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samedi 25 avril 2015

Panyam 450 (Cumulus)

Panyam 450 (Cumulus)
Je peux enfin m'intéresser aux sacs de couchage en duvet d'oie 850, fabriqué en Europe de l'est. Plus précisément en Pologne avec les oies polonaises pour ce Panyam 450 de la marque Cumulus. Un duvet 3 saisons qui pèse 892 grammes sur ma balance avec son sac de compression. Des tests en conditions 3 saisons et aussi en plein hiver pour trouver ses limites. Voyons mes impressions sur les performances de ce petit duvet très équipé...

Les données fabricant

Un excellent sac de couchage polyvalent, pas trop chaud à la saison chaude, et adapté pour une utilisation hivernale douce. Avec 450 grammes de duvet, ce sac de couchage peut être utilisé dès les premiers froids de l'hiver car il est équipé d'une collerette réglable avec velcro. Il est fait avec le tissu Pertex Quantum 35 g / m², ce qui donne un poids total de 835 g. Il utilise la conception avancée de compartiments trapézoïdal.

Poids total: 835g
Garnissage: 450 g duvet d'oie polonaise 850 cuin
Température de confort: 0 ° C
Température limite: -6 ° C
Températures extrêmes: -23 ° C
Taille max utilisateur: 190 cm
Longueur: 208 cm
Largeur (haut / bas): 80/55 cm
Dimensions compressées: 26/18 cm
Volume compressé: 6,6 l
Nombre de compartiments: 36
Tissu: Pertex Quantum, 35 g / m²
Remplissage différentiel dessus /dessous
Zip YKK 175 cm  avec deux curseurs autobloquants
Jumelable
Collerette
Capuche réglable
Poche interne
Livré avec sac de compression et de stockage

La vidéo


Le test

Le Panyam se positionne délibérément dans la catégorie des sacs de couchage de moins d'1 kg et pouvant assurer en températures légèrement négatives.

C'est un duvet que je pèse à 892 grammes sur ma balance avec son sac de compression.

 

Tests de thermicité

Premier test automnal à 2000m dans une prairie humide et sous tente. Des températures extérieures légèrement négatives au lever du jour, et un matelas non isolé ont mis le duvet à rude épreuve (faute au matelas et non au duvet). J'ai ajouté un tee shirt sous ma première peau en laine ainsi qu'un vêtement sur le matelas pour trouver le confort thermique.

Deuxième test dans un bivouac en dur (comme les italiens savent les faire) à 2850m. Températures intérieures légèrement positives (2/4°C). Sur un bon matelas cette fois, le confort thermique est largement suffisant. Après la fatigue d'une journée culminant à 3150m en conditions hivernales et avec un vent froid, j'ai eu chaud au point de relâcher les réglages, d'ouvrir un peu la collerette et la capuche. La panyam s'en sort haut la main.

Premier bivouac à la belle sans sur sac pour la Toussaint. Une crête bien marquée entre 1700 et 1800m d'altitude. Des températures proches de 0°, et avec un petit vent du nord (10km/hoo). Simplement vêtu d'une première peau en laine, en haut et en bas, j'ai du ajouter une petite couche en cours de nuit. Le duvet semble pourtant largement subvenir à ce genre de conditions, même sans sursac. Cependant le matelas utilisé ce jour là m'a délivré quelques frigories provenant du sol. Avec ses 450g de remplissage, dont la majorité sur le dessus, le Panyam ne peut contrecarrer une isolation aléatoire avec le sol...

Test hivernal en altitude: -5°C à 3100m. Le test a été effectué après une longue montée de 7 heures en ski, pénible à cause d'un jour blanc et des conditions de neiges pas évidentes. Arrivée de nuit, à la frontale. Au col, j'ai attendu mon compagnon dans le blizzard, et je me suis gelé les mains et les pieds. Après une bonne soupe chaude et un lyoph, je teste le Panyam 450 dans un bivouac aménagé. La température ambiante est de -5°C, avec un vrai matelas à température ambiante et un peu de neige qui dégringole du toit lors de fortes bourrasques. J'avais deux petits collants (peu isolants) superposés et en haut; une première peau en Mérinos + une micro polaire Craft. Je suis tout de suite à l'aise dans le Panyam, et en une heure, j'arrive à me réchauffer les pieds et les mains. Puis au cours de la nuit, pour avoir une vraie sensation de chaleur, j'ai ajoutée un bonnet ainsi qu'une couche en haut. J'ai dormi avec ma caméra dans le duvet.

Test en ski de rando dans une cabane d’altitude (avec matelas) à 2110m en mars. RAS, les réglages sont faciles, le sac de couchage largement dimensionné pour ce genre de bivouac.

Nuit en Igloo à 2170m en mars 2015. Suite à une montée en ski de randonnée, une cabane un peu petite nous incite à 2 heures de pelle et de maçonnage pour confectionner un igloo. Le Panyam s'en sort à peu près dans ces conditions si l'on a de quoi se couvrir les jambes. Quelques remontées de frigories par le sol en cours de nuit ont réveillé le testeur. Le duvet est en limite de ses performances avec une sensation de froid au matin et couvert d'humidité sur la moitié supérieure. Températures estimées pour cette nuit dans la neige (entre -2 et -4°C).

 

Bilan des tests de thermicité: je pense qu'à -5°C on touche les limites du Panyam 450. Il faudra déjà pour ce faire, être habillé de deux couches. Les plus résistants peuvent donc envisager du -5°C en sous vêtements. Ce sac de couchage peut donc entrer dans la catégorie 4 saisons, sachant que l'adjonction d'une mini doudoune semble nécessaire pour trouver un vrai confort thermique en température délibérément négatives. Les données fabricant me semblent donc réalistes avec 0°C en confort et jusqu'à -5°/-6°C bien habillé pour un dormeur en bonne conditions physique.

Confort d'utilisation

Le Panyam est assez large en haut pour enfiler 2 couches et une mini doudoune en duvet, voir une grosse. Idem pour APN et caméra, il y a assez de place pour ne pas être gêné. C'est un point très important pour un duvet léger qui peut ainsi être poussé en conditions hivernales.

Le gonflant et la qualité générale de fabrication (même avec de petits défauts) en font un sac de couchage appréciable et sympa à utiliser.

Tissu: Pertex quantum, de bonne qualité, mais on sent un peu les coutures à l'intérieur. Rien de pénalisant mais c'est juste pour dire que ce n'est pas forcément le top du top.

Collerette: Joue bien son rôle de barrière à frigories, et c'est un gage de thermicité pour des garnissages de 450 grammes. Le cordon de serrage est à mon goût un peu trop long. J'ai eu tendance à m'emberlificoter avec durant la nuit.

Remplissage différentiel. Le Panyam a plus de garnissage sur le dessus que sur le dessous. C'est un principe intéressant mais qui est à double tranchant, surtout sur ce niveau de garnissage. En conditions froides, l'isolation du sol devra être particulièrement soignée. Je l'ai vérifiée à deux reprises.

La capuche est largement dimensionnée avec un compartiment un peu grand ce qui favorise la descente du garnissage qui ne reste pas forcément où il faut, c'est à dire au sommet du crâne.

La zone des pieds est assez bien taillée, mais pourrait avoir une forme plus trapézoïdale et plus favorable pour l'isolation de cette partie sensible du corps.

J'ai bien aimé les réglages, précis, simples, et sans histoires avec des cordons extensibles, justes un peu trop longs à mon goût.

Le zip et rabat anti froid. Le rabat joue correctement son rôle. Quand au zip c'est mon principal regret vis à vis du sac en général, il a tendance à accrocher. Jamais méchamment, mais fréquemment tout de même.

Le sac de compression est assez minimaliste. Il lui manque notamment une accroche pour sortir plus aisément le duvet.

Taille: il me semble que Le standard ira pour une personne de 1.85 max (les 1.90m dont parle le site me semblent trop grand pour ce duvet).

On peut demander à Cumulus de faire du sur mesure. Pour 10 cm et 30 grammes de duvet en sus, Cumulus demande 30€ de plus, soient 293€. Le temps de fabrication est de 4 à 5 semaines, mais un arrangement peut être éventuellement trouvé en cas d'urgence.

Bilan & rapport qualité prix

Prix constaté en avril 2015: 260€

La qualité du garnissage est confirmée sur le terrain et le rapport performance/poids est intéressant, le tissu agréable, même si à l'intérieur, on sent un peu les coutures.  Le zip est long et bien dimensionné, mais il accroche trop souvent, c'est un petit défaut. La capuche a un compartiment un peu trop large, le duvet aurait un peu tendance à se disperser en périphérie au lieu de protéger le crâne. Le sac de compression est minimaliste, mais je n'oublie pas que le prix est très intéressant.

Pour 260€ le Panyam est bien placé si l'on regarde ses performances et la qualité générale de sa fabrication. Comparé au Mirage de Valandré, il y a environ 50€ de différence par rapport à la taille M équivalente. Le duvet d'oie n'y est pas le même (oie grise/oie blanche), les tissus, l'architecture et la qualité de fabrication me semblent supérieurs chez Valandré. Mais le Panyam est un bon élément et ne fait pas l'impasse sur la collerette.

Cumulus certifié EDFA pour la traçabilité et la récolte de duvet sans souffrance animale.

Les qualités

- Rapport poids/performance à aligner sur les meilleurs

- Rapport qualité prix

à améliorer

- Zip qui accroche (un peu) assez régulièrement