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Voici la liste des matériels que nous testons actuellement et qui fera l'objet d'un article dans les mois qui viennent.



Talus II (Sea to Summit)

Les tests de duvets 3/4 saisons continuent. De vrais tests en situation, c'est à dire là où l'on va pousser le matériel (et parfois aussi le bonhomme qui est dedans) dans ses limites. Pour multiplier les expériences en conditions variées avec le produit, je ne teste qu'un sac de couchage par saison, et souvent par an.
Cette année, je reviens sur la marque australienne Sea to Summit avec un sac de couchage en duvet de canard traité dry et au gonflant mesuré à 750+. Il a l'air solide et va partir pour les bivouacs sauvages de cette fin de saison et de cet hiver dans les Alpes du sud.

Voici les données fabricant: Sac de couchage 3 saisons
Garnissage duvet de canard Cuin ULTRA-DRY Down 750+ cuin
S : 520g - M : 550g - L : 600g
Poids total S : 995g - M : 1045g - L : 1135g
Température confort -3°C - Temp confort limite -10°C - Temp extrême -28°C
Taille S: personne mesurant jusqu'à 170 cm - M: de 170 à 183 cm - L: 183 à 195 cm
Dimension compressée: 8,9 litres
Tissu extérieur: 2D NanoShell imperméabilité 1000 mm et respirabilité 7500g/m2/24h
Tissu intérieur: Polyester 20D ultra doux
Livré avec une housse de rangement et une housse de compression.
Prix: 359€

Tout de suite au déballage, j'apprécie les "accessoires" de la marque: un sac de compression de bonne facture (j'y reviendrai plus tard) et un sac de rangement avec deux dimensions possibles, pratique selon la place dont on dispose pour entreposer le duvet.
Sur ma balance, l'ensemble sac de couchage + sac de compression affiche davantage que les données fabricant: en grande taille (L), je vois 1330 g sur ma balance, soit 1252g pour le sac de couchage (600 g de garnissage) et 78 g pour le sac de compression.

Doudoune Stretchdown DS (Mountain Hardwear)



La doudoune StretchDown DS Hooded Jacket de Mountain Hardwear est une doudoune à capuche de dernière génération utilisant des bandes thermocollées afin d'éviter toutes coutures traversantes générant des ponts thermiques.
Tissu intérieur et extérieur 100% stretch pour donner plus de liberté de mouvement de de confort
Plumes et duvet d'oie certifiées R.D.S. (800 Fill Power US = 700 Cuin Europe) de type 90/10 ayant subit un traitement d'imperméabilisation NIKWAX, sans fluorine.
Tissu : 30 Deniers 100% Nylon
Poches : 2 poches chauffe-mains + 1 poche poitrine zippée + 2 poches intérieures (gants, masque de ski).
Longueur du dos : 70cm
Coupe : Active Fit (près du corps)
Poids : 547g - 578 grammes vérifiés en taille L sur ma balance. Existe avec ou sans capuche.
Prix de 300 à 330€



Voici une doudoune en duvet de Mountain Hardwear qui a l'air intéressante avec un garnissage conséquent, et un tissu strech et qui a l'air costaud. Les cloisonnements sont nombreux et sans coutures. Une veste qui semble donc à la fois chaude et capable d'évoluer sans protection dans des ambiances hivernales. A tester cet automne/ hiver en altitude...
Difficile de trouver en ligne le poids du garnissage, et pourtant c'est une donnée importante qui donne une idée de la thermicité du vêtement. J'ai finalement contacté le SAV de Mountain Hardwear qui m'a répondu avec célérité.
Le poids de duvet 750+ dans la taille S est de 135,4 grammes, c'est précis!. En taille M, c'est 150 grammes de duvet, et en L , 156,6 grammes. A titre de comparaison, les grosses doudounes de Valandré, comme la Bifrost contiennent 252g (M) de duvet 800+ et la Immelman 354 g (M).

Octobre 2017:
Test en alpinisme d'automne. Dès le premier soir, je teste la Stretchdown sur une petite aiguille de granite à proximité du refuge. La densité thermique, assez discrète au repos, se révèle rapidement et j'explose de chaleur sous le vêtement après une quinzaine de mouvements. Il fait encore trop chaud pour tester une doudoune... Le deuxième jour sera différent, sur des arêtes à plus de 3000m, avec un vent du nord soutenu et chargé de cristaux, je ressentirais mieux l'impact thermique et le winstop du vêtement. L'étirabilité est bien présente, tout en restant discrète. C'est à mon avis ce qu'il faut pour un vêtement en duvet qui se porte en dernière couche.
C'est une veste avec pas mal de densité, mais confortable, et permettant des mouvements de grimpe fluides.
Si on porte la Stretchdown en dernière couche, sans hardshell, en conditions sévères, une cagoule sera nécessaire contrer les entrées d'air froid dans la capuche; ou si les conditions sont acceptables, un seul tour de cou pour protéger le bas du visage.
La capuche est en effet non réglable et de dimension compatible avec le port d'un casque (plutôt petit). J'y trouve une logique: on sera à l'aise dans la doudoune en conditions froides avec un vent modéré. En conditions vraiment difficiles, une hardshell sera nécessaire et viendra protéger le visage et renforcera le windstop.
L'équipement de la veste me séduit: d'abord les deux poches "réchauffe mains", faciles à utiliser et efficaces avec ou sans gants. Une poche de poitrine et deux poches internes sans fermetures en complément.
En bref, un vêtement motivant. L'hiver approche, je sens que la Stretchdown va être de sortie!
A suivre...

Veste Athletic (Brubeck)

Les vestes en tissu étirable remplacent avantageusement les polaires. Que ce soit pour la marche, la course à pied, le vélo ou l'escalade, elles sont plus protectrices, et plus confortables. En fait, elles sont d'une autre génération avec une fabrication en plusieurs couches.
Elles offrent les avantages du multi couche: Evacuation de la sueur / Protection et isolation thermique / Ventilation des zones de sudation accrue et d’émission de chaleur

La veste Athletic est réalisée selon une technologie sans coutures avec un tissu respirant en double couche. Elle possède une fermeture zippée sur toute la longueur du vêtement et un protège-zip dans le cou qui évite les frottements au niveau du menton. Les renforcements sur les épaules, les coudes et l’extérieur des manches protègent des éraflures et réchauffent ces zones. Le tissu fin en filet 3D, placé dans les endroits les plus exposés à la transpiration, permet une évacuation efficace et rapide de l'humidité. La coupe slim-fit et les zones RIB latérales placées le long de la taille garantissent un ajustement idéal à la silhouette et empêchent l'entrée de l'air froid sous le tissu. Des bandes réfléchissantes ont été placées le long du zip, sur les manches et à l’avant afin d'améliorer la sécurité du sportif sur la route. Le sweat-shirt ATHLETIC se porte comme un survêtement lors de la pratique d’activités sportives.
Ca taille plutôt petit, je prends donc une taille XL qui représente 450 grammes sur ma balance.

Test à la mi-saison en moyenne montagne: Le vêtement est assez près du corps et donne une impression de légèreté et de confort. Je remarque qu'il descend très bas et couvre intégralement la zone des reins. Je note l'absence totale de poches, ni en extérieur, ni en intérieur ce qui limite son utilisation en vêtement de dernière couche.

Test en montagne pour une course d'automne sur parcours de crêtes et un sommet de plus de 3000m avec bivouac: la veste Athletic a été portée en deuxième couche, sous une hardshell pour contrer des conditions froides. Je l'ai également utilisée en couche unique, à même la peau, dans les pentes de caillasses en cardio max et à la descente, avec un sac à dos bien rempli. En octobre, nous avons eu des conditions estivales le premier jour, puis des conditions déjà hivernales avec une face nord plâtrée de cristaux et des vents soutenus de plus de 50 km/h, plus rafales, le deuxième jour.
Je commence à ressentir l'intérêt de ce vêtement multicouche qui combine à la fois protection et ventilation, dans une sensation générale de légèreté. Tout en restant perméable aux coups de vents, il reste protecteur pour des conditions correctes en altitude. Il assure une bonne ventilation et évacuation de la transpiration, tout en résistant correctement aux vents.
La limite protectrice de la veste Athlétic est arrivée lorsque nous passions en face nord avec des températures négatives (ressenties) et du vent fort. L'absence de col montant et de poche pour se protéger les mains mettent aussi en évidence que ce vêtement doit alors passer sous une hardshell ou une doudoune, en première ou deuxième couche. Par conditions estivales en altitude, cette veste est très agréable en couche unique qui protège les bras du soleil et très confortable à la montée comme à la descente. Elle descend bas sur les reins ce qui évite d'avoir le bas du corps découvert lors de mouvements de bras en extension, et prend bien la ventrale du sac à dos ou un baudrier.
J'ai nettement ressenti la différence des tissus, entre les renforts et les ajourés. Les épaules sont "en dur", tandis que le dessous des bras, en partie, est respirant, tout comme l'intérieur du coude et le torse. On a donc des zones de fraicheur et d'évacuation, qui se combinent à des zones de tissu plus compact, plus protectrices et thermiques.
En conclusion de ce test en altitude, j'ai trouvé un grand intérêt à l'utilisation de cette veste Athlétic en haute montagne. C'est donc un vêtement que l'on peut utiliser un couche unique, en deuxième et dernière couche, ou sous une hardshell/doudoune. Les points à regretter: pas de poches quand on l'utilise en dernière couche ou pour un usage urbain ou quotidien. A noter une bande réfléchissante le long du zip qui est particulièrement utile en trail peri-urbain. A suivre...




TRex lacets (Boldrini)

Avec mes pieds qui souffrent après 35 ans de pratique, je ne cherche plus uniquement la performance mais un compromis confort-technicité qui ne sollicite pas trop l'articulation du gros orteil. Je teste un tas de chaussons au Vieux Campeur en espérant un chausson assez rigide pour soutenir mes articulations sur des appuis en pointe, et assez confortable pour les grandes voies qui sont désormais mes lieux de prédilections. Après moult essais, j'enfile une paire de TRex et sens que la tige colle bien à mon pied fin. Sur le mini-mur, en pointe, je vois que la voute plantaire participe à l'effort et que celui-ci est assez réparti sur l'ensemble du pied. Le chausson n'est pas trop cher (78€) et je l'embarque pour un essai. Sur les indications d'une grimpeuse essayeuse à côté de moi je prends ma pointure car le chausson est réputé pour ne pas bouger. Je dois dire qu'une simple demi-pointure de moins devient difficile à gérer.

Et bien en fait ça commence en salle, vu la météo... Deux heures et demi de tests en ambiance très verticale sur les prises artificielles. Le TRex lacets s'enfile facilement et le serrage des lacets est présent en pointe, plus espacé sur le coup de pied qui se règle rapidement. Le chausson est confortable. J'ai pour ce premier test juste un peu mal à mon pied le plus fort, que je dois enlever entre deux voies. Dans l'ensemble il enserre bien mon pied sans le blesser. C'est plutôt souple mais l'ensemble du pied travaille sur un appui frontal et je n'ai pas eu trop mal aux arpions le lendemain, contrairement à ce qui se passe avec des chaussons souples lorsque je dois forcer. La précision me semble bonne. Le chaussant semble convenir aux pieds médium et fin.

Test en grande voie, type "montagne": Le TRex n'est pas une pantoufle et je termine les trois heures de grimpe avec un mal aux pieds certain. Mais je ne perd pas de vue que le chausson est encore neuf.
Question technicité, rien à dire. Les positions frontales pour rechercher l'adhérence sont faciles. C'est assez souple pour bien adhérer.
Les prises de carre m'ont semblé bonnes sans être extraordinaires, mais je vérifierai ça dans des passages plus techniques.

 


Freney GTX (Asolo)

En 2015, Asolo a sorti la Freney GTX, une semi-auto pour l'alpinisme estivale. Très légère, elle représente une alternative à la Trango S EVO. Sera-telle aussi confortable? aussi précise en rocher, mais plus thermique et plus résistante? Ce serait alors le must de sa catégorie, même si le prix affiché (330€) en fait un modèle haut de gamme envers lequel bien des exigences seraient justifiées.

Données fabricant: Nouveau chaussant spécifique aux chaussures semi-automatiques; de la forme de pied jusqu'au bloc semelle, en passant par la coupe et le flex de la tige, tout est pensé pour que la chaussure soit parfaitement ajustée, et adaptée à la pratique. Un rapport poids/robustesse inégalé dans sa catégorie grâce aux matériaux (carbone) et au renfort latéral intérieur.
Résultat: confort extrême, longévité, protection du pied.

. Tige: microfibre et nylon haute ténacité, Schoeller, intérieur mousse moulée ergonomiquement
. Doublure: Gore Tex insulated comfort
. Bloc semelle: fait de 4 densités - PU, TPU, couche microporeuse et caoutchouc moulés -, d'une intercalaire en EVA et fibre de carbone et d'un élément supplémentaire autour du talon en TPU => protection, maintien anti-torsions et isolation thermique
Semelle Vibram Mulaz avec plots de relances, climbing zone, plots de freinage et canaux d'évacuation des débris et agglomérats.

Poids : 1,28kg
Prix public : 330€

Les tests:

Au premier abord, c'est une chaussure assez rigide, avec un pare-pierre complet. Un haut de tige assez protecteur pour la cheville mais avec beaucoup de souplesse et de flexibilité.
Taille et chaussant: La Freney affiche un chaussant médium, qui convient pour des pieds standards. Question taille, prendre sa pointure normale en chaussure de ville (indication qui ne dispense pas d'un essai).

Test en alpinisme de printemps sur des terrains variés: montée en refuge avec plusieurs traversées de torrents, alpages, pentes de neige, couloir de neige, escalade mixte en face nord, descente en neige chaude et long retour dans la vallée. Au total, 3800m de D+ et - avec un sac de14kg pour ce premier banc d'essai très complet.

Je n'ai pas éprouvé de point douloureux ni d'ampoule. Dans la partie alpinisme, la Freney s'est révélée très confortable. Je les ai resserrées et trouvé de très bonnes sensations tout en douceur et en fermeté.

Au niveau thermicité, juste une sensation de fraîcheur, mais pas de défaillance. Ce point sera approfondi par des tests en plus haute altitude.

Aucune défaillance non plus en matière d'imperméabilité, avec une descente de 2 heures dans de la neige très mole, et une remontée à un col où j'enfonçais au genou.

Arrivé au parking, je scrute la semelle qui n'affiche aucune trace prématurée d'usure.

Autre test en alpinisme: Une course de neige en mauvaises conditions durant laquelle la chaussure a été mise à contribution. Comme les autres modèles dans cette épreuve, elle n'a pas résisté à un brassage en règle (jusqu'à l'aine à la descente dans des pentes de 35°). Nous avions tous les pieds trempés quelque soient les modèles de chaussure utilisé. Ce qui est intéressant c'est que la fin de la descente, après le refuge, a été confortable, même avec les chaussettes mouillées.

Au niveau thermicité, avec des chaussettes moyennes, j'ai eu une petite sensation de froid dans un couloir entre 2800 et 3200m. Quelques mouvements d'orteils ont suffi pour rétablir le confort, mais ce point sera à surveiller par conditions plus sévères.
Les débuts des premières traces d'usure du bout de la semelle apparaissent après ces 8000m de dénivelés cumulés.

On enchaine avec une classique des Écrins, une course mixte neige et rocher. La Freney se comporte bien dans ces deux registres. Bien sur le caillou grâce à sa légèreté, sa précision sur les petites prises et son accroche satisfaisante en général. Rien à lui reprocher non plus dans la neige. Sa thermicité me semble très convenable pour une chaussure légère. Avec des chaussettes délibérément sous-dimensionnées pour une course d'altitude, j'ai eu juste une sensation de frais au levé du jour. Brasser dans la neige chaude n'a pas eu de mauvaises conséquences, je suis rentré les pieds secs. Par contre l'usure du bout de la semelle semble s'accélérer.

On continue avec une course rocheuse déjà d'envergure et 2200m de D+et D- supplémentaires. La chaussure va bien par sa légèreté. Mieux pour moi en neige raide qu'en rocher car le chaussant est un peu large devant pour mes pieds. Du coup ça bouge un peu sur les appuis finaux et ça me fait gamberger. Le confort lors de l'approche est toujours au RV. Je n'ai pas échappé cette fois à une ampoule au talon après 2200m de descente avec un gros sac mais sans douleur particulière.

Le seul vrai souci est l'usure de la semelle sur le devant (climbing zone), d'une façon générale et en particulier dès que l'on fait une course rocheuse. Je vois que c'est la même (Vibram Mulaz 1229) que sur les Trango S Evo, le souci de cette dernière étant justement l'usure rapide des semelles ce sera ici la même équation... La Freney étant au moins aussi rigide, la semelle partira aussi vite. J'ai fait 4 grandes courses avec, dont 3 avec de l'escalade rocheuse et la moitié de la semelle est partie en pointe

L'imperméabilité est toujours mise à pleine contribution dans la neige lourde et fondante. La Freney s'en est très bien sortie sur des virées de deux jours par toutes neiges. Des traversées de torrents un peu osées ont été une bonne surprise. Pas d'infiltration.

Test en hivernale sur deux jours en mars. Deux sommets à 3300 et 3200m. Dans le domaine de la thermicité, si la météo était au grand beau avec un soleil généreux le premier jour, de longs passages matinaux en neige froide et à une altitude de plus de 3200m m'ont permis de bien jauger les Freney. Avec des chaussettes moyennes et des semelles intérieures standards, j'ai très bien supporté ces conditions somme toutes assez clémentes mais franchement négatives le matin du deuxième jour. Tout juste une sensation de fraîcheur aux arpions, sinon les Freney ont très bien supporté ces conditions hivernales d'altitude.

Test en alpinisme de printemps en conditions clémentes question températures, mais avec une neige profonde et chaude. La Freney reste bien imperméable et confortable. Légèreté appréciée.

Kit de sécurité (PIEPS)

- DVA DSP Pro et DVA DSP Sport

Détecteurs de Victimes d'Avalanche numériques à 3 antennes et dotés d'un processeur digital qui offre un champ de recherche circulaire optimum et une simplification de la recherche, même en cas de plusieurs victimes. Poids 320 et 330g sur ma balance avec piles et harnais. Les écrans sont en verre trempé. L'autonomie est de 200 heures pour le sport et donnée jusqu'à 400 heures pour le Pro.

Première sortie en ski dans des conditions pas faciles. Pas de test à proprement parler encore. Je l'ai juste porté autour du torse. Un curseur permet de passer de "off" à "send" et "search". Le boitier est préformé et haut de gamme.

Le curseur est assez dur, quasiment impossible à manipuler d'une seule main. L'intérêt est de l'empêcher de basculer d'un mode à l'autre. Mais par temps froid cela peut devenir difficile, surtout en cas de stress.

Test de portée. Les DSP pro et DSP Sport commencent à capter un signal à environ 50m. Cela fait tout de même 10 mètres de portée gagnée comparé à mon ancien Mammut Barryvox, acheté il y a environ 10 ans, et dont les données fabricant faisaient état de 60m. Les flèches directionnelles ne sont pas forcément à suivre au début. il vaut mieux, selon mon expérience, se fier au raccourcissement de la distance. Ensuite les flèches sont plus fiables.
Mode de recherche. Une victime: flèche indiquant la direction du signal de la victime avec affichage de la distance et signal sonore régulier qui change à 15, 4, et 2m. A deux mètres environ les flèches disparaissent indiquant le début de la recherche en croix.

Recherche multivictime: La numérisation du signal par trois antennes permet maintenant d'être plus efficace en cas de plusieurs skieurs ensevelis. On peut "marquer" la première victime trouvée et continuer la recherche des suivantes.  Il est supposé que d'autres sauveteurs dégagent alors la première victime localisée. Avec la sonde électronique Iprobe 220 (voir vidéo ci-dessous), on peut terminer le travail de recherche à la sonde, ou le donner à faire à quelqu'un pour aller vers la victime suivante.

Cette possibilité contribue à réduire significativement la durée des recherches et favorise les chances de survie. Cela permet en pratique de gagner beaucoup de temps en restant concentré sur la recherche pendant que d'autres s'activent au dégagement. Les avalanches à multi-victimes se révélant particulièrement mortelles.

DSP Pro / DSP Sport

Le DSP Pro est le plus abouti de chez Pieps. Il a une portée 10m supérieure à celle de la version Sport. Une chose que j'aime assez c'est la possibilité de mesure de la pente, ce qui donne une indication de première importance sur le risque d'avalanche. Pour ce faire, en mode émission, on appuie sur une touche quelques secondes, on vise l'angle à mesurer qui s'affiche en degrés. Le retour en émission de signal se fait automatiquement.

 

- Pelle Tour T

Une pelle alu, au manche ergonomique. Rallonge; Grip, et poignée. Pesée 648g sur ma balance. Bonne prise en main. Rallonge facile. Efficace en recherche de victime (testée en exercice). Passer du plastique à l'aluminium est assez parlant, en neige dure j'entends. J'aurais tendance à dire que la pelle en plastique n'est pas une vraie pelle, ou est à considérer comme une sous-pelle. L'efficacité d'une pelle alu comme la Tour T pour tailler un abri, et bien évidemment pour sortir une victime ensevelie sous de la neige tassée sera nettement supérieure et confortera le sauveteur dans son effort.

 - Sonde iProbe 220

Une sonde électronique numérique dotée d'un indicateur optique et sonore pouvant  détecter n'importe quel DVA répondant à la norme EN 300718 et désactiver un DVA PIEPS à la demande. Poids: 370g sur ma balance. Sonde en 5 brins pour 220 cm, elle se rigidifie très rapidement et se vérouille automatiquement. Mise en fonction du système de recherche optique en appuyant 3 fois sur le gros bouton jaune de la poignée (signal biiip de mise en route, puis signal de recherche. Une seule pile dans la poignée.

 

 

Cette sonde électronique permet de localiser le DVA d'une victime d'avalanche en 3 phases:

A1- pas d'émetteur à proximité: signal sonore permanent (tschip...tschip...tschip)

A2- émetteur actif à proximité; environ de 0.5 à 2m (données fabricants vérifiées en indoor) : les signaux sonores et lumineux augmentent pour préciser la proximité de la cible.

A3- émetteur actif à proximité immédiate (vers 50 cm) : émission d'un signal sonore et d'un signal optique continu (piiiiiiiiiep!)

 

 

Bionnassay 700

Changer de génération de matériel de ski de rando pour 1000€, est-ce un objectif atteignable? Sur le neuf, non! croisade impossible... Cependant je vais me livrer à cet exercice en essayant de coller au maximum à la barre des mille euros avec du matériel de qualité, neuf, et que l'on testera sur toute la saison. En 2015 j'ai franchi la première étape de ce processus en changeant de chaussures pour les Scarpa Maestrales. Cela représente déjà 450€ ou un peu moins si on a profité de quelques soldes.

J'enchaîne cette année avec le reste. Et tout d'abord les planches!. Pour coller au plus près de mon objectif initial, je suis parti vers les planches de la marque Bionnassay. Environ 350€ c'est le meilleur tarif pour du neuf. Les skis ne sont pas fabriqués en Chine, mais en Autriche.
Largeur patin : 85 mm (en 177 cm)
Rayon de courbure : 19 m (en 177 cm)
Poids (la paire) : 3000 grammes (en 177 cm) HMMM..., en fait c'est 3.190kg sur ma balance.

Çà swingue pas mal quand on veut s'intéresser à ces skis!: si on habite pas les zones de montagne (95% de la population quand même), personne ne les connait chez Décathlon. A bouc Bel Air, peut être le plus grand magasin de France, le responsable du rayon ski ne sait même pas qu'ils existent :lol:. Je me dis que je suis mal tombé, mais un autre coup de fil le lendemain, avec un autre "responsable", me replonge dans le même dialogue de sourd que la veille... Pour la pose des fixations, l'atelier me fait les gros yeux. Ils avaient un gabarit un jour mais va savoir où il est...Bon...ça commence bien cette affaire ;). Je vais aller à la Montagne /Alpina chez Jeff.

Au total ces skis montés avec des Speed Turn me font gagner 600g. Mais la différence provient des fixations :D. Et oui, mes anciens Dynafit FR6.0 en 180 cm font 3140g la paire, et les Bionnassay700 donnés à 3000 pèsent finalement 50 g de plus pour 3 cm de moins. Il est vrai qu'il y a beaucoup plus de planche sur les Bionnassay (85 au patin contre 71).

Premier test en ski alpin, pour bien sentir ces planches et les fix avant de me mettre dans des espaces sauvages, je vais les essayer une après midi dans une petite station. Il en ressort que le ski est plus facile à skier comparé à mes anciennes planches (Dynafit FR 6.0). Un peu plus nerveux et il reste stable en vitesse tout droit.

Pas de miracle en poudreuse lourde et souvent cartonnée, les Bionnassay 700 ne me propulsent pas à un meilleur niveau de descente comparé aux Dynafit FR6.0, par contre je note beaucoup plus de facilités à la montée. Le ski est plus large, l'ensemble moins lourd (grâce aux fix) et cela se sent. Je suis plus à l'aise dans les conversions, les 3 centimètres de moins font peut être la différence. J'en dirais plus prochainement...

 

Fix TLT speed turn 2.0

Les fixations représentent un gros morceaux dans le budget et la stratégie générale. Le choix de la Dynafit TLT Speed Turn 2.0. s’impose tout de suite. ce sont les moins chères et elles sont de la dernière génération. Données pour 690g je les pèse à 790 sur ma balance avec les attaches et les vis de fixation.

Elles ont la réputation d’un bon rapport qualité/prix, même si elles n’ont pas les butées avant des "radical". Je verrais à l’utilisation si c’était une erreur de ne pas les prendre pour 50€ de plus environ. Prix du matos : 220/250€ mais on arrive à les trouver à moins de 200€ + port, c’est moins chère que les Diamir qui sont deux fois plus lourdes, mais bon , c’est différent.
Je n'oublie pas les couteaux Dynafit dont je parlerai également; ces petites bêtes en alu reviennent tout de même à plus de 50€

Pour optimiser le réglage de déclenchement, inutile de regarder la doc fournie avec le produit où l'on trouvera l'excellent "s'adresser à votre revendeur spécialisé". On peut régler selon son niveau de ski, l'âge de ses articulations et la taille de sa chaussure, voir tableau page 47 de la doc TLT. Je choisis 5,5 pour ne pas dire 6...
Le déclenchement de l'avant se fait bien à ce réglage, sur une chute latérale en pente, ça déchausse correctement.

Pour rechausser, ce n'est vraiment pas évident dès lors que l'on est pas à plat. Je fait un essai dans une pente très modérée et en neige tassée, et il me faut 5 essais et me tordre la cheville pour enfin y arriver. En conditions sauvages, dans la poudre, j'imagine la difficulté avec un peu d'effroi. Voici donc que se manifeste le manque de "butées" de ce modèle dont on m'avait parlé.

Autre point: le câble d'attache pour ne pas perdre le ski en cas de déchaussage n'est pas évident à fixer sur la chaussure. Si l'on pense tout de suite à le mettre sur un crochet (et il y va bien), je pense qu'il y a un risque d'arrachement du crochet en cas de chute prononcée. On se retrouverait alors sans ski et avec une chaussure HS. Je pensais utiliser les sangles de cheville de mon ancien modèle, mais il a fallut que je bricole.