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samedi 23 février 2013

Sous vêtements en laine Mérinos Quechua et Icebreaker

Sous vêtements en laine Mérinos Quechua et Icebreaker
Le concept "première peau" a vu évoluer les fibres synthétiques, chaudes, légères et qui sèchent vite. Depuis quelques années, voici le retour de la laine avec des sous vêtements en Mérinos. Au début très chères, ces premières peaux voient maintenant une "vulgarisation" qui les rend accessibles. Elles sont à peine plus chères que des vêtements en fibre "chimiques". Après 4 années de tests sur les premières peaux en synthétique et en laine, voici une petite réflexion sur l'utilisation de ces sous vêtements et les avantages de la laine Mérinos.

Les données fabricant

1- Icebreaker

Icebreaker

Origine : Nouvelle-Zélande.
Date de création :
1995.
Les sous-vêtements Icebreaker en deux mots :
chaleur et régulation thermique. Icebreaker se distingue par l’utilisation de la laine Mérinos. Cette laine « intelligente » atténue les effets des changements de température, des successions de chaud et de froid. Elle se décline en diverses épaisseurs et donc en divers rapports chaleur/respirabilité. Icebreaker est une société qui n’est déjà plus petite, mais qui a su garder l’esprit de ses origines. La qualité de finition des produits est à la hauteur de l’image « haut de gamme » que divulgue la marque.

2 - Sous-Vêtement TECHWOOL (Quechua)

Liberté de mouvement: L'extensibilité naturelle de la laine ne contraint pas les mouvements.

Isolation thermique: La laine agit comme une "climatisation naturelle" et limite le freezing effect.

Douceur: Utilisation de fibres ultra fines. Tissu non irritant pour la peau.
Limitation des odeurs: La laine évite naturellement de retenir les odeurs corporelles.
Réduction de l'impact environnemental: La laine est issue de matière 1ère renouvelable et non fossile.
Garantie 2 ans

Le test

La première peau doit procurer quelques performances: confort au contact de la peau, thermicité, adaptation à la transpiration.

Les odeurs du synthétique

En résumé, les sous-vêtements en fibres synthétiques, sont légers, respirants, confortables et ils sèchent vite. Cela fait beaucoup de qualités. Et un gros défaut: ils stockent et dégagent assez vite des odeurs ce qui les rend facilement insupportables lors d'utilisations prolongées. Les fabricants sont donc obligés de leur appliquer un traitement pour contrecarrer cette sensation pénible... Traitement dont l'efficacité semble assez vite dépassée.

 

                                  Test de collant Icebreaker 200 en bivouac hivernal

Les tests

J'ai d'abord utilisé les hauts et bas Icebreaker 200, pure Mérinos, chemise et collant pour mes tests de duvet, puis j'ai trouvé des teeshirts manches longues soldés Quechua, et dernièrement un haut zippé Quechua 100% Mérinos.

J'utilise maintenant ces vêtements à chaque sortie, en alpinisme, en randonnée, en escalade hivernale, en ski de rando...

Les caractéristiques de la laine Mérinos

Voici quelques éléments cueillis sur la toile qui permettent de synthétiser les caractéristiques de la laine vierge:

La laine est une fibre naturelle et un isolant de qualité.

C'est une fibre qui s'ajuste à l'humidité et à la température ambiante. La plupart des laines sont hydrophiles, mais elles absorbent énormément d'eau (jusqu'à 30% de leur poids) avant d'en être saturées et d'être humides au toucher. 

Une fibre de laine Mérinos légèrement humide se gonfle, et emprisonne encore mieux l'air que la laine sèche, et elle garde ses capacités isolantes.  Ceci est propre à la laine Mérinos, et ne s'applique pas à de la laine "normale".

Par temps chaud, la laine sèche et se contracte, absorbe de la chaleur en séchant, laissant passer plus d'air et facilitant ainsi l'évacuation de la chaleur.

La laine sèche très lentement. Cela a pour effet de retarder la dissipation de chaleur par évaporation que le corps doit subir si le vêtement de laine est mouillé.
La laine, grace à la Kératine qu'elle contient est naturellement fongicide et bactéricide, autonettoyante, et retient les odeurs.

Une laine de bonne qualité ne sent pratiquement rien. Pour la photo animalière ou pour l'observation de la faune sauvage, cette propriété de la laine est très intéressante, d'autant plus que la laine est très silencieuse, même lorsqu'on la frotte ou la froisse.

Cette absence d'odeur est évidemment une qualité majeure pour les randonnées vraiment longues ou pour les activités où l'on peut difficilement se déshabiller pour laver ses couches isolantes. 

Au niveau de la longévité, une laine de qualité résiste à des années de mauvais traitements: abrasion, soleil, froid...  Par contre, une fois humide, sa résistance à l'abrasion diminue.

La laine est ignifuge. Elle ne brûle tout simplement pas d'elle-même, ce qui est important pour les soirées passées près du feu de camp ou du réchaud (pull en laine).

Certains types de laine Merinos de Nouvelle-Zélande sont tisses et traités de manière à devenir relativement imperméables et hydrophobes.

Autre avantage de la laine: une faible compressibilité, ce qui en fait un bon isolant de conduction. D'où son intérêt pour le bivouac hivernal où elle augmentera la résistance thermique des zones en contact avec le sol froid.

Le principal défaut, outre son prix parfois élevé, d'une laine de qualité est le fait qu'elle sèche très lentement.

                   En première peau au sommet de l'Olan par grand beau 3564m (sept 2013)

 

Résultat de mon expérience

J'ai toujours des premières peaux en synthétique Oddlo et Craft, que je n'utilise plus que pour des courses de 2 jours maximum. Pour tous les parcours où je veux être tranquille, où les conditions m'empêchent de me changer, je prends systématiquement de la laine. En raid de ski dans l'Oberland sur 6 jours, ma deuxième peau en synthétique (une micro polaire) sentait vraiment mauvais alors que ma première peau en laine ne sentait rien... une révélation.

Par températures basses, comme je ne transpire pas beaucoup, la laine me permet de garder toujours la même première peau, en haut et en bas, sans avoir à me changer dans des conditions scabreuses dues à l'exiguïté des abris, à la difficulté de se changer par des -10°C et moins, aux risques d'intrusion de la neige à chaque mouvement... J'économise ainsi un flux finalement important vis-à-vis de ceux qui sont obligés de se changer tous les jours dans ces conditions difficiles. Et cela peut durer 10 jours... c'est impeccable au niveau des sensations et de l'odeur. Le sous-vêtement reste confortable, et sans rire, j'ai de la peine à le quitter une fois rentré chez moi.

La laine des Icebreaker 200 est plus fine que celle de Quechua, avec un peu de serrement au niveau des bras. Une vraie double peau. Il existe chez Icebeaker différents niveaux de tissage 200, 260...

A part le poids, je n'ai pas observé de différence fondamentale entre les deux marques. La Quechua est peut-être à la fois plus lourde et un poil plus confortable. La Icebreaker est plus près du corps, et semble tissée plus fine.

Thermicité des sous-vêtements en laine

Les premières peaux en laine Mérinos ne sont pas particulièrement chaudes, leur apport thermique est plutôt la résultante de leurs qualités générales de souplesse (épouse bien le corps), et de leur comportement vis-à-vis de l'humidité et de la transpiration. En résumé, elles sont moins chaudes que les fibres creuses synthétiques, mais elles apportent un confort thermique nettement plus important qu'un vêtement en coton. Au total la laine est un bon élément pour les conditions froides.

 Longévité

Question entretient et lavage; aucun problème constaté durant plusieurs années, les lavages en machine, même avec essorage, se font sans détérioration du produit.

La laine me semble plus résistante que les textiles des premières peaux synthétiques, parce que plus "élastique". Quelques buissons épineux traversés en "première peau" lors d'une après-midi d'hiver ensoleillée m'ont donné cette impression. Cela reste, bien entendu une première peau...

Après plusieurs années d'utilisation, mes premières peaux en laine Mérinos ont gardé leur aspect de départ.

 

Les qualités

- Fibre naturelle, isolante, intelligente

- Peut être utilisée une dizaine de jours sans lavage et sans odeur


- Assez confortable et performante même humide

à améliorer

- Longue à sécher si totalement mouillée

- Encore un peu chère dans l'ensemble