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Voici la liste des matériels que nous testons actuellement et qui fera l'objet d'un article dans les mois qui viennent.

Lampe Spot 300 (Black Diamond)

La légendaire lampe frontale Spot offre désormais une puissance de 300 lumens et un éclairage périphérique optimisé pour les tâches de proximité, un design étanche et la technologie PowerTap.
C'est une frontale assez légère de 90 grammes avec 3 piles AAA embarquées.
Ce qui me plait c'est son prix: 40€ pour cette puissance et ses fonctions c'est intéressant. Maintenant ce n'est pas une lampe rechargeable.

Données fabricant: Lampe frontale polyvalente, elle convient aux courses matinales en milieu de semaine comme aux rappels en nocturne. La Black Diamond Spot est désormais dotée d'une puissance de 300 lumens, d'un éclairage modulable et d'une construction entièrement étanche. En plus de son faisceau précis, fiable et puissant qui aide au repérage des relais ou des cairns, la Spot offre un éclairage périphérique optimisé qui facilite les activités de proximité telles que la cuisine, la lecture ou le tri du matériel tout en augmentant l'intensité générale. La Spot dispose également de la fonction Mémoire d'intensité qui permet d'allumer et d'éteindre la lampe sur l'intensité souhaitée sans revenir à la puissance maximale. Sept modes d'éclairage différents, y compris la vision nocturne rouge, assurent un éclairage sur mesure totalement adapté aux besoins de chaque situation. La technologie PowerTap permet un ajustement immédiat de l'intensité.
Une LED QuadPower et une LED DoublePower blanche offrent une puissance de 300 lumens.
Une LED SinglePower rouge permet une vision nocturne en réglage variateur et clignotant ; s'enclenche sans passer par le mode blanc.
Technologie PowerTap™, permet de passer directement de la puissance maximale à une puissance modulée.
Design épuré, à volume réduit, fonctionne sur trois piles AAA
Fonction Mémoire d'intensité, permet d'allumer et d'éteindre la lampe sur l'intensité souhaitée sans revenir à la puissance maximale
Réglages incluant la puissance maximale en modes proximité et longue distance, variateur, clignotant, vision nocturne rouge et verrouillage
Étanche ; protégée contre l'immersion dans l'eau jusqu'à 1 m de profondeur pendant 30 minutes (IPX 8)  
A suivre...


Spark III (Sea to Summit)

Attention! voici un duvet super léger qui vient marcher sur les plates bandes des célèbres Mirage (Valandré) et Phantom 32 (Mountain Hardwear). Ces sacs de couchage sont intéressants car ils permettent une véritable utilisation 4 saisons, si on sait les utiliser. Avec 400g de garnissage super gonflant, voir moins, ils sont sans collerette, et s'utilisent à la belle saisons par températures positives mais également en hiver avec une doudoune à l'intérieur et une gestion des jambes et des pieds à étudier, nous en reparlerons.

Données fabricant: Le Spark III est le plus chaud de la gamme Spark de SEA TO SUMMIT. Garnissage: duvet d’oie européen 850 cuin, répartition 90/10 . En taille M 400g et 435 g en L
Duvet d’oie traité Ultra Dry Down contre l’humidité (permet de conserver le gonflant). Construction en caisson. Boudin isolant au niveau du zip. Ouverture du Zip YKK sur 1/3 de la longueur du sac de couchage. Rapport isolation thermique/poids/volume très performant. Ne dispose pas de collerette anti-froid.
- Taille M: pour personne mesurant entre 170 et 185 cm
- Taille L: pour personne mesurant entre 185 et 205 cm
Poids M : 625 g - L 690 g (776g en L sur ma balance avec sac de compression pour 435g de garnissage).
Prix constaté en novembre 2017: 419€  
Température de confort 2°C ; limite de confort -4°C

Le Spark est livré avec un sac de compression léger et performant. 4 sangles de compression doivent amener le sac de couchage à des proportions hors du commun. Je n'ai pas réussi à atteindre le niveau décrit sur la photo ci-dessus, mais je m'en approche. Je ne veux pas trop forcer sur les sangles, cela reste du matos light, et je sais qu'à la longue, l'ensemble se comprime davantage.
Un mot également sur le sac de transport qui peut en un rien de temps quadrupler de volume pour devenir un sac de stockage. Superbe!
Test refuge de Boules (04)
Après 5 heures de crapahute en terrain sauvage et gelé, je pousse la porte du refuge de Boules (1700m) alors que la nuit tombe. Surprise! la température intérieure n'est pas en rapport avec la vague de froid polaire qui envahit les Alpes du sud depuis deux jours. On dirait presque que quelqu'un vient de partir après avoir fait fonctionner le poêle. Mais il est froid et personne n'est venu ici depuis plusieurs jours, si j'en juge par l'aspect du sentier. L'explication semble être la cavité que constitue le refuge, une grotte fermée par une cloison de bois, et donc des températures positives pour ce premier test ; 5° en début de nuit.
Après une bonne soupe chaude, je déplie le sac de couchage et j'y rentre accompagné de mon téléphone et de ma caméra dont les batteries se sont enrhumées durant la journée. J'avais prévu trois couches pour les jambes et une doudoune pour le haut, mais par +5°C, je n'utilise qu'un petit collant vraiment léger, et la veste Warmit de Cimalp que je teste actuellement. J'ai tout de suite une belle sensation de chaleur, dont je profite pour me relaxer et récupérer de la journée. Je sombre pour me réveiller car j'ai trop chaud. Les 435 grammes de duvet d'oie top qualité se révèlent bien présents. J'enlève les chaussettes et j'ouvre la capuche et le haut du zip. Je finirais la nuit comme cela. Un test qui donne à penser que le Spark III va avoir son mot à dire par températures négatives.

Test en limite thermique: -5°C à la cabane du Jas -2000m - janvier 2018
Après une montée de 5 heures en raquettes, nous nous activons pour dégager la porte ensevelie sous 2 mètres de neige. Rentrés juste avant la nuit, nous devons gérer une température intérieure de -5°C, évoluant vers les -10°C extérieurs le lendemain matin. Un bon matelas nous attend au 1er étage, froid mais bon. Pour utiliser le Spark III et ses 435 g de garnissage, je dors avec une première couche assez thermique en synthétique, et une mini doudoune en duvet recyclé Neokdun. Pour le bas, qui est le plus dur à gérer dans ces conditions, j'avais prévu un collant confortable en Polartec, sous le pantalon RockfitIII, costaud mais assez extensible. Un bonnet et des sous gants pour le début de la nuit ont constitué la conclusion d'un ensemble satisfaisant pour un frileux comme moi. La caméra et la frontale dans le duvet, j'ai eu assez chaud pour une nuit confortable par ces températures négatives. La chaleur arrivant, j'ai enlevé les gants et le bonnet.

Note: la couleur du Spark III est parfois surprenante et peut prêter à confusion; l'intérieur est bien le jaune (se fier au réglage et au rabat anti-froid), et l'extérieur est le gris clair.

Garnissage: En taille L, le SparkIII embarque 435 gramme de duvet d'oie 850 Cuin; Pour 776 grammes avec le sac de compression, c'est une belle performance si on le compare à ses concurrents. Quand on sait ce que représentent 435 grammes de duvet de ce gonflant, on prend la mesure de ce duvet, qui est le plus dimensionné de la gamme Spark de Sea to Summit. Très léger et sans collerette, c'est la quantité et la qualité de son garnissage qui permettront une utilisation 4 saisons, si on sait s'habiller en conséquence et avec un matelas bien isolant.

Performances thermiques: Malgré ses 776 grammes tout compris en grande taille, c'est un sac de couchage qui permet du 4 saisons si on sait l'utiliser. On peut très raisonnablement utiliser le Spark III par températures négatives. Le fabricant annonce une limite confort de -4°C. J'ai testé ce sac de couchage par des températures plus froides: -5/-6°C. Pour cela, il faut savoir gérer le manque de collerette et le bas du corps. Pour le haut, il faut entrer dans le SparkIII avec une mini doudoune au col montant, pour que l'épaisseur du vêtement vienne en contact avec la capuche du sac de couchage, bien fermée sur le visage. Les échanges d'air avec l'extérieur se limitent ainsi au nez ou au nez et à la bouche. Une collerette serait évidemment plus facile à gérer, notamment pour ceux qui bougent beaucoup au cours de la nuit, mais de cette façon on peut mettre une barrière entre l'extérieur et l'intérieur du duvet. Pour le bas, il faut au moins deux couches: collant + pantalon par exemple, et des chaussettes chaudes. Il faut veiller à avoir assez d'espace en bas pour que les pieds ne touchent pas le tissu du sac de couchage mais "flottent" à l'intérieur de celui-ci.

Confort d'utilisation: Je l'ai trouvé très bon. L'unique réglage de fermeture de la capuche est très technique. Il se verrouille facilement pour une ouverture minimum, ne bouge pas, sauf si l'on tire dessus, où il joue par élasticité. Le gonflant est superbe et donne un confort thermique très agréable. Comme c'est le cas sur les duvets de cette catégorie, le zip est assez court, moins de la moitié du sac. Son fonctionnement est fluide, avec un rabat anti-froid minimaliste mais qui joue correctement son rôle. L'espace pour les pieds pourrait être plus dimensionné, en chaussettes, ça va, mais ce sera plus difficile avec des chaussons de ski de rando; pour moi c'est un petit point négatif.



Pantalon Rockfit III (CimAlp)

Cimalp c'est fort en pantalons. J'ai eu le plaisir et l'avantage d'en tester pas moins de 5 modèles différents et je pense que c'est particulièrement dans le pantalon que CimAlp excelle. Lorsqu'ils m'ont parlé d'un nouveau Rockfit, j'ai pensé à une réactualisation du premier modèle que j'avais testé en 2013/2014 et que je porte toujours depuis, car sa "taille Fit" correspond mieux que le modèle Explore dont il est une version. Sur moi, je le trouve plus seyant, plus esthétique que ce dernier, même si la petite poche de cuisse, bien utile pour le topo disparait.
Mais le nouveau Rockfit III est différent de mes premières amours. C'est un pantalon en tissu Softshell Dryskin 2 couches beaucoup plus dense, ce qui lui donne une dimension plus sérieuse et indiquée pour l'hiver et l'altitude.

Données fabricant: Ce pantalon bénéficie de la technologie 3D-Flex brevetée par CIMALP®, qui libère les mouvements. Tissu principal Softshell Dryskin 2 couches : stretch et solide en toutes saisons.
Renforts Kevlar® stretch : fessier, genoux et bas de jambes. Sa structure double face permet une évacuation rapide de l'humidité depuis l'intérieur. Le tissage génère un effet coupe vent haute performance , ainsi qu'un revêtement déperlant hydrofuge.
Sa coupe ergonomique est légèrement plus ajustée que la coupe CIMALP® classique, et vous aurez largement la place de porter un caleçon thermique dessous en hiver.
Ceinture intégrée.
Garanti à vie CIMALP®.Ce produit PREMIUM bénéficie d'une garantie à vie contre les défauts de fabrication. Notre garantie est soutenue par plus de 40 années d'expérience.
Prix constaté en novembre 2017: 130€

Sur ce pantalon, assez nettement typé alpinisme, je vois avec intérêt quelques points techniques: le bas du pantalon se ferme en tirant sur un cordon élastique muni d'un crochet pour se tenir aux lacets d'une chaussure, comme une guêtre. A voir en test. Sur la cuisse gauche, un zip pour une petite poche. J'y vois un bon emplacement pour disposer le topo de la course, car cet endroit sera accessible avec le port d'un baudrier. On avait sensiblement la même poche sur le pantalon explore. Je préfère retirer tout de suite le cordon facilitant l'usage de la fermeture éclair, car je crains les riques d'accroche sur le devant en escalade. Sur la cuisse droite, une poche plus large maintenue par un bouton-pression et qui comprend un petit compartiment intérieur en filet.

Deux jours de test en parcours hivernal; 4 cols à passer et 2000m de dénivelés en ambiance froide.
Le pantalon neuf gratte un peu la première heure, puis tous les fils prennent le bon pli. Je sens que le pantalon, au taillant assez juste, va "donner" petit à petit. Le tissu étirable donne tout de suite un sentiment de confort, même si l'on sent qu'il va également "se roder".
C'est un pantalon qui donne envie d'aller de l'avant. Avec ses tissus confortables et résistants, je me suis senti en confiance dans ce parcours sauvage. Ses larges renforts en kevlar aux genoux et aux fessiers n'y sont pas pour rien. Je n'ai pas souffert du froid par températures négatives, de l'ordre de -5°C. Il y avait peu de vent, même sur les crêtes, mais celui-ci était glacé. Pas de problème de transpiration dans l'effort, les tissus respirent bien.
La ceinture, livrée avec le pantalon est la bienvenue. La sangle dépassante vient se loger dans un fourreau ce qui l'empêche de se mêler à celle d'un baudrier par exemple. En ce qui concerne les crochets d'attache des lacets de chaussures, il sont durs à positionner. J'avais peur que cela soit encore plus pénible à l'enlèvement, avec la fatigue de la journée en prime, mais non; ils sont plus faciles à enlever qu'à poser. Leur rôle est de tirer sur le cordon de serrage du bas du pantalon, ce qui protège l'ouverture des chaussures des entrées de neige ou de poussière. Une fois les grosses enlevées, en crocs, les crochets se font désagréablement sentir sur le coup de pied.
Détail sur les poches de cuisse: la poche de cuisse gauche est verrouillée par un zip de couleur rouge. On y rentre à peine la main, c'est à dire qu'un smartphone de 5 pouces y trouve refuge, protégé par le zip. La poche de droite est de dimension identique mais ouverte par un rabat, donc bien plus large d'entrée. Le rabat est verrouillé par un unique bouton pression à gauche, ce qui permet à la fois de sécuriser le contenu tout en utilisant la poche, facilement sans avoir à déverrouiller. A l'intérieur de cette poche se trouve un compartiment en filet. Si je pense que cela peut être utile pour certains matériels, ce compartiment contrarie un peu l'accès au contenant. Je ne sais pas si au final c'est un bon ou un mauvais point.

Test en moyenne montagne par temps froid et humide: le pantalon commence à s'assouplir et son confort d'utilisation également. Plus dense que le Laos 4 (la référence CimAlp), il est bien pour l'hiver, tout en étant sans membrane.

Ski de rando: le Rockfit III ferait un super pantalon de ski de rando, mais le bas de jambe n'est pas assez large pour envelopper une chaussure de ski. On peut donc l'utiliser pour cette activité, mais avec des guêtres. C'est un peu dommage mais c'est aussi le retour d'une coupe étroite. Bien sûr on pourrait penser à un petit zip pour ouvrir le bas de pantalon, mais à la réflexion, ce n'est pas forcément une bonne idée, car le risque de casse ou d'enrayement parait difficilement évitable à la longue. Un fuseau très étirable serait peut être une solution...

Raid raquette sur une montagne très enneigée: sur deux jours, le Rockfit confirme le bien que je pensais de lui. Confortable, dimensionné pour l'altitude, costaud pour les glissades en sous bois. Plutôt bon windstop (80km/h au sommet); résistant contre le froid (-9°C au départ de le deuxième journée, et -5°C au bivouac en cabane). Un bon pantalon pour les rando en raquettes. Et assez confortable pour dormir avec dans un petit sac de couchage (testé en deuxième couche sur un collant).

Trek 700 (Forclaz)


Voila une chaussure de rando/trek qui a l'air bien dimensionnée. Une grosse semelle Vibram, un parre-pierre intégral, et une membrane (noname) pour 130€, c'est motivant à tester.

Je cherche en effet les meilleurs matériels, cela veut dire aussi, et surtout, les meilleurs rapports qualité/prix. C'est pourquoi il faut parfois s'éloigner des marques pour voir ce que produit Décathlon, que l'on associera, sans que cela soit péjoratif, à de la grande distribution. Un produit qui sur le papier rassemble assez de promesses, pour un prix nettement inférieur au standard proposé par les marques, il faut voir ce que cela donne sur le terrain!.

Le chaussant est plutôt étroit, et j'aurais tendance à dire que ce n'est pas malheureux car les tenants historiques des chaussures à pieds fins (La Sportiva, Asolo & co) font maintenant dans le pied moyen voir étonnamment large...
La semelle intérieur est plutôt "cheap", un peu feutrée sur le dessous, certainement pour gagner en résistance thermique.
Une sangle vient parfaire le serrage des lacets sur le coup de pied.

Test raquettes - 2 jours en rando hivernale d'altitude, sur le versant italien des Alpes du Sud. Des conditions déjà sévères avec des alternances d'accumulations de neiges diverses et de zones soufflées en altitude. Des températures négatives avec du vent le premier jour, pour du -5° ressenties. Pas de vent le deuxième jour mais un parcours à l'ombre le matin et plus technique avec des traversées délicates et des pentes soutenues à remonter en neige profonde.

Test en forêt - 800m d'altitude par températures de 0 à 2°C - neige lourde 25cm
La trek 700 utilisée dans la neige et certains passages boueux n'a pas bronché. Elle est restée étanche et confortable. Je l'ai trempé, une à deux minutes, dans un petit cours d'eau sans remontée d'humidité. La thermicité correcte et moyenne se confirme; ce n'est pas une chaussure particulièrement chaude, mais elle permet une utilisation hivernale classique avec de bonnes chaussettes.

Test en rando hivernale en raquette - 2 jours. Un parcours assez engagée vu les conditions de neige. Personne dans la montagne. Beaucoup de recherche d'itinéraire avec des traversées et une ascension soutenue dans des conditions difficiles. J'ajoute une heure de dégagement des 2 mètres de neige recouvrant la cabane où nous voulions dormir, par des températures de -7°C, le tout sans gros problème thermique. Si j'ai eu parfois froid au pied, ils se sont bien réchauffés dans l'action. Je n'avais pas prévu de chaussettes vraiment chaudes, mais des Forclaz 900 warm, que je qualifierais de "moyennes", et J'avais gardé les semelles d'origine, que l'on peut encore remplacer par des plus thermiques. Au final la chaussure s'est bien comporté. Du -5°C géré somme toute assez facilement et qui augure du -10°C avec un peu plus d'isolation au niveau de la semelle et/ou des chaussettes, c'est correct. En fin de parcours, après avoir enlevé les raquettes, je retrouve une chaussure assez précise, confortable et bien armée pour la neige. Seul point d'interrogation: je ne sais pas exactement à quoi sert le velcro sur le système de laçage. Ce n'est pas qu'il gène, mais quelle est son utilité?

Confort: Sur les premières longueurs, on peut ressentir un frottement au talon. Dans mon cas ça n'a pas duré. La chaussure s'est assoupli, après les 20 premières minutes de marche, tout rentre dans l'ordre et le confort est au rendez vous. C'est particulièrement important en raquettes où les positions de pied sont soumises à quelques exigences. Je remarque dès la fin de la première journée que la semelle intérieure est déjà bien marquée. Elle est nettement insuffisante pour des randos soutenues. C'est habituel chez la plupart des fabricants. On trouvera facilement dans le commerce des semelles amortissantes. Je suis bien dans ces chaussures. J'ai assez de place devant sans qu'il y ait de flottement et la sensation générale du pied est agréable. La semelle extérieur est bien dimensionnée et donne du confort

Thermicité: c'est plutôt correct sans être génial. J'ai eu à peine froid le premier jour avec les semelles intérieur d'origine et des chaussettes moyennement chaudes. Enfilées froides au petit matin du deuxième jour (de -5° à 0°C au bivouac), mais avec des chaussettes nettement plus dimensionnées, j'ai été à l'aise et en bénéficiant d'un large confort supplémentaire grâce aux bouclettes. La Trek 700 peut à mon avis tout à fait convenir pour des randonnées hivernales sérieuses avec de bonnes chaussettes et de bonnes semelles intérieures. J'aurais tendance à dire que sa thermicité est comparables à celle des standards de sa catégorie: à l'aise de 0 à -5°C selon la frilosité du randonneur, et possible jusqu'à -10° mini EN MOUVEMENT avec une grosse semelle et de bonnes chaussettes. Pour un randonneur plutôt frileux (comme moi) je vois les -5°/-10°C comme une limite confort.

Etanchéité: Une dizaine de sorties en neige et gadoue n'ont pas eu raison de la membrane. Il faudrait continuer les tests sur de la neige de printemps pour conclure, mais à ce stade c'est satisfaisant.

Rigidité/technicité: Bien que la Trek 700 n'ait pas la vocation d'une grimpeuse, je l'ai rapidement testée sur du rocher. La semelle tient bien mais la chaussure se plie au centre, c'est la souplesse d'une chaussure de rando/trek... Par contre le l'ai trouvée très bien en descente d'un petit couloir de neige. Assez rigide pour frapper en pointe et tenir dans la pente.

Chaussettes anti-tiques (Labonal)

Cette année pour la première fois depuis plus de 40 ans , je me suis coltiné une de ces horribles bestioles suceuses de sang et transmetteuses de vilaines maladies. Je n'ai pourtant pas une peau qui les attire, à contrario de ma femme pour qui elles ont une addiction au moins aussi forte que la mienne;-). La multiplication des cas de maladie de Lyme est une dure réalité. J'ai appris et découvert que certains fabricants se lançaient dans la recherche de textiles à traitement répulsif contre les insectes et particulièrement les tiques qui sont particulièrement dangereuses.

Voici donc les chaussettes LABONAL anti-tiques que je testerai particulièrement au printemps au moment ou les acariens sortent de leur tanière et attendent leurs proies (vous et moi). j'enverrai ma "crapule" en première ligne, c'est mon meilleur appât...

Données fabricant: LABONAL conçoit et fabrique ses chaussettes en France depuis 1924. Ce produit est particulièrement adapté à la lutte contre les piqûres de tiques. D’abord, ces chaussettes assurent une protection du bas des jambes. Cette partie du corps constitue la principale source d’accès à la peau des hommes. Ensuite, un principe actif contenu dans les chaussettes même repousse les tiques et agit sur leur odorat et leur système nerveux. Les tiques sont alors déboussolées, elles ne s’accrochent plus et ne sont plus en mesure de se fixer à la peau.
La chaussettes Anti-Tiques s’appuie sur un principe actif chimique qui garantit des effets durables. La résistance aux lavages est ainsi assurée au-delà même de la durée de vie de la chaussette. Ses composants ont été testés par un Laboratoire indépendant agrée par le Ministère de la Recherche qui n’a mis en évidence aucun effet secondaire irritant ou sensibilisant (traité avec de la perméthrine, peut provoquer une allergie cutanée). Quant au principe actif lui-même, il est certifié Œko-Tex® et recommandé par l’O.M.S. dans le cadre de la lutte contre les maladies vectorielles.
Semelle bouclette. Sans couture. 57% POLYESTER COOLMAX® - 17% COTON - 17% POLYAMIDE - 8% POLYPROPYLÈNE VIAFIL® - 1% ELASTHANNE.
Prix: 28.60€

Stimium récupération MC3

Avec la cinquantaine passée, les activités en montagne ne se font plus sur le même tempo. Ce n'est pas que l'on a plus la pêche mais la vitalité est différente. Pas mal de petits ennuis ou de vrais bobos viennent contrarier les performances, c'est vrai. Mais en général on y peut pas grand chose il faut faire avec. Concernant la vitalité, plus longue au démarrage, le principal effet de la "vieillure" se vérifie pour moi sur le temps de récupération. L'élimination des toxines et la récupération sont nettement plus longues et plus compliquées. C'est pourquoi il m'a semblé intéressant de tester les compléments alimentaires susceptibles de donner un bon coup de pouce à l'organisme, avec un espoir non dissimulé d'une nette amélioration pour "recoller" à des niveaux de performances qui permettent encore d'envisager des courses de bon niveau. Les tests auront lieux sur des sorties un peu engagées de plusieurs jours. A suivre...
Données fabricants: Stimium® Récupération MC3 est le gel oral indispensable pour améliorer ses performances en gérant au mieux sa fatigue et en favorisant ainsi sa récupération.
Cette nouvelle version, composée de malate de citrulline et de magnésium, permet aux sportifs de gérer encore plus efficacement leur état de fatigue.
>> Réduit la fatigue, Épure les déchets toxiques, Accélère la production d’énergie
Préconisations: prendre 4 sitcks (sachets) par jours.
Se prend directement avec ou sans dilution, c'est une gelée au goût acidulé agréable (arôme cranberry).
Apport pour 4 sticks par jour: 250mg de Magnésium et 3.6 g de Malate de Citruline
Prix constaté en décembre 2017: 25€ les 32 sticks soit 78 centimes par prise

Premier test sur une sortie hivernale de deux jours en altitude, de 6 à 7 heures par jour d'efforts variés avec quelques montées cardio dans la profonde, avec un sac de bivouac et les raquettes. Les dénivelés n'étaient pas énormes, mais l'itinéraire sauvage a du être entièrement tracé dans de la neige de début d'hiver, sans sous-couche. J'ajoute une nuit à 2300m dans une gentille glacière.

J'ai commencé à prendre mes sticks 3 jours avant, puis 4 par jours pendant la sortie.
Résultat très positif: j'ai bien carburé dès le premier jour et malgré une belle caillante au bivouac, j'étais encore plus en forme le deuxième jour.
Evidemment lorsque je suis en forme, je considère cela comme "normal", j'enchaine sans me poser de question. C'est lorsque je patine et que la carburation s'essouffle dès les 2400m d'altitude que je considère que je ne suis pas en forme. Pour ce test, je n'ai pas eu de baisse de régime durant les deux jours avec un passage à 2700m et des conditions parfois froides. C'est vraiment mieux que ce que j'ai pu observer durant mes dernières sorties. J'ai trouvé une meilleure énergie en altitude et une ventilation plus efficace. J'attendais les effets du traitement le surlendemain de la sortie, en général le moment où le général accuse le coup et qu'il faut reprendre les activités. C'est aujourd'hui, le jour où j'écris ces lignes. Et bien je ressens une légère fatigue générale mais le mental est prêt à repartir dès que possible.

Je remarque que la citruline est un vasodilatateur. Cela donne donc un effet dynamisant sur l'apport en énergie et sur l'évacuation des déchets.

Deuxième test sur un parcours solitaire sur deux jours avec portage, et dans le froid. Maintenant que j'ai un peu étudié le produit, et que j'en ai déjà fait une expérience significative, je m'imagine ressentir des effets presque immédiats lors des prises des sticks. Ainsi, après en avoir pris 3 la veille pour préparer ma sortie, j'en absorbe une au matin avant la route, puis une après 20 mn de marche, au moment où la pente se redresse , et où il va falloir carburer. Je me mets à l'écoute, et j'ai bien l'impression que le souffle et le cardio envoient du plus gros sans que cela monte dans le rouge. je peux forcer sur l'expire sans perturber mon rythme, et donc forcer sans problème. Est-ce psycho? En tous cas j'atteins le col dans un air glacé en moins de temps que prévu, pas de sensations de lassitude, malgré m solitude, ce qui m'envoie directement à l'assaut de la crête suivante sans baisser de rythme. C'est très encourageant.

Test à deux en ski de rando avec Manu. Montées en forêt puis crête jusqu'au sommet;  1100 m D+; Temps froid et venteux. Nous prenons deux sticks le matin. Un au départ du trajet voiture et un à l'arrivée trois heures plus tard. Un stick dans la montée, juste avant le sommet et un au début de la descente. Débriefing lors du trajet de retour: nous sommes tous les deux convaincus que le Stimium récupération apporte une aide, même en le prenant ponctuellement je jour d'une sortie. Pour moi son impact se ressent lors de la montée avec une meilleure carburation. L'effet vasodilatateur est présent, ce qui permet d'amplifier la respiration et la rend plus aisée. Deuxième effet: le lendemain la fatigue générale est un peu plus douce et plus facile à gérer.

Tests à la journée avec prises ponctuelles de Stimium. Sur plusieurs tests en ski de rando, 1100m de D+ en moyenne avec trace à faire dans des neiges parfois lourdes. J'essaye à ces occasions de voir si le produit a un intérêt pour des sorties à la journée, avec la prise d'un stick la veille au soir, et 4 le jour de la sortie (2 à la montée, 1 au sommet et 1 à la voiture pour favoriser la récupération). J'ai la sensation que l'apport du stimium se fait aussi sur des prises ponctuelles lors de sorties à la journée. Cela aide la carburation dans l'effort. La récupération aussi certainement, bien que ce soit moins flagrant. Dans ce contexte, j'observe plus facilement une aide au fonctionnement à l'effort qu'à la récupération. Comme le produit est avant tout préparé pour cela, j'en déduis que la prise sur plusieurs jours est plus performantes.

Il est intéressant de savoir si le Stimium doit être pris, comme l'indique la notice, sur 8 jours minimum (4 sticks par jours, soient 32 sticks), ou si des prises ponctuelles (4 par jours), pour des sorties régulières, mais d'une journée ont un intérêt. Pour un abonné aux sorties hebdomadaires ou deux fois par semaines, la préconisation Stimium reviendrait à la prise en permanence de 4 sticks par jours, ce qui revient à un budget de 3.12€ par jours, soient 96€ par mois...

Talus II Women (Sea to Summit)

Les tests de duvets 3/4 saisons continuent. Cette fois avec un modèle "femme" de la marque australienne Sea to Summit. Va t-on réussir à effectuer d'authentiques tests en situation?, c'est à dire là où l'on va pousser le matériel (et parfois aussi l'humain qui est dedans) dans ses limites... C'est en effet à la gente féminine de tester ce sac de couchage qui a été étudié et conçu pour elle. La taille L se limite à 1.83m et le garnissage en duvet de canard traité dry et au gonflant mesuré à 750+ est censé répondre à la sensibilité féminine en matière de bivouac hivernal. Gros chalenge... Son aspect solide, pratique, tout en étant confortable, devrait être une motivation pour les dames ou demoiselles. Testeuses à vos marques ...

Données fabricant: Sac de couchage 3 saisons Talus Women TSII
Garnissage duvet de canard Cuin ULTRA-DRY Down 750+ cuin
Régular: 650g de garnissage pour 1170g au total
Large: 700g de garnissage pour 1245g au total
Température confort -3°C - Temp confort limite -10°C - Temp extrême -28°C
Taille S: personne mesurant jusqu'à 170 cm - M: de 170 à 183 cm - L: 183 à 195 cm
Dimension compressée: 8,9 litres
Tissu extérieur: 2D NanoShell imperméabilité 1000 mm et respirabilité 7500g/m2/24h
Tissu intérieur: Polyester 20D ultra doux
Livré avec une housse de rangement et une housse de compression.
Prix: 359€
Tout de suite au déballage, j'apprécie les "accessoires" de la marque: un sac de compression de bonne facture (j'y reviendrai plus tard) et un sac de rangement avec deux dimensions possibles, pratique selon la place dont on dispose pour entreposer le duvet.
Sur ma balance, l'ensemble sac de couchage + sac de compression affiche sur ma balance, en grande taille (L) 1330 g , soit 1252g pour le sac de couchage (700 g de garnissage) et 78 g pour le sac de compression. C'est très proche des données fabricant.

Je fais un rapide test pour ressentir le sac, par températures légèrement positives, mais c'est un sac conçu pour les femmes et le test doit donc être effectué par des femmes.

On commence avec Célia qui part en janvier pour un stage de danse dans les dunes de Merzouga au Maroc. Le campement se fera sous tente berbère, avec des matelas, mais on lui annonce des nuits à -5°C et elle est frileuse, alors le Talus II ne sera pas de trop. D'autant que les activités physiques seront soutenues, danser 3 heures durant dans le sable froid, ça vaut bien 1100m de D+ en neige lourde. Voici son retour: Ce fut un réel confort de dormir dans le Talus II: une sensation de légèreté et de protection, avec la collerette qui enveloppe bien le cou, de manière indépendante de la capuche. Au niveau thermicité, c'était excellent! Je déteste dormir engoncée avec plusieurs couches et pouvoir dormir en simple t-shirt et caleçon long fut un luxe apprécié. Mes voisins de tente qui n’avaient pas le même équipement ont parfois souffert du froid. C'est là que l'on voit que l'on a du bon matos. J’ai pu bien récupérer chaque nuit de nos longues journées qui débutaient au lever du soleil: ateliers de danse quotidiens dans le sable, auxquels s’ajoutaient des marches méditatives d’environ 2h un jour sur deux, sachant que le corps est soumis à des différentiels de température importants: au soleil on est vite autour des 30°C, mais ça plonge rapidement entre 0 et 5°C lorsque la nuit tombe en janvier.
Ce que j’ai également apprécié, c’est la poche intérieure, très pratique pour ranger les appareils électroniques type portable et caméra.



TRex lacets (Boldrini)

Avec mes pieds qui souffrent après 35 ans de pratique, je ne cherche plus uniquement la performance mais un compromis confort-technicité qui ne sollicite pas trop l'articulation du gros orteil. Je teste un tas de chaussons au Vieux Campeur en espérant un chausson assez rigide pour soutenir mes articulations sur des appuis en pointe, et assez confortable pour les grandes voies qui sont désormais mes lieux de prédilections. Après moult essais, j'enfile une paire de TRex et sens que la tige colle bien à mon pied fin. Sur le mini-mur, en pointe, je vois que la voute plantaire participe à l'effort et que celui-ci est assez réparti sur l'ensemble du pied. Le chausson n'est pas trop cher (78€) et je l'embarque pour un essai. Sur les indications d'une grimpeuse essayeuse à côté de moi je prends ma pointure car le chausson est réputé pour ne pas bouger. Je dois dire qu'une simple demi-pointure de moins devient difficile à gérer.

Et bien en fait ça commence en salle, vu la météo... Deux heures et demi de tests en ambiance très verticale sur les prises artificielles. Le TRex lacets s'enfile facilement et le serrage des lacets est présent en pointe, plus espacé sur le coup de pied qui se règle rapidement. Le chausson est confortable. J'ai pour ce premier test juste un peu mal à mon pied le plus fort, que je dois enlever entre deux voies. Dans l'ensemble il enserre bien mon pied sans le blesser. C'est plutôt souple mais l'ensemble du pied travaille sur un appui frontal et je n'ai pas eu trop mal aux arpions le lendemain, contrairement à ce qui se passe avec des chaussons souples lorsque je dois forcer. La précision me semble bonne. Le chaussant semble convenir aux pieds médium et fin.

Test en grande voie, type "montagne": Le TRex n'est pas une pantoufle et je termine les trois heures de grimpe avec un mal aux pieds certain. Mais je ne perd pas de vue que le chausson est encore neuf.
Question technicité, rien à dire. Les positions frontales pour rechercher l'adhérence sont faciles. C'est assez souple pour bien adhérer.
Les prises de carre m'ont semblé bonnes sans être extraordinaires, mais je vérifierai ça dans des passages plus techniques.

Freney GTX (Asolo)

En 2015, Asolo a sorti la Freney GTX, une semi-auto pour l'alpinisme estivale. Très légère, elle représente une alternative à la Trango S EVO. Sera-telle aussi confortable? aussi précise en rocher, mais plus thermique et plus résistante? Ce serait alors le must de sa catégorie, même si le prix affiché (330€) en fait un modèle haut de gamme envers lequel bien des exigences seraient justifiées.

Données fabricant: Nouveau chaussant spécifique aux chaussures semi-automatiques; de la forme de pied jusqu'au bloc semelle, en passant par la coupe et le flex de la tige, tout est pensé pour que la chaussure soit parfaitement ajustée, et adaptée à la pratique. Un rapport poids/robustesse inégalé dans sa catégorie grâce aux matériaux (carbone) et au renfort latéral intérieur.
Résultat: confort extrême, longévité, protection du pied.

. Tige: microfibre et nylon haute ténacité, Schoeller, intérieur mousse moulée ergonomiquement
. Doublure: Gore Tex insulated comfort
. Bloc semelle: fait de 4 densités - PU, TPU, couche microporeuse et caoutchouc moulés -, d'une intercalaire en EVA et fibre de carbone et d'un élément supplémentaire autour du talon en TPU => protection, maintien anti-torsions et isolation thermique
Semelle Vibram Mulaz avec plots de relances, climbing zone, plots de freinage et canaux d'évacuation des débris et agglomérats.

Poids : 1,28kg
Prix public : 330€

Les tests:

Au premier abord, c'est une chaussure assez rigide, avec un pare-pierre complet. Un haut de tige assez protecteur pour la cheville mais avec beaucoup de souplesse et de flexibilité.
Taille et chaussant: La Freney affiche un chaussant médium, qui convient pour des pieds standards. Question taille, prendre sa pointure normale en chaussure de ville (indication qui ne dispense pas d'un essai).

Test en alpinisme de printemps sur des terrains variés: montée en refuge avec plusieurs traversées de torrents, alpages, pentes de neige, couloir de neige, escalade mixte en face nord, descente en neige chaude et long retour dans la vallée. Au total, 3800m de D+ et - avec un sac de14kg pour ce premier banc d'essai très complet.

Je n'ai pas éprouvé de point douloureux ni d'ampoule. Dans la partie alpinisme, la Freney s'est révélée très confortable. Je les ai resserrées et trouvé de très bonnes sensations tout en douceur et en fermeté.

Au niveau thermicité, juste une sensation de fraîcheur, mais pas de défaillance. Ce point sera approfondi par des tests en plus haute altitude.

Aucune défaillance non plus en matière d'imperméabilité, avec une descente de 2 heures dans de la neige très mole, et une remontée à un col où j'enfonçais au genou.

Arrivé au parking, je scrute la semelle qui n'affiche aucune trace prématurée d'usure.

Autre test en alpinisme: Une course de neige en mauvaises conditions durant laquelle la chaussure a été mise à contribution. Comme les autres modèles dans cette épreuve, elle n'a pas résisté à un brassage en règle (jusqu'à l'aine à la descente dans des pentes de 35°). Nous avions tous les pieds trempés quelque soient les modèles de chaussure utilisé. Ce qui est intéressant c'est que la fin de la descente, après le refuge, a été confortable, même avec les chaussettes mouillées.

Au niveau thermicité, avec des chaussettes moyennes, j'ai eu une petite sensation de froid dans un couloir entre 2800 et 3200m. Quelques mouvements d'orteils ont suffi pour rétablir le confort, mais ce point sera à surveiller par conditions plus sévères.
Les débuts des premières traces d'usure du bout de la semelle apparaissent après ces 8000m de dénivelés cumulés.

On enchaine avec une classique des Écrins, une course mixte neige et rocher. La Freney se comporte bien dans ces deux registres. Bien sur le caillou grâce à sa légèreté, sa précision sur les petites prises et son accroche satisfaisante en général. Rien à lui reprocher non plus dans la neige. Sa thermicité me semble très convenable pour une chaussure légère. Avec des chaussettes délibérément sous-dimensionnées pour une course d'altitude, j'ai eu juste une sensation de frais au levé du jour. Brasser dans la neige chaude n'a pas eu de mauvaises conséquences, je suis rentré les pieds secs. Par contre l'usure du bout de la semelle semble s'accélérer.

On continue avec une course rocheuse déjà d'envergure et 2200m de D+et D- supplémentaires. La chaussure va bien par sa légèreté. Mieux pour moi en neige raide qu'en rocher car le chaussant est un peu large devant pour mes pieds. Du coup ça bouge un peu sur les appuis finaux et ça me fait gamberger. Le confort lors de l'approche est toujours au RV. Je n'ai pas échappé cette fois à une ampoule au talon après 2200m de descente avec un gros sac mais sans douleur particulière.

Le seul vrai souci est l'usure de la semelle sur le devant (climbing zone), d'une façon générale et en particulier dès que l'on fait une course rocheuse. Je vois que c'est la même (Vibram Mulaz 1229) que sur les Trango S Evo, le souci de cette dernière étant justement l'usure rapide des semelles ce sera ici la même équation... La Freney étant au moins aussi rigide, la semelle partira aussi vite. J'ai fait 4 grandes courses avec, dont 3 avec de l'escalade rocheuse et la moitié de la semelle est partie en pointe

L'imperméabilité est toujours mise à pleine contribution dans la neige lourde et fondante. La Freney s'en est très bien sortie sur des virées de deux jours par toutes neiges. Des traversées de torrents un peu osées ont été une bonne surprise. Pas d'infiltration.

Test en hivernale sur deux jours en mars. Deux sommets à 3300 et 3200m. Dans le domaine de la thermicité, si la météo était au grand beau avec un soleil généreux le premier jour, de longs passages matinaux en neige froide et à une altitude de plus de 3200m m'ont permis de bien jauger les Freney. Avec des chaussettes moyennes et des semelles intérieures standards, j'ai très bien supporté ces conditions somme toutes assez clémentes mais franchement négatives le matin du deuxième jour. Tout juste une sensation de fraîcheur aux arpions, sinon les Freney ont très bien supporté ces conditions hivernales d'altitude.

Test en alpinisme de printemps en conditions clémentes question températures, mais avec une neige profonde et chaude. La Freney reste bien imperméable et confortable. Légèreté appréciée.

Kit de sécurité (PIEPS)

- DVA DSP Pro et DVA DSP Sport

Détecteurs de Victimes d'Avalanche numériques à 3 antennes et dotés d'un processeur digital qui offre un champ de recherche circulaire optimum et une simplification de la recherche, même en cas de plusieurs victimes. Poids 320 et 330g sur ma balance avec piles et harnais. Les écrans sont en verre trempé. L'autonomie est de 200 heures pour le sport et donnée jusqu'à 400 heures pour le Pro.

Première sortie en ski dans des conditions pas faciles. Pas de test à proprement parler encore. Je l'ai juste porté autour du torse. Un curseur permet de passer de "off" à "send" et "search". Le boitier est préformé et haut de gamme.

Le curseur est assez dur, quasiment impossible à manipuler d'une seule main. L'intérêt est de l'empêcher de basculer d'un mode à l'autre. Mais par temps froid cela peut devenir difficile, surtout en cas de stress.

Test de portée. Les DSP pro et DSP Sport commencent à capter un signal à environ 50m. Cela fait tout de même 10 mètres de portée gagnée comparé à mon ancien Mammut Barryvox, acheté il y a environ 10 ans, et dont les données fabricant faisaient état de 60m. Les flèches directionnelles ne sont pas forcément à suivre au début. il vaut mieux, selon mon expérience, se fier au raccourcissement de la distance. Ensuite les flèches sont plus fiables.
Mode de recherche. Une victime: flèche indiquant la direction du signal de la victime avec affichage de la distance et signal sonore régulier qui change à 15, 4, et 2m. A deux mètres environ les flèches disparaissent indiquant le début de la recherche en croix.

Recherche multivictime: La numérisation du signal par trois antennes permet maintenant d'être plus efficace en cas de plusieurs skieurs ensevelis. On peut "marquer" la première victime trouvée et continuer la recherche des suivantes.  Il est supposé que d'autres sauveteurs dégagent alors la première victime localisée. Avec la sonde électronique Iprobe 220 (voir vidéo ci-dessous), on peut terminer le travail de recherche à la sonde, ou le donner à faire à quelqu'un pour aller vers la victime suivante.

Cette possibilité contribue à réduire significativement la durée des recherches et favorise les chances de survie. Cela permet en pratique de gagner beaucoup de temps en restant concentré sur la recherche pendant que d'autres s'activent au dégagement. Les avalanches à multi-victimes se révélant particulièrement mortelles.

DSP Pro / DSP Sport

Le DSP Pro est le plus abouti de chez Pieps. Il a une portée 10m supérieure à celle de la version Sport. Une chose que j'aime assez c'est la possibilité de mesure de la pente, ce qui donne une indication de première importance sur le risque d'avalanche. Pour ce faire, en mode émission, on appuie sur une touche quelques secondes, on vise l'angle à mesurer qui s'affiche en degrés. Le retour en émission de signal se fait automatiquement.

 

- Pelle Tour T

Une pelle alu, au manche ergonomique. Rallonge; Grip, et poignée. Pesée 648g sur ma balance. Bonne prise en main. Rallonge facile. Efficace en recherche de victime (testée en exercice). Passer du plastique à l'aluminium est assez parlant, en neige dure j'entends. J'aurais tendance à dire que la pelle en plastique n'est pas une vraie pelle, ou est à considérer comme une sous-pelle. L'efficacité d'une pelle alu comme la Tour T pour tailler un abri, et bien évidemment pour sortir une victime ensevelie sous de la neige tassée sera nettement supérieure et confortera le sauveteur dans son effort.

 - Sonde iProbe 220

Une sonde électronique numérique dotée d'un indicateur optique et sonore pouvant  détecter n'importe quel DVA répondant à la norme EN 300718 et désactiver un DVA PIEPS à la demande. Poids: 370g sur ma balance. Sonde en 5 brins pour 220 cm, elle se rigidifie très rapidement et se vérouille automatiquement. Mise en fonction du système de recherche optique en appuyant 3 fois sur le gros bouton jaune de la poignée (signal biiip de mise en route, puis signal de recherche. Une seule pile dans la poignée.

 

 

Cette sonde électronique permet de localiser le DVA d'une victime d'avalanche en 3 phases:

A1- pas d'émetteur à proximité: signal sonore permanent (tschip...tschip...tschip)

A2- émetteur actif à proximité; environ de 0.5 à 2m (données fabricants vérifiées en indoor) : les signaux sonores et lumineux augmentent pour préciser la proximité de la cible.

A3- émetteur actif à proximité immédiate (vers 50 cm) : émission d'un signal sonore et d'un signal optique continu (piiiiiiiiiep!)

 

 

Bionnassay 700

Changer de génération de matériel de ski de rando pour 1000€, est-ce un objectif atteignable? Sur le neuf, non! croisade impossible... Cependant je vais me livrer à cet exercice en essayant de coller au maximum à la barre des mille euros avec du matériel de qualité, neuf, et que l'on testera sur toute la saison. En 2015 j'ai franchi la première étape de ce processus en changeant de chaussures pour les Scarpa Maestrales. Cela représente déjà 450€ ou un peu moins si on a profité de quelques soldes.

J'enchaîne cette année avec le reste. Et tout d'abord les planches!. Pour coller au plus près de mon objectif initial, je suis parti vers les planches de la marque Bionnassay. Environ 350€ c'est le meilleur tarif pour du neuf. Les skis ne sont pas fabriqués en Chine, mais en Autriche.
Largeur patin : 85 mm (en 177 cm)
Rayon de courbure : 19 m (en 177 cm)
Poids (la paire) : 3000 grammes (en 177 cm) HMMM..., en fait c'est 3.190kg sur ma balance.

Çà swingue pas mal quand on veut s'intéresser à ces skis!: si on habite pas les zones de montagne (95% de la population quand même), personne ne les connait chez Décathlon. A bouc Bel Air, peut être le plus grand magasin de France, le responsable du rayon ski ne sait même pas qu'ils existent . Je me dis que je suis mal tombé, mais un autre coup de fil le lendemain, avec un autre "responsable", me replonge dans le même dialogue de sourd que la veille... Pour la pose des fixations, l'atelier me fait les gros yeux. Ils avaient un gabarit un jour mais va savoir où il est...Bon...ça commence bien cette affaire . Je vais aller à la Montagne /Alpina chez Jeff.

Au total ces skis montés avec des Speed Turn me font gagner 600g. Mais la différence provient des fixations . Et oui, mes anciens Dynafit FR6.0 en 180 cm font 3140g la paire, et les Bionnassay700 donnés à 3000 pèsent finalement 50 g de plus pour 3 cm de moins. Il est vrai qu'il y a beaucoup plus de planche sur les Bionnassay (85 au patin contre 71).

Premier test en ski alpin, pour bien sentir ces planches et les fix avant de me mettre dans des espaces sauvages, je vais les essayer une après midi dans une petite station. Il en ressort que le ski est plus facile à skier comparé à mes anciennes planches (Dynafit FR 6.0). Un peu plus nerveux et il reste stable en vitesse tout droit.

Pas de miracle en poudreuse lourde et souvent cartonnée, les Bionnassay 700 ne me propulsent pas à un meilleur niveau de descente comparé aux Dynafit FR6.0, par contre je note beaucoup plus de facilités à la montée. Le ski est plus large, l'ensemble moins lourd (grâce aux fix) et cela se sent. Je suis plus à l'aise dans les conversions, les 3 centimètres de moins font peut être la différence. J'en dirais plus prochainement...

Test en rando, sur 3 sorties. Evidemment c'est un ski plus moderne, moins lourd, ce qui m'aide beaucoup dans les conversions, et pour faire la trace en montée. C'est aussi nettement plus facile à la descente.