Iprobe 220 (voir vidéo ci-dessous), on peut terminer le travail de recherche à la sonde, ou le donner à faire à quelqu'un pour aller vers la victime suivante.

Cette possibilité contribue à réduire significativement la durée des recherches et favorise les chances de survie. Cela permet en pratique de gagner beaucoup de temps en restant concentré sur la recherche pendant que d'autres s'activent au dégagement. Les avalanches à multi-victimes se révélant particulièrement mortelles.

DSP Pro / DSP Sport

Le DSP Pro est le plus abouti de chez Pieps. Il a une portée 10m supérieure à celle de la version Sport. Une chose que j'aime assez c'est la possibilité de mesure de la pente, ce qui donne une indication de première importance sur le risque d'avalanche. Pour ce faire, en mode émission, on appuie sur une touche quelques secondes, on vise l'angle à mesurer qui s'affiche en degrés. Le retour en émission de signal se fait automatiquement.

 

- Pelle Tour T

Une pelle alu, au manche ergonomique. Rallonge; Grip, et poignée. Pesée 648g sur ma balance. Bonne prise en main. Rallonge facile. Efficace en recherche de victime (testée en exercice). Passer du plastique à l'aluminium est assez parlant, en neige dure j'entends. J'aurais tendance à dire que la pelle en plastique n'est pas une vraie pelle, ou est à considérer comme une sous-pelle. L'efficacité d'une pelle alu comme la Tour T pour tailler un abri, et bien évidemment pour sortir une victime ensevelie sous de la neige tassée sera nettement supérieure et confortera le sauveteur dans son effort.

 - Sonde iProbe 220

Une sonde électronique numérique dotée d'un indicateur optique et sonore pouvant  détecter n'importe quel DVA répondant à la norme EN 300718 et désactiver un DVA PIEPS à la demande. Poids: 370g sur ma balance. Sonde en 5 brins pour 220 cm, elle se rigidifie très rapidement et se vérouille automatiquement. Mise en fonction du système de recherche optique en appuyant 3 fois sur le gros bouton jaune de la poignée (signal biiip de mise en route, puis signal de recherche. Une seule pile dans la poignée.

 

 

Cette sonde électronique permet de localiser le DVA d'une victime d'avalanche en 3 phases:

A1- pas d'émetteur à proximité: signal sonore permanent (tschip...tschip...tschip)

A2- émetteur actif à proximité; environ de 0.5 à 2m (données fabricants vérifiées en indoor) : les signaux sonores et lumineux augmentent pour préciser la proximité de la cible.

A3- émetteur actif à proximité immédiate (vers 50 cm) : émission d'un signal sonore et d'un signal optique continu (piiiiiiiiiep!)