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Voici la liste des matériels actuellement en tests et qui feront l'objet d'un article dans les mois qui viennent.

 

Pantalon ski de randonnée Transalpin (CimAlp)

Suite à mes essais du nouveau RockfitIII, publiés en mars, je trouvais que son seul défaut était de ne pas être vraiment compatible avec le ski de rando. Mais CimAlp a développé un pantalon très proche en version ski: le Transalpin. Toujours en noir et aussi en rouge, avec bretelles. C'est un pantalon homme conçu pour le ski de rando mais très polyvalent, Softshell 2 couches, coupe-vent et très respirant. Guêtres pare-neige intégrées. Super stretch 3D-Flex. Il y a toujours les crochets bas de jambes sur le lacet de chaussure, le tissu Softshell 3D-Flex Windproof dryskin 240g/m² qui contient du Cordura® 6.6 pour une résistance maximum à l'abrasion et aux déchirures. Une coupe ergonomique est légèrement plus ajustée que la coupe CIMALP® classique, mais vous aurez largement la place de porter un caleçon thermique en-dessous en hiver. Garantie à vie CIMALP®. Existe aussi en rouge, le modèle que je choisis.

Le Transalpin reprend les tissus et la coupe du Rockfit, mais son adaptation au ski de rando apporte de nombreuses différences. La gestion des poches est très différentes: celles du devant des cuisses et ont disparues ainsi que la poche arrière zippée. Le Transalpin a donc en tout, deux poches latérales dont celles de droite avec un compartiment en filet , muni d'une boucle (pour les clés?).
Le bas du pantalon comporte une guêtre en nylon et un soufflet avec deux bouton pression pour un réglage adapté au chevauchement de la chaussure de ski. Des bretelles, simples, sont facilement amovibles grâce à leur tenue par des scratchs. Je les trouve un peu justes pour un utilisateur de 1.90m.  
Le bas du pantalon se place donc sur la chaussure de ski. Mes tests sur une Scapa Maestrale m'ont demandé un peu de concentration pour réussir à bien le faire descendre, avec sa guêtre, sur la coque, et il a fallu forcer pour verrouiller le bouton pression. Je pense que le tissu va peu à peu se détendre, cela devrait être plus facile assez rapidement. Le tout est d'arriver à passer le niveau des fixations supérieures. Une fois plus bas le verrouillage est plus facile.

Au niveau du confort, pour moi c'est le top. Le tissu est très agréable et étirable. Les renforts ne se ressentent pas. Même les bretelles, que je redoute habituellement, se font complètement oublier dans la journée, et le soir, je les enlève facilement. Elles sont très légères et se rangent dans une poche du sac à dos.

Respirabilité/confort thermique: Le Transalpin ne dispose pas d'une véritable aération zippée pour les montées ensoleillées à l'abri du vent. Mais la respirabilité de ses tissus est très bonne, elle est même impressionnante!. Testé sur l'ascension de l'Estrop avec 2 jours de canicule (22°C à l'ombre, et beaucoup plus au soleil), je n'ai pas souffert une seconde de la chaleur, malgré un sac de bivouac de plus de 10kg et un retour cuisant avec ma paire de ski sur le dos. Il était presque impossible de supporter un vêtement aux manches longues, et le Transalpin a été d'une neutralité bluffante. En contre partie, ce pantalon a un windstop limité. Un collant sera nécessaire pour contrer le vent et le froid.

Imperméabilité: testé lors de la construction d'un igloo dans l'urgence, deux heures de travail acharné les genoux ou les fesses dans la neige, les résultats ont été globalement positifs. Très bien pour les genoux qui ont complètement résisté à l'humidité, assez bien pour le fessier qui a gardé une sensation de frais, sans être vraiment mouillé.



MT 500 Pack ski de rando+ fix + peaux (Wedze)

Wedze reprend le flambeau du ski de rando pour le groupe Décathlon. Après la brève épopée des Bionnassay 700 (et 900) de chez Quechua, qui étaient des bons skis faciles, et pas trop chers, les skis de rando Wed'ze seront tous proposés en packs avec fixations, montés en usine, et munis peaux découpés à la taille et largeur. Le but est de faciliter la pratique en proposant un équipement tout compris, facile à régler et à utiliser.

La fabrication a changé, et l'offre concerne 3 skis bien différents:
-RT 500: Un modèle à 80 mm sous le pied, 50% piste, 50% rando, le ski idéal pour découvrir la pratique en station de ski dans les itinéraires balisés par les stations, un segment que nous appellerons Resort Touring
- XLD 500 RT: Un modèle à 80 mm sous le pied, 50% piste, 50% rando, le même avec des fixations low tech
- MT 500: Un modèle à 85 mm sous le pied, 30% piste, 70% rando, orienté montagne, un ski pour tous types de neige pour un segment Mountain Touring. Fixations lox teck
Ces packs seront disponibles à la vente en 2018/2019, à partir de septembre au prix de 600€ le pack complet..


J'ai testé le modèle MT 500. Les fix low tech sont appelées "tour light", ce sont des speed turn classiques dégriffées, montées avec une plaque de réglage qui permet de régler la fixation à un maximum de tailles de  chaussures. Je noteune vis de réglage en plastique (aluminium sur les speed turn classique) et la grande cale de montée sans tampon en caoutchouc.
Les peaux sont des Silvretta, 70% Mohair 30% synthétiques

- Poids fix/planches: sur ma balance, je note qu'il est plus lourd que le Bionnassay 700 (qui fait 7 cm de plus) avec ses 4070grammes la paire en 170 cm, équipée de fix, mais sans les peaux. C'est conforme à ce qu'annonce le fabricant, mais ce n'est pas spécialement motivant comme performance.
Les planches: Avec ses lignes de côte 134/84/116 c'est un ski (encore) plus généreux que le Bionnassay 700, dont il semble s'inspirer. Avec une bonne portance en profonde, la flottaison est bonne en neige profonde pas trop lourde. L'arrière bouge facilement dans les virages en pente raide. Pas mal du tout sur mes premiers tests. Mais le ski se révèle assez lourdaud pour la montée et son poids total (heureusement que les fix ne sont pas trop lourdes) est un poil démotivant pour les parcours de plusieurs jours.
Les fixations: j'ai déjà écrit un test complet et posté une vidéo sur ces fixations. C'est un modèle simple et léger mais qui occasionne trop souvent des déchaussages intempestifs à la montée, ce qui le rend peu fiable pour les montées à plus de 30°. Le plus angoissant est le pivotement de la fixation arrière en montée, qui vient se mettre en position "descente" et emprisonner le pied. C'est flippant et dangereux lorsqu'on est à l'approche d'une conversion dans une pente de 35°... Cela m'est arrivé 3 fois (quand même), sur deux jours d'ascension du sommet du massif des Trois Evéchés dans le 04; heureusement pas dans l'ascension des pentes raides, mais cela fait réfléchir. Je ne suis pas sûr que le choix de ce modèle, au final très décrié par les utilisateurs, ait été le meilleur pour ce pack.
Les peaux: Ces Sivretta 70% Mohair 30% synthétiques m'ont fait bonne impression lors de mes premiers tests: une accroche sans problème face à la pente en neige de regel, une dépose et repose assez facile, bien que le pack ne comprenne pas de filet, bien utile pour ces opérations. Le test principal a été le repeautage après une descente de 600m et avant d'enchainer une nouvelle montée; RAS, le ski essuyé rapidement au chiffon, la peau recolle facilement. La colle utilisée a l'air de bonne qualité; le décollage n'est pas trop violent et ça tient en deuxième et troisième utilisation en journée. La fixation arrière est à régler avec soin: j'ai eu quelques décrochages.


MQM Flex GTX (Merrell)

Chaussure basse et légère pour le "fast Hiking" ou la ballade décontractée sur bons sentiers.

• membrane GORE-TEX® imperméable, avec construction InvisibleFit : grâce à sa légèreté et sa respirabilité, ce modèle offre les mêmes sensations qu’une chaussure non imperméable
• Tige mesh et TPU
• Film Hyperlock™ imprimé TPU au niveau du contrefort talon, pour plus de sécurité
• Assise plantaire amovible en EVA
• Semelle intermédiaire EVA bi-directionnelle flexible avec technologie FLEXconnect™ pour plus d'agilité et de stabilité
• Amorti Merrell air cushion sous le talon pour absorber les chocs et offrir plus de stabilité
• Rembourrage TrailProtect™ pour plus de maintien hors pistes
• Semelle extérieure avec M Select™ GRIP pour une adhérence durable aux endroits et aux moments opportuns
• Crampons 3,5mm
POINTURES HOMME : 40-46.5, 48, 49, 50
Poids : 648g Pesée à 672 g la paire avec semelles intérieures sur ma balance.
Selon mes premiers essais, taille un peu grand. prendre 1/2 pointure en mois que sa taille de chaussure de ville.

Test en montagne provençale, je n'ai pas dit "colline", sur sentiers caillouteux et hors sentier, avec un sac à dos moyen de 6 kg. La chaussure est très confortable; du genre pantoufle; elle a un amorti moelleux, accentué par une semelle intérieure caoutchoutée de 3mm d'épaisseur. La semelle est bien crantée et j'ai trouvé une bonne adhérence sur le calcaire (sec). Très souple sur le dessus, c'est une chaussure qui donne beaucoup de sensations en "touché de pied", et assez de dynamisme avec un bloc talon bien dimensionné.
A voir la tenu du mesh sur le devant de la chaussure. Un peu protégé par une induction, qui reste légère. Il faudra voir si ça tuient dans le temps. Les protections en pare-pierre latérales, et sur l'arrière sont plus dimensionnées. A suivre...

Ribelle Od (Scarpa)

Dans le sillage de la Ribelle Tech, qui à été élu "produit de l'année 2017/2018" au Salon ISPO, la Ribelle Od est lancé par Scarpa pour la nouvelle saison 2018. Incorporant la technologie OutDry, c'est une chaussure de 695 grammes. Je la pèse à 732 grammes en 43 avec semelle de propreté. A première vue c'est une polyvalente pour une grande variété de pratiques en montagne, tout en gardant le concept de chaussure de randonnée. Semelle Vibram et système Sock fit pour un maximum de confort, les amortis semblent soignés. Le chaussant est médium/large
Prendre sa taille de chaussure de ville. Par exemple 43 pour du 43.

Première sortie hivernale, en raquette, sur le versant Est du Mourre de Simance (04). Deux jours de rando à gérer l'importante couche de neige, l'accès au sommet par son arête Est, et surtout le froid le premier jour. Je vois que la Ribelle Od est bien dans la famille Scarpa. Même si le chaussant se rapproche des standards, il reste typé pied large. Je m'en suis rendu compte en toute fin de parcours avec les derniers km sur une piste forestière "déroulante" où les pieds ont un peu bougé dans la largeur des coques. Résultat une petite ampoule sous la plante. Je pense faire quelques réglages en jouant sur la semelle intérieure. La semelle d'origine est fine et on la changera sans regrets.

Autre point qui milite pour un changement de semelle: la thermicité. La Ribelle Od a montré une thermicité somme toute assez standard pour une chaussure de sa catégorie. Ce qui veut dire qu'en hivernale, même pour un sommet de 2500m, une semelle thermique s'impose automatiquement. J'ai eu assez vite froid dans la montée de la première journée. Il faut dire que les conditions étaient un peu sérieuses avec un petit vent glacé et une ambiance de congélateur au dessus de 1800m. Sinon je n'ai trouvé à cette chaussure que des qualités: un confort général immédiat et assez total. Une étanchéité sans défaut sur cette course de neige froide, mais avec une descente en neige déjà bien travaillée le 2° jour. Une polyvalence "déroulé/technicité" que je trouve très bon - à confirmer par la suite-et, ah oui, j'oubliais... un look d'enfer!.
A suivre...
 

Geko Ice(Camp)

Données fabricant: Le Geko Ice, conçu pour l’alpinisme et l’escalade en glace, établit de nouvelles normes en matière de sensibilité et de précision dans le domaine des gants pour les activités techniques. Grâce à la technologie, “No slip” appliquée sur la paume, toutes les couches sont couplées entre elles pour éviter le glissement et assurer une excellente prise en main du matériel. Les performances sont améliorées par l’enveloppe en tissu extensible et par la construction des doigts préformés pour d’avantage de sensibilité.

• Technologie “No slip” (antiglissement) à la paume pour garantir une meilleure prise du matériel
• Membrane DRYZONE® imperméable et respirante
• Rembourrage en PrimaLoft® One 100 g/m²
• Paume en cuir de chèvre souple et durable (sans chrome), déperlant et respirant
• Tissu extérieur stretch pour une bonne souplesse.
• Fourrure synthétique interne pour une bonne protection thermique.
• Doigts très préformés pour une bonne préhension des piolets et bâtons.
• Renfort en cuir sur la paume entière avec retour sur le dessus de la main pour une excellente résistance à l’abrasion
• Petite sangle de poignet

Premiers tests en hivernale (préalpes de Digne, sommet 2500m). J'ai apprécié le faible encombrement des Geko Ice pour leur thermicité. Ce ne sont pas des moufles mais pour des gants relativement minces, je les ai trouvé opérationnels pour gérer des températures déjà bien engagées dans le négatif. Ils sont équipés d'une attache poignet, ainsi que d'un verrouillage par velcros que l'on doit ouvrir et fermer à chaque entre/sortie des mains dans les gants. Leur précision de préhension est très bonne pour la paume (tenue d'un piolet, d'une pelle), le cuir est beaucoup plus technique que les nylons pour ces actions. Je pense qu'il y aura une nette différence pour la préhension des piolets en pente raide. Leur précision est moins fine pour les doigts mais on arrive encore à bricoler la cuisine au bivouac avec si l'on est patient.

Avec un bon windstop, et une membrane, c'est un gant qui est taillé pour les hivernales en bonnes conditions. Avec un sous gant fin, il gagnera en thermicité. Pour les températures vraiment froides et durables, il faut passer à l'échelon au dessus, ce qui veut dire des moufles.

Sur un bivouac où il a fallu construire un igloo en urgence, les Geko Ice ont été très utiles par leur protection contre le froid de la fin de journée, contre l'humidité de la neige et leur précision. Je n'aurai pas pu m'en sortir avec des moufles, ou pas aussi bien. Laissés en dehors du duvet dans l'igloo, le lendemain, l'intérieur des gants était humide (condensation?). Le lendemain a donc été difficile avec ces gants humides, mais ils ont finalement séchés assez vite à la faveur d'une journée sèche.

Sac de couchage Makalu 1 (Simond)

Il y a maintenant 10 ans, j'effectuais mon premier test de sac de couchage en hiver avec un Quechua (test publié sur ce site). En dix ans, le groupe Décathlon a multiplié et diversifié ses matériels en duvet. La filière de canards chinois permet de proposer des vestes, ou des sacs de couchage en plume à des prix inédits sur le marché. Mais un sac de couchage n'est pas qu'une enveloppe remplie de duvet. L'architecture, les cloisonnements, sont autant de réponses aux agressions du froid que l'est le garnissage. Simond, qui a repris le flambeau pour le matériel d'alpinisme, mets aujourd'hui sa griffe sur des sacs de couchage destinés aux 4 saisons. Au nom prestigieux de "Makalu", la montagne de l'Himalaya préférée des français, ils doivent répondre aux exigences de nuits par températures négatives. Nous avons testé le Makalu1, le plus petit de la gamme, utilise 660 grammes de duvet de canard de Chine, mesuré à 660 Cuin (données fabricant), et affiche une ambition déjà certaine: un confort entre -4° et -11°C.

Pour 150€, un niveau de prix vraiment en dessous de ce que fait la concurrence pour ce genre de performances, ce serait une belle réussite, voir un exploit. Nous verrons ce que ça donne après une série de tests, en été mais en altitude, et en hiver à 2000m.

Nous testons le Makalu1 en taille L
Poids: le fabricant annonce 1280 grammes pour 660 grammes de garnissage.
Sur notre balance, le poids total avec le sac de compression est de 1360 grammes. Ce qui représente plus du double du garnissage.

Le Makalu1 se positionne donc dans la catégorie des sacs de couchage "Moyens/Lourds" avec un poids de garnissage de plus de 600 grammes, et un volume également moyen, qui bénéficie d'un sac de compression efficace.
Sur l'ensemble de mes tests de duvets, l'objectif d'un confort de -4 à -11°C, se situe effectivement sur des sacs de cette dimension.

Un mot sur le duvet utilisé par Simond: Comme celui utilisé dans l'ensemble des produits Décathlon, il s'agit de duvet de canard. A priori prélevé sur des animaux de boucherie, ce qui permet, et c'est une bonne chose, au fabricant de dire que le duvet est prélevé uniquement sur des animaux morts. Le coût du duvet rentre pour beaucoup dans le prix global, plus le duvet est gonflant, purifié, plus c'est cher. Ici nous pouvons nous attendre à du duvet de canards immatures pour le gonflant, ce qui donne un Cuin de 660 (norme CE). Si le duvet de canard est moins qualitatif que le duvet d'oie, certaines marques comme Pyrenex arrive à le purifier et à le trier au point d'arriver à un Cuin supérieur à 850!.
En résumé, le garnissage du Makalu a un gonflant très moyen pour un sac de couchage. Selon mon ressenti, la différence de gonflant du garnissage sera moins flagrante sur un vêtement que dans un sac de couchage. Cela tient à différents facteurs, notamment le fait que la quantité de duvet pour une doudoune, même grosse, est  trois fois moins importante que dans un sac de couchage.

Test initié par Jean. A suivre...

Hydraulics reservoir 2 litres (Osprey)

Les réservoirs souples ou les poches à eau sont des matériels intéressants. Depuis leur apparition, j'ai complètement délaissé la gourde rigide qui est plus difficilement utilisable dans l'effort, et qui demande souvent de poser le sac à dos pour s'hydrater. Evidemment ils sont délicats à utiliser en hiver, mais pas impossibles. On peut garder le tuyau à l'intérieur du sac où il ne gèlera que par des températures approchant les -10°C et au delà. Dès que le soleil arrive , et si l'on est sur le bon versant, on peut user de la pipette sans trop de problème.
Pour mes activités, j'ai besoin de deux litres, quitte à faire des remplissages partiels. Ce modèle existe en 1l, 1.5l, 2l et 3 litres.

Poids: 0.210 kg- Sur ma balance: 0.220 kg soit 220g
Dimensions maximum (cm): 35 (l) x 15 (w) x 6 (d)
Prix constaté en janvier 2018: 35/40€

Une poche à eau de deux litres, semblable aux autres poches de deux litres? Ben non car il y a ici beaucoup d'accessoires et de fonctionnalités peu fréquentsd sur ce genre de matériel:
- Une plaque verso en plastique rigidifiant, qui facilité sa manipulation et son insertion dans le sac à dos
- Une "poignée" de portage, visible en bleu sur la photo ci-dessus.
- Le plus intéressant: une possibilité de sortir la poche du sac, pour aller la remplir, sans démonter le tuyau et les attaches qui le tiennent au sac. Quick connect permet par un clip de déssolidariser le tuyau de la poche en extérieur.
- Un système de fixation amovible, à positionner à son grès plus ou moins près de l'embout. Système qui se pose sur une sangle et qui "clippe" le tuyau par un aimant. L'avantage est que l'on a un positionnement affiné, l'inconvénient c'est que l'on ne sait pas toujours où placer cet aimant. Je l'ai positionné sur la sangle ventrale, à défaut de trouver mieux. Autre inconvénient: c'est une petite pièce facile à perdre.
La "valve de morsure" n'a pas de protection. Il est donc d'autant plus important de bien positionner le tuyau sur le sac pour qu'il ne touche pas le sol lors des poses ou au bivouac. Vu l'omniprésence des moutons sur les différents parcours de montagne, je regrette tout de même l'absence de protection de l'embout où l'on colle ses lèvres.
L'ensemble est pratique à manipuler: l'ouverture/fermeture de la poche se fait par une glissière plastique qui verrouille une pliure préformée très au point. On a pas à forcer pour fermer la poche notamment. La glissière est attachée pour éviter de la perdre au milieu des caillasses.
La température max que le plastique de la poche peut supporter sans se détériorer est de 60°

Talon 44 (Osprey)

Je continue ma recherche des meilleurs sac à dos pour les activités de montagne, dont on peut trouver un dossier comparatif sur Altituderando. Parmi les sacs références, figure le Talon de la marque Osprey. Dans le litrage polyvalent qui m'intéresse particulièrement, j'ai le choix entre le 33 et le 44 litres. D'après mes infos, le 33 litres est plutôt petit et sera difficile à utiliser pour des virées de plusieurs jours. Je choisis donc le 44, en rouge. D'après ce que je vois à prime abord, ce sac arrive à être très léger (1.1 kg pour plus de 40 litres), tout en étant plein d'accessoires. C'est assez remarquable.

Données fabricant: Poids: 1.1 kg (M/L). Sur ma balance c'est encore moins: 1080g
Dimensions maximum (cm): 67 (l) x 30 (w) x 33 (d)
Prix constaté en janvier 2018: de 130 à 150€
Basée sur 10 ans de travail de design, la nouvelle génération de produits emblématiques Talon est prête. Le modèle Talon 44 est doté d’un design sobre et moderne et répond à toutes vos attentes, quelle que soit la nature de vos aventures. Il s’agit d’un sac polyvalent, véritable professionnel de la montagne équipé de tous les détails pratiques nécessaires aux sorties hivernales d’un ou plusieurs jours.

Mes premières impressions. Primo, la légèreté. C'est vrai que pour 44 litres, c'est vraiment léger. Je verrai à l'usage si le portage n'en souffre pas. Je remarque avec étonnement quelques points innovants: la poche à eau ne se positionne plus à l'intérieur du sac mais dans une poche entre le sac et son armature dorsale. C'est à mon avis aussi protecteur, tout en étant bien plus simple en manipulations, puisque la poche peut être sortie sans ouvrir le sac à dos, par exemple pour la remplir à un torrent.
Autre point bluffant: les petites poches en mesh extensible bénéficient d'une ouverture sur le dessus, mais aussi latérale! Surprenant au début, avec la crainte de voir s'échapper des objets. Mais le gros avantage est de pouvoir farfouiner dans ces poches tout en marchant.
Le confort de portage est très bon. C'est d'autant plus remarquable que le sac à dos est léger et a du faire avec des matériaux moins denses. La ceinture ventrale joue un rôle important dans le maintient du poids et stabilise très bien l'ensemble.
J'ai remarqué que le réglage de hauteur de la sangle de torse était difficile à déplacer.

Chaussettes anti-tiques (Labonal)

Cette année pour la première fois depuis plus de 40 ans , je me suis coltiné une de ces horribles bestioles suceuses de sang et transmetteuses de vilaines maladies. Je n'ai pourtant pas une peau qui les attire, à contrario de ma femme pour qui elles ont une addiction au moins aussi forte que la mienne;-). La multiplication des cas de maladie de Lyme est une dure réalité. J'ai appris et découvert que certains fabricants se lançaient dans la recherche de textiles à traitement répulsif contre les insectes et particulièrement les tiques qui sont particulièrement dangereuses.

Voici donc les chaussettes LABONAL anti-tiques que je testerai particulièrement au printemps au moment ou les acariens sortent de leur tanière et attendent leurs proies (vous et moi). j'enverrai ma "crapule" en première ligne, c'est mon meilleur appât...

Données fabricant: LABONAL conçoit et fabrique ses chaussettes en France depuis 1924. Ce produit est particulièrement adapté à la lutte contre les piqûres de tiques. D’abord, ces chaussettes assurent une protection du bas des jambes. Cette partie du corps constitue la principale source d’accès à la peau des hommes. Ensuite, un principe actif contenu dans les chaussettes même repousse les tiques et agit sur leur odorat et leur système nerveux. Les tiques sont alors déboussolées, elles ne s’accrochent plus et ne sont plus en mesure de se fixer à la peau.
La chaussettes Anti-Tiques s’appuie sur un principe actif chimique qui garantit des effets durables. La résistance aux lavages est ainsi assurée au-delà même de la durée de vie de la chaussette. Ses composants ont été testés par un Laboratoire indépendant agrée par le Ministère de la Recherche qui n’a mis en évidence aucun effet secondaire irritant ou sensibilisant (traité avec de la perméthrine, peut provoquer une allergie cutanée). Quant au principe actif lui-même, il est certifié Œko-Tex® et recommandé par l’O.M.S. dans le cadre de la lutte contre les maladies vectorielles.
Semelle bouclette. Sans couture. 57% POLYESTER COOLMAX® - 17% COTON - 17% POLYAMIDE - 8% POLYPROPYLÈNE VIAFIL® - 1% ELASTHANNE. Prix: 28.60€
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Talus II Women (Sea to Summit)

Les tests de duvets 3/4 saisons continuent. Cette fois avec un modèle "femme" de la marque australienne Sea to Summit. Va t-on réussir à effectuer d'authentiques tests en situation?, c'est à dire là où l'on va pousser le matériel (et parfois aussi l'humain qui est dedans) dans ses limites... C'est en effet à la gente féminine de tester ce sac de couchage qui a été étudié et conçu pour elle. La taille L se limite à 1.83m et le garnissage en duvet de canard traité dry et au gonflant mesuré à 750+ est censé répondre à la sensibilité féminine en matière de bivouac hivernal. Gros chalenge... Son aspect solide, pratique, tout en étant confortable, devrait être une motivation pour les dames ou demoiselles. Testeuses à vos marques ...

Données fabricant: Sac de couchage 3 saisons Talus Women TSII
Garnissage duvet de canard Cuin ULTRA-DRY Down 750+ cuin
Régular: 650g de garnissage pour 1170g au total
Large: 700g de garnissage pour 1245g au total
Température confort -3°C - Temp confort limite -10°C - Temp extrême -28°C
Taille S: personne mesurant jusqu'à 170 cm - M: de 170 à 183 cm - L: 183 à 195 cm
Dimension compressée: 8,9 litres
Tissu extérieur: 2D NanoShell imperméabilité 1000 mm et respirabilité 7500g/m2/24h
Tissu intérieur: Polyester 20D ultra doux
Livré avec une housse de rangement et une housse de compression.
Prix: 359€
J'apprécie les "accessoires" de la marque: un sac de compression de bonne facture (j'y reviendrai plus tard) et un sac de rangement avec deux dimensions possibles, pratique selon la place dont on dispose pour entreposer le duvet.
Sur ma balance, l'ensemble sac de couchage + sac de compression affiche sur ma balance, en grande taille (L) 1330 g , soit 1252g pour le sac de couchage (700 g de garnissage) et 78 g pour le sac de compression. C'est très proche des données fabricant. Je fais un rapide test pour ressentir le sac, par températures légèrement positives, mais c'est un sac conçu pour les femmes et le test doit donc être effectué par des femmes.

On commence avec Célia qui part en janvier pour un stage de danse dans les dunes de Merzouga au Maroc. Le campement se fera sous tente berbère, avec des matelas, mais on lui annonce des nuits à -5°C et elle est frileuse, alors le Talus II ne sera pas de trop. D'autant que les activités physiques seront soutenues, danser 3 heures durant dans le sable froid, ça vaut bien 1100m de D+ en neige lourde. Voici son retour: Ce fut un réel confort de dormir dans le Talus II: une sensation de légèreté et de protection, avec la collerette qui enveloppe bien le cou, de manière indépendante de la capuche. Au niveau thermicité, c'était excellent! Je déteste dormir engoncée avec plusieurs couches et pouvoir dormir en simple t-shirt et caleçon long fut un luxe apprécié. Mes voisins de tente qui n’avaient pas le même équipement ont parfois souffert du froid. C'est là que l'on voit que l'on a du bon matos. J’ai pu bien récupérer chaque nuit de nos longues journées qui débutaient au lever du soleil: ateliers de danse quotidiens dans le sable, auxquels s’ajoutaient des marches méditatives d’environ 2h un jour sur deux, sachant que le corps est soumis à des différentiels de température importants: au soleil on est vite autour des 30°C, mais ça plonge rapidement entre 0 et 5°C lorsque la nuit tombe en janvier.
Ce que j’ai également apprécié, c’est la poche intérieure, très pratique pour ranger les appareils électroniques type portable et caméra.
On continue avec Marie qui part tester le Talus II au sommet du Luberon la nuit du 1 au 2 avril, à 1100 mètres, sous tente, avec matelas 3,5cm. Il y avait 40/45 km/h de vent, et la température est descendue à 0°.
Après une heure et demi de montée pour 600 mètres de dénivelé, nous prenons un temps pour récupérer avant d’explorer les alentours, de manger, et de se glisser sous la tente.
C’est un sac de couchage L, pour moi qui fais 1m60 c'était donc très confortable, mais il fallait chauffer tout ça!. Une fois déplié, le sac de couchage donne immédiatement un gonflant exquis.
J’ai dormi habillée, avec chaussettes de laine, collant en coton, pantalon et petite polaire en haut, mais pas une seconde je n’ai eu peur d’avoir froid (avec le recul, j’aurais largement pu faire sans le pantalon). Dès l’entrée dans le sac de couchage, est arrivée une sensation de chaleur et de confort qui a duré toute la nuit. Pas de chaleur excessive ni de transpiration non plus, la ventilation se fait très bien. Je peux être frileuse la nuit, surtout des pieds, mais là aucun problème. La capuche tient parfaitement en place, sans qu’on se sente engoncée. Le maniement de la collerette et de la capuche est très simple ; les fermetures éclair coulissent facilement, aucun risque qu’elles se prennent dans le revers puisqu’il a été remplacé par une sorte de bordure thermocollée.
J’aurais volontiers prolongé le test sur une deuxième nuit !

L'avis de Roland: bon sac de compression, volume final comprimé 30% plus gros que le Panyam 450; soit le cumulus comprimé est vraiment petit (ce que je pense) soit je n’ai pas osé le comprimer tout à fait au bout (mais j’ai quand même insisté)
La qualité des finitions est vraiment bluffante en particulier cette fermeture éclair, le contraste est assez surprenant entre le tissu extérieur un peu « raide » et « épais » et le soyeux tissu intérieur. Je note le soin particulier, concernant le garnissage, apporté au compartiment pour les pieds, ainsi qu'une très agréable sensation de solidité générale.

TRex lacets (Boldrini)

Avec mes pieds qui souffrent après 35 ans de pratique, je ne cherche plus uniquement la performance mais un compromis confort-technicité qui ne sollicite pas trop l'articulation du gros orteil. Je teste un tas de chaussons au Vieux Campeur en espérant un chausson assez rigide pour soutenir mes articulations sur des appuis en pointe, et assez confortable pour les grandes voies qui sont désormais mes lieux de prédilections. Après moult essais, j'enfile une paire de TRex et sens que la tige colle bien à mon pied fin. Sur le mini-mur, en pointe, je vois que la voute plantaire participe à l'effort et que celui-ci est assez réparti sur l'ensemble du pied. Le chausson n'est pas trop cher (78€) et je l'embarque pour un essai. Sur les indications d'une grimpeuse essayeuse à côté de moi je prends ma pointure car le chausson est réputé pour ne pas bouger. Je dois dire qu'une simple demi-pointure de moins devient difficile à gérer.

Et bien en fait ça commence en salle, vu la météo... Deux heures et demi de tests en ambiance très verticale sur les prises artificielles. Le TRex lacets s'enfile facilement et le serrage des lacets est présent en pointe, plus espacé sur le coup de pied qui se règle rapidement. Le chausson est confortable. J'ai pour ce premier test juste un peu mal à mon pied le plus fort, que je dois enlever entre deux voies. Dans l'ensemble il enserre bien mon pied sans le blesser. C'est plutôt souple mais l'ensemble du pied travaille sur un appui frontal et je n'ai pas eu trop mal aux arpions le lendemain, contrairement à ce qui se passe avec des chaussons souples lorsque je dois forcer. La précision me semble bonne. Le chaussant semble convenir aux pieds médium et fin.

Test en grande voie, type "montagne": Le TRex n'est pas une pantoufle et je termine les trois heures de grimpe avec un mal aux pieds certain. Mais je ne perd pas de vue que le chausson est encore neuf.
Question technicité, rien à dire. Les positions frontales pour rechercher l'adhérence sont faciles. C'est assez souple pour bien adhérer.
Les prises de carre m'ont semblé bonnes sans être extraordinaires, mais je vérifierai ça dans des passages plus techniques.

Quelques semaines plus tard, le chausson s'est assoupli et fait à mes pieds. Une voie similaire ne me donne plus mal aux pieds? Je crois que j'ai trouvé le chausson qu'il me faut pour grimper des heures durant en itinéraire engagé, sans penser à ses pieds. AU niveau technicité, c'est souple, bien pour les pas d'adhérence, c'est précis. Assez technique pour moi.

En couenne sur une après midi d'hiver. Je suis plutôt satisfait du compromis confort/technicité. Le chausson est assez souple, précis, et il ne me détruit pas les pieds, notamment mes articulations fragiles du gros orteil.

Kit de sécurité (PIEPS)

- DVA DSP Pro et DVA DSP Sport

Détecteurs de Victimes d'Avalanche numériques à 3 antennes et dotés d'un processeur digital qui offre un champ de recherche circulaire optimum et une simplification de la recherche, même en cas de plusieurs victimes. Poids 320 et 330g sur ma balance avec piles et harnais. Les écrans sont en verre trempé. L'autonomie est de 200 heures pour le sport et donnée jusqu'à 400 heures pour le Pro.

Première sortie en ski dans des conditions pas faciles. Pas de test à proprement parler encore. Je l'ai juste porté autour du torse. Un curseur permet de passer de "off" à "send" et "search". Le boitier est préformé et haut de gamme.

Le curseur est assez dur, quasiment impossible à manipuler d'une seule main. L'intérêt est de l'empêcher de basculer d'un mode à l'autre. Mais par temps froid cela peut devenir difficile, surtout en cas de stress.

Test de portée. Les DSP pro et DSP Sport commencent à capter un signal à environ 50m. Cela fait tout de même 10 mètres de portée gagnée comparé à mon ancien Mammut Barryvox, acheté il y a environ 10 ans, et dont les données fabricant faisaient état de 60m. Les flèches directionnelles ne sont pas forcément à suivre au début. il vaut mieux, selon mon expérience, se fier au raccourcissement de la distance. Ensuite les flèches sont plus fiables.
Mode de recherche. Une victime:flèche indiquant la direction du signal de la victime avec affichage de la distance et signal sonore régulier qui change à 15, 4, et 2m. A deux mètres environ les flèches disparaissent indiquant le début de la recherche en croix.

Recherche multivictime: La numérisation du signal par trois antennes permet maintenant d'être plus efficace en cas de plusieurs skieurs ensevelis. On peut "marquer" la première victime trouvée et continuer la recherche des suivantes.  Il est supposé que d'autres sauveteurs dégagent alors la première victime localisée. Avec la sonde électronique Iprobe 220 (voir vidéo ci-dessous), on peut terminer le travail de recherche à la sonde, ou le donner à faire à quelqu'un pour aller vers la victime suivante.

Cette possibilité contribue à réduire significativement la durée des recherches et favorise les chances de survie. Cela permet en pratique de gagner beaucoup de temps en restant concentré sur la recherche pendant que d'autres s'activent au dégagement. Les avalanches à multi-victimes se révélant particulièrement mortelles.

DSP Pro / DSP Sport

Le DSP Pro est le plus abouti de chez Pieps. Il a une portée 10m supérieure à celle de la version Sport. Une chose que j'aime assez c'est la possibilité de mesure de la pente, ce qui donne une indication de première importance sur le risque d'avalanche. Pour ce faire, en mode émission, on appuie sur une touche quelques secondes, on vise l'angle à mesurer qui s'affiche en degrés. Le retour en émission de signal se fait automatiquement.

 

- Pelle Tour T

Une pelle alu, au manche ergonomique. Rallonge; Grip, et poignée. Pesée 648g sur ma balance. Bonne prise en main. Rallonge facile. Efficace en recherche de victime (testée en exercice). Passer du plastique à l'aluminium est assez parlant, en neige dure j'entends. J'aurais tendance à dire que la pelle en plastique n'est pas une vraie pelle, ou est à considérer comme une sous-pelle. L'efficacité d'une pelle alu comme la Tour T pour tailler un abri, et bien évidemment pour sortir une victime ensevelie sous de la neige tassée sera nettement supérieure et confortera le sauveteur dans son effort.

 - Sonde iProbe 220

Une sonde électronique numérique dotée d'un indicateur optique et sonore pouvant  détecter n'importe quel DVA répondant à la norme EN 300718 et désactiver un DVA PIEPS à la demande. Poids: 370g sur ma balance. Sonde en 5 brins pour 220 cm, elle se rigidifie très rapidement et se vérouille automatiquement. Mise en fonction du système de recherche optique en appuyant 3 fois sur le gros bouton jaune de la poignée (signal biiip de mise en route, puis signal de recherche. Une seule pile dans la poignée.

 

 

Cette sonde électronique permet de localiser le DVA d'une victime d'avalanche en 3 phases:

A1- pas d'émetteur à proximité: signal sonore permanent (tschip...tschip...tschip)

A2- émetteur actif à proximité; environ de 0.5 à 2m (données fabricants vérifiées en indoor) : les signaux sonores et lumineux augmentent pour préciser la proximité de la cible.

A3- émetteur actif à proximité immédiate (vers 50 cm) : émission d'un signal sonore et d'un signal optique continu (piiiiiiiiiep!)