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mardi 11 novembre 2014

Veste Vinson Ultrashell (CimAlp)

Veste Vinson Ultrashell (CimAlp)
Dotée de la dernière technologie Ultrashell issue de la recherche CimAlp, la Vinson est une série limitée en hommage à l'expédition menée en 1997, par Henri de Gerlache de Gomery, habillé par CimAlp, lors de l'ascension du mont Vinson (4'892 m) situé en Antarctique. Sur le papier, la Vinson est un vêtement qui rassemble des qualités techniques pour un prix intéressant. La première version de cette veste a été testée en alpinisme 3 saisons en 2014. En 2015 CimAlp sort une version 2 avec quelques améliorations notamment au niveau du laminage de la membrane. Je teste actuellement la Vinson 2.0.

Les données fabricant

La veste Hardshell dernière née de CimAlp, étanche et ultra-respirante grâce à la membrane ULTRASHELL® : 8 fois plus respirante que notre membrane hardshell, il s'agit d'un bijou de technologie, avec comme pour tous les articles CimAlp un rapport qualité / prix imbattable. 

Avec ses renforts KEVLAR® allant de l'épaule aux coudes,elle résistera aux conditions extrêmes. Coupe ergonomique, stretch et légère, son taillant est parfait.
Des détails qui font la différence :

- Zips YKK de ventilation sous les bras.

- Multiples poches intérieures avec passage MP3.

- Capuche serrage 3 points + visière modulable.

- Coupe ergonomique préformée.

- Fine, stretch et légère, seulement 690g en L.

- Renforts KEVLAR® allant de l'épaule aux coudes.
Tissu ULTRASHELL® Innovation CimAlp, notre tissu 3 couches Rip-stop est doté de la membrane ULTRASHELL®. Celle-ci définit de nouveaux standards, avec une respirabilité de 80'000MVP, étanche à 20'000mm d'eau, ces performances sont obtenues par une structure dotée de pores encore plus fins, ce qui laisse mieux passer l'air tout en étant plus résistant.

Édition limitée :
Cette édition est limitée à 299 exemplaires dans ce coloris, en hommage à l'expédition menée en 1997, par Henri de Gerlache de Gomery, habillé exclusivement par CimAlp, lors de l'ascension du mont Vinson (4'892 m) situé en Antarctique.

La vidéo

         Vidéo du test de la veste VINSON I de CimAlp

Le test

2016: Test de la deuxième version: Vinson II


Après les tests prometteurs de la Vinson1, j'étais resté sur ma faim en constatant un défaut de laminage de la membrane Ultrashel.
CimAlp a depuis rectifié le tir en sortant cet automne une version 2 de cette Vinson pleine de bonnes choses pour un prix intéressant.
Je reprends donc le chemin des sommets et des intempéries pour voir si cette deuxième version est la bonne.
La deuxième version ajoute 40 grammes à la première (754 g contre 714 sur ma balance).

Test en alpi hivernal alternant une montée sans vent et chaude où le test de respirabilité était à son comble, puis une ascension finale plus ventée, et une descente en versant nord carrément froide. Le confort de la Vinson est toujours aussi bon et sa respirabilité également. La grosse différence se situe au niveau de ce zip d'aisselle, bien plus fonctionnel. Je remarque que la capuche a été un peu modifiée, mais n'est pas encore tout à fait compatible avec le port d'un casque.

Je constate avec plaisir une grande amélioration des aérations d'aisselles: un double curseur sur un zip étanche de 23 cm au max. C'est beaucoup mieux que les anciens zip trop courts et difficiles à manœuvrer d'une main. Le coloris de la deuxième version est plus rouge vif que rouge-brique du premier modèle. Ce n'est pas plus mal, notamment pour une raison de sécurité non négligeable.

Tests d'imperméabilité: -1er test sous averse soutenue mais pas orageuse: 10 mn en marchant, pluie de dos et de face, puis quelques minutes, la capuche sous une gouttière. Présence d'humidité suintante à l'intérieur de la veste. Pas véritablement d'écoulement dans le vêtement, mais une présence humide est identifiée. La première peau très légèrement impactée.
-2° test à l'intérieur, sous la douche en débit léger, 5 minutes. Même résultat: humidité constaté sur la face interne du vêtement, avec transfert de frigories d'autant facilité.
-3° test à l'intérieur sous robinet d'eau froide, débit minimum; 5/10 mn. Sans avoir pu explorer tout le vêtement, j'ai trouvé une zone de perméabilité au niveau de l'épaule droite, à proximité du renfort en Kevlar. La poursuite de l'exploration a été difficile. Une fois les doigts humides, la recherche est impossible.

 

Tout ce qui suit correspond aux tests de la Vinson I.

Pour commencer j'ai essuyé quelques grains lors de tentatives désespérées au printemps. Je l'ai ensuite bien testée sans le sud des Écrins avec quelques courses et des approches sous la pluie qui ont mis à l'épreuve la nouvelle membrane.
En différents parcours de trek avec de petits sommets à 3000 et des conditions toujours aléatoires où la veste a su jouer son rôle protecteur.
En fin de saison, avec des bivouacs en dur à 3000 m et des sommets un peu plus hauts, déjà en conditions hivernales.

Au total 10 mois de tests.

Importance de la protection et de la respirabilité en trek engagé par mauvaises conditions.

Ultrashell : résistance à l'abrasion et respirabilité

Ce système 3 couches doté de la membrane Ultrashell favorise la résistance de la veste, encore renforcée par une large bande de Kevlar qui descend des épaules aux bras. C'est une veste conçue pour résister aux frottements des bretelles du sac à dos et du rocher dans les entreprises verticales. Rien à dire à ce sujet après 7 mois d'utilisation, la veste n'a pas bronché.

Concernant la respirabilité, c'est un point très important pour le confort et la sécurité en montagne. J'ai pu tester cette membrane Ultrashell dans des conditions sérieuses, du style montée de 1000 mètres sous la neige fondue et par temps couvert, ce qui ne favorise pas l'évacuation de la transpiration, mais ce qui participe grandement à la condensation dans le vêtement. Plusieurs tests de ce calibre ont été réalisés durant cet été 2014, pluvieux si il en fut...

Mon ressenti est effectivement positif pour cette membrane qui respire bien. Cependant, les bonnes performances de l'Ultrashell ne dispensent pas d'aérations pour les montées en dessous de 3000m et/ou par température clémente. J'ai toujours eu besoin d'ouvrir les aération des aisselles et de jouer du zip central, ce qui pour moi est tout à fait habituel.

Un défaut d'étanchéité au bout de quelques utilisations

La membrane Ultrashell apporterait effectivement un confort d'utilisation accru, notamment lors des bavantes en températures froides, où la condensation est l'ennemi à évacuer. Cependant le laminage de la membrane lâche au bout de quelques temps. La veste s'imprègne d'eau sur les épaules et les bras, puis la membrane lâche et l'on voit des gouttes traverser. J’ai contacté le fabricant qui règle actuellement le problème en changeant de procédé, pour la deuxième version de cette veste qui doit sortir prochainement.

Protection et réglages

La Vison Ultrashell comprend de bons réglages pour une protection contre les intempéries. La capuche est en nette évolution par rapport au modèle "hardshell". Elle protège bien le bas du visage et s’arrête au menton. Elle pourrait éventuellement monter encore jusqu'à la lèvre inférieure pour une utilisation plus technique. Les réglages pour la protection des joues et du cou, ainsi que l'ajustement sur le crâne sont conséquents. Il y a deux réglages efficaces pour éviter les prises d'air par le bas de la veste.

Équipement

Les deux poches classiques sont assez petites, mais suffisantes. Elles sont garnies d'un filet confortable. Une poche intérieure, à droite, pour un porte monnaie. Une poche extérieur pratique avec passage pour un fil MP3. Tous ces zips sont étanches et munies de tirettes.

Il y a également deux grandes poches intérieures (24cm de profondeur pour 15 de large) non zipées ni scatchées, donc ouvertes, avec un filet, très bien pour stocker une paire de gants, une carte IGN facilement accessible dans l'action.

Pas de manchons de poignet comme sur la hardshell, mais une fermeture par scratch sans problème.

J'aime bien la visière de la capuche, réglable en jouant sur le bord qui est légèrement rigide (voir vidéo).

Des aérations un peu sous dimensionnées

Le fabricant a disposé des aérations de 15 cm, pas vraiment situées sous les aisselles mais sur les côtes. Pour moi, l'idéal serait de les avoir presque deux fois plus grandes et avec un vrai parcours sous les aisselles.

Le zip de ces aérations est assez dur à manœuvrer. D'une main on arrive à l'ouvrir, bien que la tirette doit petite et glissante donc difficile à saisir avec des gants. Pour le fermer, il faut le recours des deux mains. Ce n'est pas la mort, mais c'est un point à améliorer pour une future évolution de la Vinson vers sa phase 2. Il serait également important que ces zips d'aération des aisselles soient étanches.

 

                    Bonne protection contre le froid: fin de course glacière dans les Ecrins

Autres points d'amélioration pour une utilisation alpinisme

La capuche pourrait s'adapter plus facilement au port d'un casque. Ce n'est pas impossible en l'état actuel, mais cela fait légèrement remonter la veste dont la capuche n'est pas assez dimensionnée (voir vidéo).

Un double zip serait utile pour faciliter les manips au baudrier.

Enfin j'aimais beaucoup les manchons de la "hardshell CimAlp", un élément représentatif de la qualité CimAlp... Je trouve dommage qu'ils n'y en ai pas sur ce modèle. On s'habitue vite aux bonnes choses...

La marque CimAlp, toujours à l'écoute des utilisateurs est en train de préparer une Vinson phase 2 pour l'année 2015. J'espère pouvoir l'essayer et apprécier les évolutions de ce modèle.

Prix: affiché actuellement (11/2014) à 249€ (349€ -29%).

Bilan

Le bilan de cette Ultrashell est en devenir. La marque doit régler le problème de cette nouvelle membrane, ce devrait être chose faite pour la saison d'alpinisme 2015. Mis à part le problème de la membrane, la veste est un bon vêtement de protection, pas encore assez typée alpinisme à mon goût, elle pourrait satisfaire beaucoup d'amoureux de la montagne en l'état.

Les qualités

- Coupe et technicité

- Rapport qualité/prix

 

à améliorer

- Laminage de la membrane Ultrashell à revoir

- Aérations sous dimensionnées avec un zip peu confortable

- Capuche peu adaptée au port de casque

- Quelques évolutions souhaitables pour une utilisation "alpinisme"