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Voici la liste des matériels que nous testons actuellement et qui fera l'objet d'un article dans les mois qui viennent.

Sweat-shirt manches longues DRY (Brubeck)

Brubeck, je ne connaissais pas. Société polonaise créatrice de vêtements thermiques pour le sport et l'outdoor (ligne ACTIVE), et du linge sans coutures en coton et en laine (ligne COMFORT), ils ont un site bien traduit en français et qui donne envie de tester leurs produits.
Je remarque une gamme de sous vêtements qui peuvent être intéressant à la mi saison en rando et en été en altitude.
Un sweat manche longues
•Sans coutures
•Tissu respirant en double couche
•Séchage rapide
•Zones d’aération spécifiques
•Antiallergique et bactériostatique

Premiers essais déballé du carton: une véritable première peau très enveloppante et qu'il me tarde d'essayer en montagne dès que possible.
Poids sur ma balance: 140g en taille XL (taille plutôt petit, mais très extensible).

Prix constaté en juillet  2017 : 60€

Début juillet: Course de deux jours avec bivouac sous tente. Ascension de la pointe des Cerces (3098m) et du grand Galibier (3228m) . Beau temps assez chaud avec passages de brise fraiche en altitude. Sac à dos assez lourd pour la montée au bivouac au lac des Cerces et léger pour les sommets.

Le tissu polyamide/polyester est très doux, et donne la sensation d'une première peau étonnamment confortable. Ca ne gratte pas du tout, la sensation est douce avec un tissu près du corps qui ne gêne absolument pas les mouvements.
Avec un sac à dos à plus de 10kg dans du raide, le sweat shirt protège bien la peau des frottements des bretelles du sac. Dans ces conditions de grand beau, il était très agréable de profiter des petites coups de brise rafraichissantes. Le vêtement atténue un peu l'effet du vent mais n'a pas de dimension wind stop. C'est à peu près comparable dans ce domaine à une première peau en laine, tout en ayant une fibre plus compacte , mais très respirante et donc perméable. Une harshell au sommet a donc été nécessaire. Sans vent, le sweat shirt est assez protecteur du froid pour une première peau, mais le cou n'est pas protégé.

J'avais souhaité des manches longues pour protéger mes bras du soleil tout en redoutant d'avoir chaud par grand beau dans les montées. Suite à ces tests, le sweat "Dry" se montre ultra respirant et permet de longs efforts sans suffoquer. Les petits coups de brise sont captés et contribuent à la respiration corporelle. C'est donc une première peau à la fois respirante, mais pas trop chaude, même manches longues.

Lors des montées un peu raides, comme l'ascension d'un couloir de neige à 30/35° en crampons vers les midi, je n'ai pas ressenti de zones de transpiration dans le dos au niveau des omoplates ou des lombaires, ce qui arrive tout de même avec un tee shirt en laine dans ce genre d'effort, même pour quelqu'un qui transpire assez peu comme moi.

J'ai gardé le sweat durant deux jours, y compris au bivouac où il est très agréable pour la nuit dans le duvet. A la fin du deuxième jour on sent une odeur de transpiration assez nette juste sous les aisselles. Je fais donc un test de nettoyage à la main sous un filet d'eau (idem ruisseau) avec un peu de savon. Séchage en cours au moment ou je rédige ce compte rendu, à suivre.

Le seul regret que je puisse formuler suite à ce test de deux jours, et pour une utilisation estivale en altitude est l'absence de col qui rend le cou vulnérable aux brûlures du soleil et aux vents frais. Avec ce modèle un petit tour de cou en tissu fin est très appréciable.

Par températures plus fraiches, je peux avoir une idée de la thermicité du sweat; c'est une première couche assez isolante à condition qu'il n'y ait pas de vent. Sa perméabilité/respirabilité ne lui permet pas d'être classée comme un vêtement thermique. Mais à couvert, dans un duvet ou un refuge, une petite dimension thermique apparait, de part la nature des fibres et la position très près du corps. Cela rejoint les sensations que j'ai observé avec les premières peaux en laine très fines. On sera un peu en deça avec le Sweat Dry, mais avec un confort supérieur à la laine.


Veste Beta SL Hybrid (Arc'teryx)

Une nouveauté chez Arc'teryx: la veste Beta SL Hybrid. Une veste légère et polyvalente qui correspond à ce que de plus en plus trekeurs/alpinistes recherchent pour combiner des sacs légers.

La série Beta chez Arcteryx propose des vêtements de montagne polyvalents
SL : Super léger.

Présentée comme particulièrement compacte, la veste hybride Beta SL est stratégiquement fabriquée à partir de deux textiles en GORE-TEX® différents pour une performance optimale et un poids minimal. Le tissu ultra-léger N40r GORE-TEX® avec technologie de produit Paclite® est utilisé au niveau du corps, et les zones à forte usure sont renforcées avec du tissu souple GORE-TEX® pourvu de la technologie de revers GORE® C-KNIT™. La capuche StormHood™ compatible avec un casque est entièrement couvrante et offre une bonne vision périphérique tandis que les fermetures éclair au niveau des aisselles favorisent la ventilation.

Je suis un peu surpris par la taille. Il me faut un "M", ca taille grand. En général je suis abonné au L voir XL ...
Poids sur ma balance: 368grammes en taille L
Prix : 380€

Test en alpi estival par grand beau. Premiers points: la capuche est très facilement utilisable avec un casque, même dimensionné. J'ai particulièrement apprécié la coupe du vêtement qui descend un peu sur le bas du dos. l'ensemble est confortable. Les zip sont de très bonne qualité ce qui rend facile l'ouverture et la fermeture des aérations d'aisselles. Une légère sensation de trois couche un peu cartonnée mais pas désagréable. le vêtement est neuf et va s'assouplir rapidement je pense. Hardshell assez light (368g) qui convient bien pour les conditions de ces premiers tests: grand beau assez chaud avec un peu de vent frais au dessus de 3000m.

Test sous une pluie battante: 10 minutes en marchant. La pluie fait un joli bruit sur le trois couches. La déperlance est très nette.
Aucune infiltration constatée. A l'instar du pantalon, complètement trempé, la veste a été très efficace contre la pluie.

Glacière auto gonflante Quechua 36 litres

Avec les perspectives de vadrouilles estivales, je pense à des séances de camping où j'aurais besoin de quelques légumes du jardin, de pots de confitures peu sucrées, bref d'une glacière pour emmener des fraicheurs.
Je regarde les glacières que l'on propose sur le net, et je passe également en revue les modèles disponibles dans les supermarchés. Avec ou sans compresseur à brancher sur le 12v d'un allume cigare.
Mon choix se porte finalement sur un modèle Quechua, de grande dimension et gonflable, ce qui le rend pratique dans un coffre de voiture chargé de matos de camping et de grimpe.

Données fabricant:
Isotherme Conserve les aliments pendant 11h sans pain de glace (test normé EN 12546)
Compacité: Fini l'encombrement inutile quand vous la rangez ! Dégonflez la après usage.
Légèreté Bandoulière réglable Pad confort pour soulager l'épaule
Légère: 1,5kg
Facilité d'utilisation: Une poche de rangement sur le coté extérieur.
Grande ouverture zippée facile
Prix: 55€
Il existe un petit modèle de 26l qui pèse 1kg.
Celui-ci en 36 litres est affiché à 1.5kg, mais il donne 100g de moins sur ma balance à 1.400kg.

Gonflage/dégonflage: Le gonflage se fait par deux compartiments, et deux valves avec bouchon vissé, facilement repérables sur la photo. Gonflage et verrouillage facile. Pour dégonfler à fond, bien appuyer sur la glacière à plat. Le produit dégonflé se compacte mais reste assez volumineux à moins de forcer et de l'enserrer avec des sangles. Mais le gain de place est d'au moins 4/5°, soit environ 7 litres (A suivre).

Isothermie: le fabricant indique un test normé EN 12546: Conserve les aliments pendant 11h sans pain de glace
Test sur 2h00. Transport de viandes et de boissons. RAS, délais assez courts pour ce premier test.
Test dur transport auto de 4h30: Transport de volaille congelée avec bouteille d'eau congelée. A l'arrivée, le poulet est encore dur comme du bois et l'eau de la bouteille n'a pas fondu un poil. A suivre...



TRex lacets (Boldrini)

Avec mes pieds qui souffrent après 35 ans de pratique, je ne cherche plus uniquement la performance mais un compromis confort-technicité qui ne sollicite pas trop l'articulation du gros orteil. Je teste un tas de chaussons au Vieux Campeur en espérant un chausson assez rigide pour soutenir mes articulations sur des appuis en pointe, et assez confortable pour les grandes voies qui sont désormais mes lieux de prédilections. Après moult essais, j'enfile une paire de TRex et sens que la tige colle bien à mon pied fin. Sur le mini-mur, en pointe, je vois que la voute plantaire participe à l'effort et que celui-ci est assez réparti sur l'ensemble du pied. Le chausson n'est pas trop cher (78€) et je l'embarque pour un essai. Sur les indications d'une grimpeuse essayeuse à côté de moi je prends ma pointure car le chausson est réputé pour ne pas bouger. Je dois dire qu'une simple demi-pointure de moins devient difficile à gérer.

Et bien en fait ça commence en salle, vu la météo... Deux heures et demi de tests en ambiance très verticale sur les prises artificielles. Le TRex lacets s'enfile facilement et le serrage des lacets est présent en pointe, plus espacé sur le coup de pied qui se règle rapidement. Le chausson est confortable. J'ai pour ce premier test juste un peu mal à mon pied le plus fort, que je dois enlever entre deux voies. Dans l'ensemble il enserre bien mon pied sans le blesser. C'est plutôt souple mais l'ensemble du pied travaille sur un appui frontal et je n'ai pas eu trop mal aux arpions le lendemain, contrairement à ce qui se passe avec des chaussons souples lorsque je dois forcer. La précision me semble bonne. Le chaussant semble convenir aux pieds médium et fin.

Test en grande voie, type "montagne": Le TRex n'est pas une pantoufle et je termine les trois heures de grimpe avec un mal aux pieds certain. Mais je ne perd pas de vue que le chausson est encore neuf.
Question technicité, rien à dire. Les positions frontales pour rechercher l'adhérence sont faciles. C'est assez souple pour bien adhérer.
Les prises de carre m'ont semblé bonnes sans être extraordinaires, mais je vérifierai ça dans des passages plus techniques.

 

Baudrier Onyx (singing rock)

Voici un baudrier de la marque Singing Rock. 
Il est comme je les aime pour les activités de grimpe en grande s voies et terrains d'aventure: assez léger  avec ses 366 g relevés sur ma balance en taille L, polyvalent, facile à enfiler et à tégler. Prix constaté : 50€

Données fabricant: Harnais haut de gamme offrant un confort maximal, un faible poids et une liberté de mouvement. Conçu pour les itinéraires sportifs.   Jambes flexibles avec sangles élastiques s'adaptant à l'utilisateur. Un système de verrouillage de ceinture breveté Rock & Lock - nouvellement fait d'acier inoxydable pour augmenter la résistance à la corrosion.
Le profil plat du harnais garantit un mouvement illimité
Construction ergonomique alliant confort et poids réduit
Nouvelle sangle plus résistante et adaptée au verrouillage Rock & Lock, rendant le serrage plus lisse.  
Un pont fixe entre les boucles de jambes assure une plus grande sécurité en cas d'attache incorrecte
4 nouveaux portes matériels ergonomiques conçus pour faciliter la manutention et fournir suffisamment d'espace pour votre matériel.
Pontet de 12 mm pour un point d'attache / fixation approprié, résistance 15 kN
Le système d'ajustement BMI permet un réglage de taille parfait selon les couches portées.
Couleur: bleu & jaune ; Poids: 340 g [taille M] (± 15 g) ; Taille: XS, S, M, L, XL

Premiers tests en falaise: c'est un baudrier léger et facile à enfiler, déjà deux bons points. J'aime les tours de cuisses qui se positionnent facilement. Il a 4 portes matériels mais rien en sus pour de petits matériels à individualiser (maillon rapide, brosse...).
Le pontet fait 12 mm de large.
Test en couenne de 30m. J'aime particulièrement les 4 porte matériels rigides qui facilitent la pose et la prise de matériel. Il y a largement assez de place pour le matos en grandes voies. Le pontet est fin, l'encordement est facile. La ceinture est correctement confortable sans plus.
Idem en style terrain d'aventure où j'ai largement la place pour disposer un peu de matériel en sus des dégaines. Le réglage de la ceinture ventrale est pratique, précis et ne bouge pas durant l'escalade, malgré le poids du matos. Seul petit regret pour moi: le manque d'une petite attache centrale à l'arrière pour fixer des chaussures ou un maillon rapide.
Les 4 porte-matériels sont les bienvenus. C'est pour moi le minimum pour des activités de montagne et même d'escalade.

Je suis assez étonné de lire dans des compte rendus de tests de baudrier pour de la falaise que 2 portes matériels suffisent amplement et que les fabricants feraient bien de se libérer du dogme des 4 porte matériels obligatoires. Si il vrai que chacun voit midi à sa porte, je ne vois pour ma part, pas l'intérêt de gager 12.5 grammes et de se priver des accessoires de rangements qui sont à mon avis indispensables pour de l'escalade en grande voie. En effet si deux porte matériels suffisent pour les dégaines, il est nécessaire de prendre des ficelous, et du matériel d'assurance. des sangles de secours sont également bienvenues au baudrier. Maintenant pour le travail des voies déversantes avec des dégaines en place, ou pour la salle de votre quartier, oui, deux portes matériels suffisent ;-)

Tests en salle. C'est là où j'ai les meilleurs sensations avec ce baudrier léger que je trouve confortable dans les aller/retours et les encordements successifs. Les attaches d'auto assurance au pontet
La largeur de la dorsale est de 85mm, ce qui est agréable pour les positions statiques, même si je pense qu'il y a plus confortable pour les longues cessions d'artif, ce baudrier sera jugé confortable par la grande majorité des grimpeurs en falaise et en montagne.
Je note que les porte-matériels, excellents par ailleurs, perdent assez vite leur couleur jaune originelle. Le frottement des mousquetons leur donne assez vite une teinte sombre désopilante.

Freney GTX (Asolo)

En 2015, Asolo a sorti la Freney GTX, une semi-auto pour l'alpinisme estivale. Très légère, elle représente une alternative à la Trango S EVO. Sera-telle aussi confortable? aussi précise en rocher, mais plus thermique et plus résistante? Ce serait alors le must de sa catégorie, même si le prix affiché (330€) en fait un modèle haut de gamme envers lequel bien des exigences seraient justifiées.

Données fabricant: Nouveau chaussant spécifique aux chaussures semi-automatiques; de la forme de pied jusqu'au bloc semelle, en passant par la coupe et le flex de la tige, tout est pensé pour que la chaussure soit parfaitement ajustée, et adaptée à la pratique. Un rapport poids/robustesse inégalé dans sa catégorie grâce aux matériaux (carbone) et au renfort latéral intérieur.
Résultat: confort extrême, longévité, protection du pied.

. Tige: microfibre et nylon haute ténacité, Schoeller, intérieur mousse moulée ergonomiquement
. Doublure: Gore Tex insulated comfort
. Bloc semelle: fait de 4 densités - PU, TPU, couche microporeuse et caoutchouc moulés -, d'une intercalaire en EVA et fibre de carbone et d'un élément supplémentaire autour du talon en TPU => protection, maintien anti-torsions et isolation thermique
Semelle Vibram Mulaz avec plots de relances, climbing zone, plots de freinage et canaux d'évacuation des débris et agglomérats.

Poids : 1,28kg
Prix public : 330€

Les tests:

Au premier abord, c'est une chaussure assez rigide, avec un pare-pierre complet. Un haut de tige assez protecteur pour la cheville mais avec beaucoup de souplesse et de flexibilité.
Taille et chaussant: La Freney affiche un chaussant médium, qui convient pour des pieds standards. Question taille, prendre sa pointure normale en chaussure de ville (indication qui ne dispense pas d'un essai).

Test en alpinisme de printemps sur des terrains variés: montée en refuge avec plusieurs traversées de torrents, alpages, pentes de neige, couloir de neige, escalade mixte en face nord, descente en neige chaude et long retour dans la vallée. Au total, 3800m de D+ et - avec un sac de14kg pour ce premier banc d'essai très complet.

Je n'ai pas éprouvé de point douloureux ni d'ampoule. Dans la partie alpinisme, la Freney s'est révélée très confortable. Je les ai resserrées et trouvé de très bonnes sensations tout en douceur et en fermeté.

Au niveau thermicité, juste une sensation de fraîcheur, mais pas de défaillance. Ce point sera approfondi par des tests en plus haute altitude.

Aucune défaillance non plus en matière d'imperméabilité, avec une descente de 2 heures dans de la neige très mole, et une remontée à un col où j'enfonçais au genou.

Arrivé au parking, je scrute la semelle qui n'affiche aucune trace prématurée d'usure.

Autre test en alpinisme: Une course de neige en mauvaises conditions durant laquelle la chaussure a été mise à contribution. Comme les autres modèles dans cette épreuve, elle n'a pas résisté à un brassage en règle (jusqu'à l'aine à la descente dans des pentes de 35°). Nous avions tous les pieds trempés quelque soient les modèles de chaussure utilisé. Ce qui est intéressant c'est que la fin de la descente, après le refuge, a été confortable, même avec les chaussettes mouillées.

Au niveau thermicité, avec des chaussettes moyennes, j'ai eu une petite sensation de froid dans un couloir entre 2800 et 3200m. Quelques mouvements d'orteils ont suffi pour rétablir le confort, mais ce point sera à surveiller par conditions plus sévères.
Les débuts des premières traces d'usure du bout de la semelle apparaissent après ces 8000m de dénivelés cumulés.

On enchaine avec une classique des Écrins, une course mixte neige et rocher. La Freney se comporte bien dans ces deux registres. Bien sur le caillou grâce à sa légèreté, sa précision sur les petites prises et son accroche satisfaisante en général. Rien à lui reprocher non plus dans la neige. Sa thermicité me semble très convenable pour une chaussure légère. Avec des chaussettes délibérément sous-dimensionnées pour une course d'altitude, j'ai eu juste une sensation de frais au levé du jour. Brasser dans la neige chaude n'a pas eu de mauvaises conséquences, je suis rentré les pieds secs. Par contre l'usure du bout de la semelle semble s'accélérer.

On continue avec une course rocheuse déjà d'envergure et 2200m de D+et D- supplémentaires. La chaussure va bien par sa légèreté. Mieux pour moi en neige raide qu'en rocher car le chaussant est un peu large devant pour mes pieds. Du coup ça bouge un peu sur les appuis finaux et ça me fait gamberger. Le confort lors de l'approche est toujours au RV. Je n'ai pas échappé cette fois à une ampoule au talon après 2200m de descente avec un gros sac mais sans douleur particulière.

Le seul vrai souci est l'usure de la semelle sur le devant (climbing zone), d'une façon générale et en particulier dès que l'on fait une course rocheuse. Je vois que c'est la même (Vibram Mulaz 1229) que sur les Trango S Evo, le souci de cette dernière étant justement l'usure rapide des semelles ce sera ici la même équation... La Freney étant au moins aussi rigide, la semelle partira aussi vite. J'ai fait 4 grandes courses avec, dont 3 avec de l'escalade rocheuse et la moitié de la semelle est partie en pointe

L'imperméabilité est toujours mise à pleine contribution dans la neige lourde et fondante. La Freney s'en est très bien sortie sur des virées de deux jours par toutes neiges. Des traversées de torrents un peu osées ont été une bonne surprise. Pas d'infiltration.

Test en hivernale sur deux jours en mars. Deux sommets à 3300 et 3200m. Dans le domaine de la thermicité, si la météo était au grand beau avec un soleil généreux le premier jour, de longs passages matinaux en neige froide et à une altitude de plus de 3200m m'ont permis de bien jauger les Freney. Avec des chaussettes moyennes et des semelles intérieures standards, j'ai très bien supporté ces conditions somme toutes assez clémentes mais franchement négatives le matin du deuxième jour. Tout juste une sensation de fraîcheur aux arpions, sinon les Freney ont très bien supporté ces conditions hivernales d'altitude.

Test en alpinisme de printemps en conditions clémentes question températures, mais avec une neige profonde et chaude. La Freney reste bien imperméable et confortable. Légèreté appréciée.

Kit de sécurité (PIEPS)

- DVA DSP Pro et DVA DSP Sport

Détecteurs de Victimes d'Avalanche numériques à 3 antennes et dotés d'un processeur digital qui offre un champ de recherche circulaire optimum et une simplification de la recherche, même en cas de plusieurs victimes. Poids 320 et 330g sur ma balance avec piles et harnais. Les écrans sont en verre trempé. L'autonomie est de 200 heures pour le sport et donnée jusqu'à 400 heures pour le Pro.

Première sortie en ski dans des conditions pas faciles. Pas de test à proprement parler encore. Je l'ai juste porté autour du torse. Un curseur permet de passer de "off" à "send" et "search". Le boitier est préformé et haut de gamme.

Le curseur est assez dur, quasiment impossible à manipuler d'une seule main. L'intérêt est de l'empêcher de basculer d'un mode à l'autre. Mais par temps froid cela peut devenir difficile, surtout en cas de stress.

Test de portée. Les DSP pro et DSP Sport commencent à capter un signal à environ 50m. Cela fait tout de même 10 mètres de portée gagnée comparé à mon ancien Mammut Barryvox, acheté il y a environ 10 ans, et dont les données fabricant faisaient état de 60m. Les flèches directionnelles ne sont pas forcément à suivre au début. il vaut mieux, selon mon expérience, se fier au raccourcissement de la distance. Ensuite les flèches sont plus fiables.
Mode de recherche. Une victime: flèche indiquant la direction du signal de la victime avec affichage de la distance et signal sonore régulier qui change à 15, 4, et 2m. A deux mètres environ les flèches disparaissent indiquant le début de la recherche en croix.

Recherche multivictime: La numérisation du signal par trois antennes permet maintenant d'être plus efficace en cas de plusieurs skieurs ensevelis. On peut "marquer" la première victime trouvée et continuer la recherche des suivantes.  Il est supposé que d'autres sauveteurs dégagent alors la première victime localisée. Avec la sonde électronique Iprobe 220 (voir vidéo ci-dessous), on peut terminer le travail de recherche à la sonde, ou le donner à faire à quelqu'un pour aller vers la victime suivante.

Cette possibilité contribue à réduire significativement la durée des recherches et favorise les chances de survie. Cela permet en pratique de gagner beaucoup de temps en restant concentré sur la recherche pendant que d'autres s'activent au dégagement. Les avalanches à multi-victimes se révélant particulièrement mortelles.

DSP Pro / DSP Sport

Le DSP Pro est le plus abouti de chez Pieps. Il a une portée 10m supérieure à celle de la version Sport. Une chose que j'aime assez c'est la possibilité de mesure de la pente, ce qui donne une indication de première importance sur le risque d'avalanche. Pour ce faire, en mode émission, on appuie sur une touche quelques secondes, on vise l'angle à mesurer qui s'affiche en degrés. Le retour en émission de signal se fait automatiquement.

 

- Pelle Tour T

Une pelle alu, au manche ergonomique. Rallonge; Grip, et poignée. Pesée 648g sur ma balance. Bonne prise en main. Rallonge facile. Efficace en recherche de victime (testée en exercice). Passer du plastique à l'aluminium est assez parlant, en neige dure j'entends. J'aurais tendance à dire que la pelle en plastique n'est pas une vraie pelle, ou est à considérer comme une sous-pelle. L'efficacité d'une pelle alu comme la Tour T pour tailler un abri, et bien évidemment pour sortir une victime ensevelie sous de la neige tassée sera nettement supérieure et confortera le sauveteur dans son effort.

 - Sonde iProbe 220

Une sonde électronique numérique dotée d'un indicateur optique et sonore pouvant  détecter n'importe quel DVA répondant à la norme EN 300718 et désactiver un DVA PIEPS à la demande. Poids: 370g sur ma balance. Sonde en 5 brins pour 220 cm, elle se rigidifie très rapidement et se vérouille automatiquement. Mise en fonction du système de recherche optique en appuyant 3 fois sur le gros bouton jaune de la poignée (signal biiip de mise en route, puis signal de recherche. Une seule pile dans la poignée.

 

 

Cette sonde électronique permet de localiser le DVA d'une victime d'avalanche en 3 phases:

A1- pas d'émetteur à proximité: signal sonore permanent (tschip...tschip...tschip)

A2- émetteur actif à proximité; environ de 0.5 à 2m (données fabricants vérifiées en indoor) : les signaux sonores et lumineux augmentent pour préciser la proximité de la cible.

A3- émetteur actif à proximité immédiate (vers 50 cm) : émission d'un signal sonore et d'un signal optique continu (piiiiiiiiiep!)

 

 

Bionnassay 700

Changer de génération de matériel de ski de rando pour 1000€, est-ce un objectif atteignable? Sur le neuf, non! croisade impossible... Cependant je vais me livrer à cet exercice en essayant de coller au maximum à la barre des mille euros avec du matériel de qualité, neuf, et que l'on testera sur toute la saison. En 2015 j'ai franchi la première étape de ce processus en changeant de chaussures pour les Scarpa Maestrales. Cela représente déjà 450€ ou un peu moins si on a profité de quelques soldes.

J'enchaîne cette année avec le reste. Et tout d'abord les planches!. Pour coller au plus près de mon objectif initial, je suis parti vers les planches de la marque Bionnassay. Environ 350€ c'est le meilleur tarif pour du neuf. Les skis ne sont pas fabriqués en Chine, mais en Autriche.
Largeur patin : 85 mm (en 177 cm)
Rayon de courbure : 19 m (en 177 cm)
Poids (la paire) : 3000 grammes (en 177 cm) HMMM..., en fait c'est 3.190kg sur ma balance.

Çà swingue pas mal quand on veut s'intéresser à ces skis!: si on habite pas les zones de montagne (95% de la population quand même), personne ne les connait chez Décathlon. A bouc Bel Air, peut être le plus grand magasin de France, le responsable du rayon ski ne sait même pas qu'ils existent :lol:. Je me dis que je suis mal tombé, mais un autre coup de fil le lendemain, avec un autre "responsable", me replonge dans le même dialogue de sourd que la veille... Pour la pose des fixations, l'atelier me fait les gros yeux. Ils avaient un gabarit un jour mais va savoir où il est...Bon...ça commence bien cette affaire ;). Je vais aller à la Montagne /Alpina chez Jeff.

Au total ces skis montés avec des Speed Turn me font gagner 600g. Mais la différence provient des fixations :D. Et oui, mes anciens Dynafit FR6.0 en 180 cm font 3140g la paire, et les Bionnassay700 donnés à 3000 pèsent finalement 50 g de plus pour 3 cm de moins. Il est vrai qu'il y a beaucoup plus de planche sur les Bionnassay (85 au patin contre 71).

Premier test en ski alpin, pour bien sentir ces planches et les fix avant de me mettre dans des espaces sauvages, je vais les essayer une après midi dans une petite station. Il en ressort que le ski est plus facile à skier comparé à mes anciennes planches (Dynafit FR 6.0). Un peu plus nerveux et il reste stable en vitesse tout droit.

Pas de miracle en poudreuse lourde et souvent cartonnée, les Bionnassay 700 ne me propulsent pas à un meilleur niveau de descente comparé aux Dynafit FR6.0, par contre je note beaucoup plus de facilités à la montée. Le ski est plus large, l'ensemble moins lourd (grâce aux fix) et cela se sent. Je suis plus à l'aise dans les conversions, les 3 centimètres de moins font peut être la différence. J'en dirais plus prochainement...

 

Fix TLT speed turn 2.0

Les fixations représentent un gros morceaux dans le budget et la stratégie générale. Le choix de la Dynafit TLT Speed Turn 2.0. s’impose tout de suite. ce sont les moins chères et elles sont de la dernière génération. Données pour 690g je les pèse à 790 sur ma balance avec les attaches et les vis de fixation.

Elles ont la réputation d’un bon rapport qualité/prix, même si elles n’ont pas les butées avant des "radical". Je verrais à l’utilisation si c’était une erreur de ne pas les prendre pour 50€ de plus environ. Prix du matos : 220/250€ mais on arrive à les trouver à moins de 200€ + port, c’est moins chère que les Diamir qui sont deux fois plus lourdes, mais bon , c’est différent.
Je n'oublie pas les couteaux Dynafit dont je parlerai également; ces petites bêtes en alu reviennent tout de même à plus de 50€

Pour optimiser le réglage de déclenchement, inutile de regarder la doc fournie avec le produit où l'on trouvera l'excellent "s'adresser à votre revendeur spécialisé". On peut régler selon son niveau de ski, l'âge de ses articulations et la taille de sa chaussure, voir tableau page 47 de la doc TLT. Je choisis 5,5 pour ne pas dire 6...
Le déclenchement de l'avant se fait bien à ce réglage, sur une chute latérale en pente, ça déchausse correctement.

Pour rechausser, ce n'est vraiment pas évident dès lors que l'on est pas à plat. Je fait un essai dans une pente très modérée et en neige tassée, et il me faut 5 essais et me tordre la cheville pour enfin y arriver. En conditions sauvages, dans la poudre, j'imagine la difficulté avec un peu d'effroi. Voici donc que se manifeste le manque de "butées" de ce modèle dont on m'avait parlé.

Autre point: le câble d'attache pour ne pas perdre le ski en cas de déchaussage n'est pas évident à fixer sur la chaussure. Si l'on pense tout de suite à le mettre sur un crochet (et il y va bien), je pense qu'il y a un risque d'arrachement du crochet en cas de chute prononcée. On se retrouverait alors sans ski et avec une chaussure HS. Je pensais utiliser les sangles de cheville de mon ancien mod